Dacia Logan : le style, le prix, l’espace
Si les Sandero évoluent en profondeur, la Logan subit une refonte encore plus radicale. L’ancien vilain petit canard se mue en berline compacte séduisante et reçoit un nouveau moteur essence tonique et innovant.
La Logan de première génération s’achetait avant tout pour son prix : la fameuse voiture à 5 000 euros voulue par Louis Schweitzer et qui a débuté l’épopée de Dacia était certes pétrie de qualités mais son design minimaliste n’était pas son atout premier. Cela ne l’a pas empêchée de se vendre à des centaines de milliers d’exemplaires, y compris en France.
Mais sitôt qu’est apparue la Sandero, version deux volumes de la Dacia, les ventes de Logan ont commencé à décliner au profit de la citadine à hayon plus en accord avec les goûts européens. Pourtant, la « vraie » Dacia, c’est elle : habitabilité et capacités familiales, coffre immense, aptitudes routières et prix mini. Des qualités que l’on retrouve sur le second opus qui ajoute la carte design et conserve son prix serré. Difficile de lui trouver un défaut désormais...
Une vraie familiale
Vous avez déjà pu faire connaissance avec les nouvelles Dacia Sandero et Sandero Stepway qui revisitent avec succès les recettes de la citadine Dacia. La Logan partage avec la Sandero la plupart de ses composants, à commencer par le bloc avant : du bouclier au montant central entre les sièges, les deux modèles sont même 100 % identiques, partageant la totalité de leurs pièces de carrosserie, mécaniques et trains roulants. De quoi réaliser de sérieuses économies de conception et de réalisation et même, d’après Dacia, d’augmenter encore la rentabilité du modèle !
Ce qui change en revanche, c’est la partie arrière : d’un hayon sur les Sandero, on retrouve ici une classique malle comme sur la Logan de première génération. Une architecture trois volumes prisée des marchés émergents et qui a fait le succès de la première Logan. C’est vrai, chez nous, le traditionnel coffre s’est peu à peu effacé devant le plus pratique hayon. C’est d’autant plus le cas chez Renault qui, inventeur avec la R16 de la grande berline deux volumes, a fait de cette architecture sa marque de fabrique sur la plupart des segments, de la R21 à la Safrane en passant par les R25 et Vel Satis ou encore Laguna.
Outre la présence de ce coffre, par ailleurs immense (510 litres contre 320 pour la Sandero) et bien conçu, la carrosserie trois volumes conserve l’empattement long (45 mm de plus que la Sandero) et une longueur évidemment supérieure (4,35 m contre 4,06). Ces dimensions profitent évidemment à l’habitabilité, identique à l’avant mais plus généreuse à l’arrière sur la Logan qui permet de recevoir confortablement trois passagers sur la banquette. Une banquette que, comme les sièges, on aurait aimé plus rembourrée et avec une assise plus longue, seul véritable mauvais point des Dacia au chapitre de l’accueil et du confort.
Downsizing efficace
Au chapitre technique, la plate-forme même rallongée reste évidemment la même, et c’est sans surprise que la Logan partage l’ensemble des solutions mécaniques avec la Sandero. Le diesel DCi 90 restera le moteur le plus vendu de la gamme grâce à son couple généreux (220 Nm à 1 750 tours), sa sobriété (annoncée à 3,8 l/100 et 99 g/km), et son FAP désormais de série. Mais nous nous sommes attardés cette fois sur la vraie nouveauté mécanique de la gamme Dacia, le petit 3-cylindres essence baptisé TCe et inauguré voici quelques semaines sur la nouvelle Clio IV.
Ce petit bloc n’affiche que 898 cm3 de cylindrée mais grâce à son turbo, il délivre la même puissance que le diesel (90 chevaux) à 5 250 tours. Le couple est évidemment inférieur (135 Nm) mais il est disponible à 2 500 tours. Au démarrage, ce petit bloc fait preuve d’une grande discrétion et contient bien ses vibrations, se montrant plus discret que le diesel et quasi inaudible au ralenti. En montant dans les tours, ce qu’il fait d’ailleurs avec un certain enthousiasme, il distille une sonorité plutôt agréable.
Agréable et sobre
Très souple, nettement plus agréable à utiliser que le placide 1.2 16V de 75 chevaux, il offre des performances flatteuses à la Logan et fait sans peine oublier l’ancien bloc 1.6 MPi. Il s’avère même plus alerte que le DCi (11,1 secondes pour le 0-100 contre 12,1) et maintient cet avantage aux 400 et 1 000 mètres. Côté reprise, il offre la possibilité de dépassements plutôt rapides sans devoir jouer de la boîte. Seule limite, il s’incline face au diesel en charge à cause du couple inférieur mais en usage courant les 998 kilos de la Logan lui permettent d’exprimer ses talents.
La principale question restait bien sûr celle de la consommation. Nous avons été très agréablement surpris de constater que ce bloc, annoncé à 5 l/100 et 116 g/km, tient quasiment ses promesses puisque nous n’avons que rarement dépassé les 5,8 l/100 sur un parcours mené bon train et comportant de grandes zones montagneuses pas idéales pour une consommation moyenne ! Il nous paraît en tous cas largement possible de contenir l’appétit de ce bloc largement sous la barre des 6 litres, ce qui donnera au final un litre aux cent environ de plus que le diesel. Avec 1 600 euros de différence au tarif, la question mérite donc d’être étudiée de très près, même pour les gros rouleurs.
La plus discount des Dacia
Côté équipement, la Logan bénéficie bien sûr de la même liste que la Sandero. On retrouve donc en série sur toutes les versions l’ESP et la direction assistée, et ce dès la version d’entrée de gamme ! Suivant les finitions (Sandero, Ambiance, Lauréate) on peut accéder à la climatisation, aux vitres électriques, à l’ordinateur de bord et aux nouveaux équipements comme le GPS Media Nav faisant également office de kit mains-libres Bluetooth (240 euros seulement !) ou le régulateur-limiteur de vitesse à prix cassé (150 euros !).
Les tarifs s’étendent de 7 700 euros (Sandero 1.2 16V 75) à 12 400 euros (Lauréate 1.5 DCi 90) hors options. Notre Lauréate TCe 90 bardée d’options (GPS, régulateur, peinture métal, radar de recul, jantes alliage, quatre vitres électriques...) dépassait quant à elle à peine les 12 000 euros tout compris ! Un tarif assez incroyable et sans concurrence, pour une voiture très à l’aise quelles que soient les conditions, habitable et accueillante, bénéficiant d’une mécanique moderne et d’une ligne actuelle. L’occasion sans doute de redécouvrir la Logan et pour certains les joies de l’essence...
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