L’interdiction des avertisseurs de radars en six questions
Parmi l’ensemble des mesures annoncées pour lutter contre l'insécurité routière par le gouvernement figure l’interdiction des avertisseurs de radars, qui suscite de nombreuses questions.
1. Quels sont les appareils interdits ?
Sur de nombreux points, le texte du gouvernement entretient le flou. Il annonce que « Les avertisseurs de radars, qui sont une incitation à enfreindre les règles en matière de limitation des vitesses, seront interdits. » Le texte ne fait aucune distinction entre les avertisseurs de radars fixes, les avertisseurs communautaires (Coyote, Wikango, Inforad…), les GPS avec fonction radar ou encore les applications pour smartphones. Il faudra attendre le texte définitif pour en savoir plus car, sur le fond comme sur la forme, il a été bâclé et semble méconnaître la réalité du dossier.
2. Et les écrans ?
Le texte précise que la conduite avec un appareil à écran allumé sera passible d’un retrait de 3 points et d’une amende de 1 500 euros. Cela ne comprend pas les GPS (qu’ils soient mobiles ou intégrés). Pour le reste, si le texte vise les lecteurs de DVD (portables ou intégrés), il pourrait également concerner les avertisseurs de radars autonomes type Wikango ou Coyote disposant d'un (petit !) écran.
3. Dois-je arrêter d’utiliser mon Coyote ou mon Wikango ?
Non ! Pour l’instant, aucune loi, aucun décret, ni aucune ordonnance n’est signé. Tant que les textes de lois précisant les modalités de l’interdiction ne sont pas promulgués et appliqués, les avertisseurs de radars restent légaux, n’en déplaise aux associations.
4. Y aura-t-il des parades ?
Selon toute vraisemblance, l'utilisateur de ce type d'appareil s'exposera à des sanctions pécuniaires et à des retraits de points. Toutefois dans les faits, interdire l’utilisation des avertisseurs risque d’être très compliqué. Miniaturisation des appareils, technologies GPS et GSM, applications pour smartphones : nul doute que les utilisateurs vont trouver de nombreuses parades. Internet sera une source d’informations précieuses pour les réfractaires !
5. Peut-on se mobiliser ?
Face à la démagogie des associations de prévention routière et aux solutions systématiquement répressives du gouvernement, le dernier arsenal de mesures annoncées ce mercredi 11 mai pourrait bien être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les premières réactions des fabricants sont l’étonnement et l’incompréhension. Mais les différentes communautés d’utilisateurs d’avertisseurs, jusqu’alors concurrentes, pourraient bien unir leurs forces : Coyote, Wikango et Inforad représentent plus de 2 millions d’utilisateurs… qui sont aussi des électeurs ! Une première mobilisation sur Facebook est en cours sur la page Coyote, et les trois principaux acteurs du marché donnent une conférence commune aujourd'hui.
6. Quelles conséquences pour les fabricants ?
Si l’interdiction devait être confirmée, il faudra voir si elle porte sur l’utilisation seulement ou également sur la vente et la détention de ces appareils. Dans le second cas, les principaux fabricants d’avertisseurs risqueraient purement et simplement de mettre la clé sous la porte. Dans le cas d’une interdiction d’utilisation, l’essentiel de l’activité serait aussi fortement compromis. Dans les deux cas, la décision du gouvernement pourrait bien avoir comme première conséquence de mettre au chômage des dizaines (voire des centaines) de salariés. Une belle « performance » en temps de crise, sans qu'aucune vie ne soit sauvée par cette mesure, on peut déjà le parier !

envoyer
par mail
par mail

imprimer
l'article
l'article
Mr
de
kogut54
, posté le 13 mai 2011 à 13h25
Toujours sur l'automobiliste, Rien sur les camions et pourtant, à 100 à l'heure combien de mètres pour arrêter ces monstres.
Quant aux limitations basses, (30,50) il faut choisir Compteur ou circulation (piétons, motos, vélo, panneaux...etc..).
Mais mettons les ministres à l'épreuve 8 jours pour rire.
Quant aux limitations basses, (30,50) il faut choisir Compteur ou circulation (piétons, motos, vélo, panneaux...etc..).
Mais mettons les ministres à l'épreuve 8 jours pour rire.
Simple
de
74512
, posté le 14 mai 2011 à 16h48
mathématiquement,un camion (38t) lancé à 50 km/h a l'énergie cinétique (celle qui fait de la casse) d'une voiture (1t) lancée à 300 km/h.
A Aix, il y a eu un accident qui est passé inaperçu, trois voitures prises en sandwich entre deux camions: les voitures faisaient 50 cm ....... il n'y a pas que la vitesse qui augmente la gravité des accidents
A Aix, il y a eu un accident qui est passé inaperçu, trois voitures prises en sandwich entre deux camions: les voitures faisaient 50 cm ....... il n'y a pas que la vitesse qui augmente la gravité des accidents
Precision
de
Hardos44
, posté le 27 mai 2011 à 21h33
Petite precision deja les poids lourd sont tous equipés de limiteur de vitesse , qui les empeche de depasser le 90km/h
Vitesse et camions
de
Josemite
, posté le 20 mai 2011 à 19h11
Les camions ne sont pas visés à cause du pouvoir de lobbying qu'ils ont : les routes sont vite barrées
M.
de
JLD92140
, posté le 20 mai 2011 à 22h16
L'article et les réactions qu'il provoque nient une évidence : limiter la vitesse (et donc respecter les limitations)est un facteur essentiel de sécurité. Avertir d'un contrôle, c'est reporter la limitation sur le seul endroit contrôlé, ce qui est stupide. Arrêtons cette hypocrisie : la vie est trop précieuse !
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 

|
AJOUTER AUX FAVORIS .
MENTIONS LÉGALES ET CGU .
CONTACTS
Sites du réseau 01net Network : 01net. - 01men - RMC - BFM BUSINESS - BFM TV - 01informatique.fr - Association RMC-BFM |










alerter le modérateur