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Seat Leon : mais que reste-t-il à la Golf ?

Depuis sa première génération, la Leon a toujours dérivé de la Volkswagen Golf. Mais en adoptant d’emblée les dernières technologies du groupe, la compacte de Seat est en passe de réaliser le hold-up parfait sur sa cousine de Wolfsburg.

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L'année 2012 restera chez Seat celle à oublier. Ventes en baisse au sein d’un marché déprimé, rumeurs de revente ou d’abandon, gamme centrée autour d’un seul modèle à succès – l’Ibiza, d’ailleurs joliment restylée – et seule marque du groupe à ne pas bénéficier des dernières technologies maison : il a fallu un moral d’acier et une confiance sans faille en l’avenir pour permettre à Seat de traverser la crise en faisant le dos rond.
Cette attente est aujourd’hui récompensée avec le lancement de la nouvelle Leon : toujours fidèles à ses gènes (ligne dynamique, comportement plus sportif, prix plus doux), la compacte espagnole bénéficie cette fois de la dernière plate-forme et de motorisations de pointe. Au point de venir franchement empiéter sur les plates-bandes de sa majesté la Golf 7.

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Crédit : DR

Seat Leon_1

Toujours espagnole mais plus allemande

Aux rondeurs de la première Leon (1999) avait succédé un style plus tranché avec la seconde génération au design pour le moins personnel : à la fois haute et anguleuse, la précédente Leon hésitait entre compacte et monospace. Un style qui avait ses adeptes mais aussi ses détracteurs : bref un dessin « clivant » comme aime à le dire le marketing, et qui n’est visiblement plus de mise sur le nouveau modèle. Certes, la Seat peut faire valoir sa face avant typique, ses optiques complexes et travaillées, ainsi que ses arêtes vives. Mais le tiers postérieur est nettement plus sage, avec même un trois-quarts arrière que l’on pourrait croire sortir de chez Audi. Ironie du sort, le designer maison a d’ailleurs insisté lors de la présentation sur la fameuse proportion « un tiers de vitrage, deux tiers de carrosserie »... discours que nous avions entendu quelques jours plus tôt lors de la présentation de l’Audi A3 Sportback !
Une inspiration germanique revendiquée par la marque qui se définit désormais comme espagnole et allemande à la fois. Un objectif qui semble atteint lorsque l’on monte à l’intérieur : la nouvelle Leon est probablement la Seat la mieux finie de l’histoire de la marque, avec le monospace Alhambra. Pour être honnête, pas grand-chose ne sépare désormais la Seat de sa cousine Golf, si ce n’est quelques plastiques dans des parties moins accessibles (bas de pare-brise, console centrale). Certains boutons et comodos proviennent même en droite ligne de chez Volkswagen et on pourra même trouver le design intérieur un peu plus séduisant grâce à un poste de pilotage épuré et tourné vers le conducteur ainsi qu’un écran tactile dans la continuité du bloc d’instrumentation.
Bref, du bel ouvrage et une réalisation quasi sans faute, Golf et Leon étant bien entendu maintenues à distance par la troisième cousine, l’A3, nettement plus chère mais à la finition réellement parfaite.

Les bienfaits de la MQB

MQB : sous cet acronyme abscons se cache la nouvelle plate-forme du groupe Volkswagen, étudiée pour tous les modèles à moteurs transversaux. Une lourde tâche car cela ira à terme de la future Polo jusqu’à la Passat, en passant par la gamme de SUV/Crossover, la future Skoda Octavia, et bien entendu le trio A3/Golf/Leon. Le gain le plus visible est celui de l’empattement qui progresse de six centimètres au bénéfice de l’habitabilité et des inévitables normes de sécurité. Mais les trains roulants sont également communs entre la Golf et la Leon, avec toutefois des réglages spécifiques pour l’ibère revendiquant un statut plus sportif. Et le résultat est convaincant : un peu plus ferme que ses cousines, la Leon est sensiblement plus vive à conduire sans faire l’impasse sur le confort. Le train arrière (à traverse déformable sur les motorisations de moins de 150 chevaux) est parfois un peu sautillant sur très mauvaises chaussées, mais impérial sur routes et autoroutes, et à vitesse soutenue.
Les grandes courbes sont avalées à bon rythme dans une stabilité exemplaire, tandis que sur le sinueux, la Leon offre un plaisir de conduite certain, bien aidée par une direction très justement calibrée et raffermie. A noter que l’essieu arrière multibras, également commun à l’A3 et la Golf, sera disponible sur les motorisations de pointe mais que la suspension pilotée, elle, n’est pas prévue au programme. A vrai dire, la Seat s’en dispense fort bien, et comme il y a fort à parier que la Golf sera elle aussi majoritairement vendu en TDi 105 (et donc avec l’essieu déformable), à configuration comparable l’allemande ne fera pas mieux que l’espagnole côté comportement routier. Il n’y a plus de respect...

Sobriété au programme

Le TDi 105 justement fait partie des motorisations retenues pour la Leon, qui bénéficie cette fois de toute la dernière gamme de moteurs, que l’on retrouve également sur ses cousines. Citons par exemple côté essence les 1.2 TSi 86 et 105 chevaux, enjoués et sobres, qui constituent une vraie alternative au diesel, ou encore le 1.4 TSi de 140 chevaux qui est pour l’instant privé de la désactivation des cylindres, mais qui reste à la fois souple et relativement économique (7,2 l/100 sur notre parcours en montagne). Mais ce sont bien sûr les diesel qui se tailleront la part du lion, puisque Seat prévoit pas moins de 90 % des ventes en TDi. Le 1.6 est donc disponible en 90 et 105 chevaux, le 2.0 en 150 et 184 chevaux.
Le TDi 105 s’est montré réellement sobre lors de notre essai (5,7 l/100 en grande partie en ville), mais souffre d’un étagement de sa boîte (à seulement cinq rapports) bien trop long, un mal qui frappe nombre de motorisations actuelles pour cause de sacro-sainte chasse au CO2. On aurait préféré quelques grammes de plus quitte à se priver d’un bonus de 200 € de toutes façons provisoire en contrepartie d’une boîte 6 ou d’un étagement plus judicieux et plus économique, les boîtes longues n’abaissant la consommation que sur le papier et lors des tests – totalement irréalistes – d’homologation. Bref, sans doute faudra-t-il essayer ce bloc équipé de la boîte DSG, qui gommera sans doute son creux à bas régime et offrira une meilleure démultiplication.
En l’état, ce moteur est toutefois suffisament vigoureux et alerte, relativement discret pour une fois, et convient bien au caractère de la Leon. Mais le TDi 150 étant accessible à partir de 24 065 euros, l’effort financier sera sans doute rentable pour les gros rouleurs et amateurs de conduite plus musclée.

Bilan

Peut-être un peu plus policée niveau design mais pas moins jolie, la nouvelle Leon nous a franchement convaincus lors de ce premier test. Elle fait même douter, au moins pour les versions de volume, de la pertinence de la Golf : presque aussi bien finie, tout aussi habitable, aussi confortable et plus dynamique, la Leon a le bon goût de s’afficher en moyenne 2 500 euros moins cher que sa cousine germaine et germanique. Sans pour autant rogner sur un équipement généreux dès la version Référence (climatisation, régulateur de vitesse, radio USB tactile...) et même riche en finition Style, que l’on pourra rapidement compléter par des options high-tech comme le régulateur de vitesse adaptatif. A 20 790 euros (Référence 1.6 TDi 105), la Leon a même tout de la bonne affaire. De quoi faire trembler de l’autre côté du Rhin...
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