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Ford Ranger Wildtrak 3.2 : cousin d’Amérique

Echappant au malus écologique, les pick-up pourraient bien être les grands gagnants du nouveau barème 2013. Après une version 2.2 déjà très homogène, le Ford Ranger récidive avec le 3.2 Wildtrak qui bénéficie d’un onctueux moteur 5-cylindres.

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Sale temps pour le 4x4 : dans la ligne de mire des écologistes, ils subissent depuis quelques années de plein fouet le malus CO2. 2013 pourrait bien porter le coup de grâce à une catégorie déjà décimée, si le projet de barème était adopté en l’état : à partir de 190 g/km, les acheteurs devront s’acquitter de 5 000 euros de pénalité, et même 6 000 au-delà de 200 g/km ! Une grille absurde et contestée par de nombreux acteurs du secteur (certaines marques comme Jeep ou Infiniti pourraient voir 100 % de leur gamme pénalisée) qui continuera toutefois d’épargner les pick-up. Considérés comme des utilitaires, ces engins échapperont en effet à la taxe CO2. Le marché ne s’est d’ailleurs jamais aussi bien porté avec 12 000 pick-up vendus en 2011, et l’arrivée de nouveaux acteurs comme le Volkswagen Amarok ou le nouveau Ford Ranger.

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Crédit : DR

Ford Ranger_1

Total look !

Ce Ranger, 01men l’avait déjà essayé en version Limited, pourvu du bloc 2.2 diesel de 150 chevaux et de la boîte 6 mécanique. Epatant de polyvalence, le Ranger s’était aussitôt imposé comme le pick-up le plus abouti du segment, devant son plus dangereux rival, le VW Amarok. Il ne lui manquait plus qu’un moteur un peu plus puissant et la présence d’une boîte automatique : c’est désormais chose faite avec la version Wildtrak, qui reçoit le bloc 3.2 TDCi de 200 chevaux et, en option, une boîte automatique à six rapports.
Ce n’est pas la seule particularité de ce Wildtrak : traditionnelle version haut de gamme du Ranger, elle reçoit un look spécifique qui comprend notamment des jantes de 18 pouces (17 sur Limited), un arceau gris foncé en alu, une calandre noire, des ouies latérales spécifiques et une décoration Wildtrack, entre autres particularités. Ainsi gréé, ce pick-up ne manque pas d’allure... mais les amateurs de discrétion en seront pour leurs frais, surtout dans la couleur orange réservée de notre exemplaire ! A vrai dire, on regrette un peu le chrome (calandre et arceau) de la version Limited, pas beaucoup plus discret, certes, mais qui accentuait le look américain de ce mastodonte.
Avec 5,36 mètres, le Ranger est en effet le plus imposant des pick-up vendus officiellement en France. Pour trouver plus gros, il faudra se tourner vers des importateurs se chargeant de faire rouler chez nous les spectaculaires Dodge Ram, Toyota Toundra et autres Ford F150. Ce dernier a d’ailleurs visiblement servi de modèle, du moins pour les proportions, au Ranger qui cultive à dessein sa filiation avec le F150. Un petit bout d’Amérique dans l’hexagone, voilà le programme pour les futurs possesseurs du Ford !

Un diesel très européen

La marque à l’ovale bleu a toutefois tenu à s’adapter aux goûts de la vieille Europe : ici, pas de V8 « big block » ni même de V6 sous le capot. Les pick-up se vendent chez nous exclusivement en diesel et c’est désormais le 3.2 TDCi Duratorq, directement issu du fourgon Transit, qui vient coiffer la gamme. Ce gros 5-cylindres affiche 50 chevaux de plus que son petit frère 2.2, et surtout un couple de 475 Nm, dont les trois-quarts sont disponibles à 1 250 tours et la totalité de 1 500 à 2 700 tours. A l’exception du Nissan Navara V6 DCi et de ses 550 Nm, aucun rival ne peut lutter. Le Toyota Hilux fait de la figuration avec ses 343 Nm, l’Amarok est loin derrière avec 400 Nm.
A la conduite, le Ranger 3.2 séduit par sa souplesse et sa vigueur. Sans temps mort, le moteur répond immédiatement présent et délivre une poussée, jamais spectaculaire mais continue et semble doté d’un souffle inépuisable. Jouant la force tranquille, le 5-cylindres arrache sans coup férir les 2 083 kilos à vide du Ranger mais se révèle capable de faire bien mieux. Nous avons en effet eu l’occasion de tracter, sur plus de 1 200 kilomètres, une remorque porte-voiture chargée, soit une charge de 1 400 kilos (le Ranger peut tracter jusqu’à 3 350 kilos). Totalement insensible à ce surpoids, le pick-up Ford s’est avéré impérial dans cet exercice.
Stable, parfaitement sécurisant, il a fait en outre preuve d’une très étonnante sobriété : aux allures légales (90 km/h pour un tel attelage), il n’a réclamé sur le parcours que 9,7 l/100 de moyenne ! Alors que l’on pouvait craindre la consommation d’un 3.2 et d’une boîte automatique, la moyenne à vide et sans attelage mais à bon rythme n’a jamais dépassé 10,9 l/100, soit à peine plus que la version 2.2, pour un agrément sensiblement supérieur. Ajoutons que la boîte automatique, si elle n’est pas la plus rapide du marché, est idéalement accordée à la mécanique : douce et bien étagée, elle ne fait pas un instant regretter la boîte traditionnelle malgré le surcoût de 2 000 euros.

Un pick-up civilisé

Malgré ses talents de bête de somme, le Ranger a bien d’autres cordes à son arc, à commencer par des prestations tout-terrain de très haut niveau. Nous avons pu le constater au cours de notre périple de plus de 3 000 kilomètres à son bord, qui nous a mené dans les Alpes à la rencontre des premières neiges : le Ranger reste l’un des pick-up les plus doués du marché en tout terrain, grâce à une transmission 4x2/4x4 enclenchable mais purement mécanique et aussi une réduction de 2,48 : 1 qui permet de belles escapades en franchissement. On regrette seulement, comme pour la version 2.2, l’absence de véritable blocage arrière mécanique, le système géré par ESP se montrant insuffisant en conditions sévères.
Sur la route, le Ranger ne démérite pas non plus : certes, la suspension arrière à lames reste ferme, mais sensiblement plus confortable que nombre de ses concurrents, Mitsubishi L200 excepté. L’habitacle, bien fini pour ce type de véhicule, est par ailleurs parfaitement équipé en version Wildtrak, avec en plus de l’aménagement standard du Limited (sellerie cuir, clim bizone, régulateur, sièges chauffants, autoradio MP3 et Bluetooth), un GPS certes basique mais efficace, une caméra de recul dans le rétroviseur et une sellerie spécifique. Ajouté à une bonne insonorisation, même si le bruit du gros diesel n’est pas des plus mélodieux, cet équipement rend le Ranger très agréable à rouler au quotidien et sur grandes distances. Même sous la pluie, la tenue de route est sans histoire grâce à un ESP et un antipatinage qui veillent au grain. Il n’y a qu’en ville où le gabarit peut s’avérer gênant, mais on trouve vite ses repères et c’est seulement à l’épreuve du créneau que les 5,36 mètres se rappelleront au souvenir du conducteur.

Bilan

Clairement, avec son 3.2 et sa boîte automatique, le Ranger est probablement aujourd’hui le meilleur pick-up du marché français. Seul le L200 de Mitsubishi peut lui contester sa polyvalence, mais le moteur 3.2 de l’américain fait la différence et il brille dans tous les domaines... même ceux dans lesquels on n’attend pas forcément un engin de ce type. Bien fini, bien équipé, assez confortable, très performant et véritable cheval de trait, il est de plus un redoutable franchisseur et la monture idéale pour partir en raid. Ne reste que le prix, approchant, les 40 000 euros pour cette version Wildtrak BVA. C’est cher dans l’absolu, mais finalement raisonnable compte tenu des nombreuses qualités du Ranger. Sans oublier, bien sûr, l’absence de malus...
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