Radars : entre pagaille et contestation
La suppression des panneaux annonçant les radars fixes et l’interdiction des avertisseurs donnent lieu à une belle confusion. Pendant ce temps, la résistance s’organise.
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Les panneaux annonçant les radars seront bien démontés. C’est le énième rebondissement du (mauvais) feuilleton qui dure maintenant depuis l’annonce, le mercredi 11 mai, du nouvel arsenal de mesures répressives frappant les automobilistes. Partagés entre colère et incompréhension, les conducteurs assistent aux différents cafouillages du gouvernement, mais aussi à la montée en première ligne de députés contestataires résolus à défendre leurs administrés. Mais la mobilisation de ces élus en accompagne une autre, sans précédent : les utilisateurs d’avertisseurs de radars, qui sont déjà plus de 1 million à avoir signé la pétition de l'Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies d’aides à la conduite (Afftac) contre l'interdiction de ces appareils.
Cafouillage ou incompréhension ?
Ils y croyaient, pourtant. Après avoir écrit au gouvernement pour exprimer l’incompréhension et l’exaspération des automobilistes de leurs circonscriptions, les 73 députés UMP frondeurs pensaient avoir enfin été entendus du pouvoir. Alors que, le 24 mai au matin, Nicolas Sarkozy affirmait à nouveau sa fermeté sur le sujet, Claude Guéant annonçait l’après-midi la suspension du démontage des panneaux signalant les radars, mais aussi l’installation de radars dits « pédagogiques » (affichant la vitesse et les sanctions encourues, sans relever l'infraction) en remplacement des panneaux dans les zones à risque.
Démenti presque immédiat de Matignon : les panneaux seront bien enlevés. Claude Guéant revient à son tour sur ses précédentes déclarations aux députés et affirme que le démontage se poursuit. De plus, les radars pédagogiques seront installés aléatoirement, sans remplacer les anciens panneaux. L’affaire aurait pu en rester là si le 25 mai Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, n’avait à son tour annoncé que les radars pédagogiques seraient bien installés avant chaque radar fixe. Nouveau démenti du gouvernement, cette fois-ci par l’entremise de François Baroin, porte-parole du gouvernement, qui confirme (définitivement ?) le démontage des panneaux sans remplacement par des radars pédagogiques.
Un incroyable cafouillage et une communication plus qu’incompréhensible, que le gouvernement met sur le compte d’une « erreur d’interprétation » des députés ayant assisté aux différentes annonces. Difficile de s’y retrouver, mais une chose est sûre : des dizaines de panneaux ont d’ores et déjà été démontés, provoquant d’ailleurs l’ironie de certains députés étonnés de l’inhabituelle réactivité de l’administration, pour une fois prompte à exécuter une décision.
le nain a dit
de
joefox
, posté le 29 mai 2011 à 10h50
puisque "dieu sait tout" le veut, il est inutile d'espérer un peu de réflexion ou d'intelligence. nous verrons s'il a encore une chance pour 2012, les électeurs ont la mémoire courte !
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