La guerre des radars sur Internet
Il n’y a pas que sur la route que policiers et automobilistes jouent au chat et à la souris. Le terrain se déplace peu à peu sur Internet, qui sert aussi bien à fédérer les automobilistes contre les radars qu’à traquer et confondre les contrevenants.
Qu’il est loin le temps du Gendarme de St-Tropez, de la 4L, du carnet à souche et de la bouteille de whisky pour faire sauter les PV auprès d’un agent de la force publique compréhensif. Depuis l’instauration et la densification du tout-répressif, des radars omniprésents et des discours sécuritaires sur les problématiques de la route, les rapports entre automobilistes et forces de l’ordre se sont singulièrement tendus. De nombreuses infractions ont été criminalisées et le moindre dépassement de vitesse, ne serait-ce que de un kilomètre/heure, se paye désormais comptant ainsi qu'en points de permis. Les automobilistes ont répliqué avec les GPS indicateurs de radars, puis avec les avertisseurs et les avertisseurs communautaires. Aujourd’hui, Internet se retrouve au milieu de cette « guerre », utilisé aussi bien par les automobilistes que par les policiers !
Internet pour se fédérer et agir
Très tôt, les usagers de la route ont su saisir l’utilité d’Internet pour se regrouper, se défendre et préserver leurs points. Il faut dire que l’Administration française en général et les forces de l’ordre en particulier, ont mis du temps pour prendre la mesure de l’outil formidable que peut constituer le Net. Espaces de discussion, forum, chats et autre tweet, les automobilistes utilisent d’abord et avant tout Internet pour communiquer, échange leurs expériences, demander des conseils. « Je me suis fait flasher à 140 au lieux de 130, qu’est-ce que je risque ? », « Avertisseurs de radars, lequel choisir ? », « Comment se passe un stage de récupération de points ? », les questions ne manquent pas !
Internet est aussi devenu l’endroit idéal pour dénicher ou actualiser la carte des radars. Preuve que le gouvernement n’a toujours pas compris la portée et la puissance du réseau des réseaux, un porte-parole du ministère de l'Intérieur en charge de la Sécurité routière déclarait encore il y a peu que « faute de mise à jour, les GPS avec carte des radars allaient mourir de leur belle mort ».
Il n’y a qu’à essayer de dénombrer le nombre de cartes, de sites collaboratifs et de mises à jour des emplacements pour constater que les cartes ne sont pas prêtes de disparaître de nos GPS, que la mise à jour ne prend que quelques minutes, est totalement gratuite, et que de plus en plus d’internautes y auront recours. On attend maintenant avec impatience que Chantal Perrichon et le professeur Claude Got réclament l’interdiction d’Internet !
Dernier exemple, la vaste campagne de mobilisation sur Internet au sujet des dernières mesures de sécurité routière, notamment la suppression des panneaux signalant les radars et l’interdiction des avertisseurs. Sitôt ces mesures annoncées, la page Facebook de Coyote a connu un afflux de visiteurs et de fans venus soutenir en masse le fabricant et ses célèbres appareils. Une mobilisation concrétisée quelques jours plus tard par l’Afftac qui rassemble les principaux constructeurs d’avertisseurs et qui a très vite mobilisé les internautes pour réunir plus d'un million de signatures !
Cyber Cruchot
Dépassées, les forces de l’ordre n’ont dans un premier temps ni vu venir ni compris le phénomène. Mais avec le temps, nos pandores ont appris à domestiquer Internet, jetant aux oubliettes les machines à écrire poussiéreuses ou les anciens 486 sous DOS. Et oui, même la police et la gendarmerie vivent avec leur temps, et désormais savent aussi utiliser à « bon » escient le Net et ses méandres. S’il n’est évidemment pas question (pour l’instant ?) de verbaliser l’échange de coordonnées GPS, ni de relever l’identité des automobilistes exaspérés qui s’expriment parfois vertement sur les forums, partager ses exploits routiers et ses pointes de vitesse peut désormais coûter cher.
C’est ce qu’a appris à ses dépends un motard du Nord-Pas-de-Calais, auteur de plusieurs vidéos montrant ses pointes de vitesse à plus de 260 km/h, postées sur YouTube. Devant cette provocation, les policiers ont remonté les adresses IP utilisées pour obtenir son identité. Une procédure qui nécessite tout de même une commission rogatoire pour aller d’un côté saisir les données côté YouTube, et les coordonnées côté FAI. Une procédure habituellement utilisée pour des délits extrêmement grave comme la pédophilie ou la préparation d’attentat terroriste. Il faut croire que notre motard était lui aussi un dangereux criminel, puisqu’il a écopé de six mois de prison avec sursis. Si d’autres candidats à la gloire étaient tentés de publier leurs exploits, nous leur conseillons de suivre les conseils de 01net. sur la bonne utilisation d’un proxy...
Nos confrères du Nouvel Obs rapportent que la police allemande est allée encore plus loin, en comparant la photo « flash » d’un automobiliste avec d’autres photos postées sur Facebook : impossible pour lui de nier son identité, ni qu’il conduisait la voiture ! Un moyen qui ne devrait heureusement pas être utilisé par la police française, puisqu’il n’est pas besoin d’identifier le conducteur pour envoyer l’amende : le propriétaire est toujours réputé responsable.
Reste que jouer avec Facebook peut aussi se révéler une arme à double tranchant : Chantal Perrichon justement, la très médiatique présidente de la Ligue contre la violence routière, en a fait l’amère expérience récemment. Un groupe Facebook lui était consacré, mais pas forcément comme elle l’aurait espéré. Son titre ? « Moi aussi je rêve d’écraser Chantal Perrichon. » Inutile de dire qu’elle n’a pas vraiment goûté la plaisanterie, portant plainte le 31 mai pour harcèlement, menaces de mort et insultes. « Le harcèlement va trop loin », a-t-elle confié. C’est sans doute ce que se disent quotidiennement des millions d’automobilistes.
Une chose est sûre, la hache de guerre n’est pas près d’être enterrée. De quoi alimenter, peut-être, la réflexion sur une vraie politique de sécurité routière qui éviterait les raccourcis simplistes d’un côté comme de l’autre ?
vitesse
de
valdar95
, posté le 29 juin 2011 à 00h32
il y a des ministres qui eux roule au de la de la vitesse et en ferrari il et médecin du monde cela a étais dit dans les journaux alors qu'ils arrête de donné des leçon au citoyen aussi bien mad .de et mes de au Ministère de la sécurité ils ferais mieux de s'occupé plus tôt la racaille ?
radars
de
PATKARTIER
, posté le 01 aout 2011 à 08h36
Oui le propriétaire du véhicule en infraction peut grâce à la loi être condamné au paiement de l'amende mais il gardera ses points tant que l'administration n'a pas fait la preuve qu'il conduisait le véhicule au moment des faits;c'est à l'administration qu'incombe la charge de la preuve et non à l'automobiliste poursuivi.Dans la majorité des cas,il faut demander à être convoqué devant un tribunal,bien sûr si vous pouvez démontrer de façon claire que vous ne pouviez pas être au volant à cet endroit précis au moment de la constatation de l'infraction,vous serez relaxé!
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