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Comparatif : les liseuses électroniques

Le livre passe au numérique. Faciles à utiliser et offrant un vrai confort de lecture, ces fameuses liseuses valent enfin le coup. Mais laquelle choisir ?
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En dépit d'une offre assez étoffée, les liseuses peinent à s'imposer en France. Pourtant ces petites tablettes sont de plus en plus abouties. Parmi les huit testées par la rédaction, toutes offrent un confort de lecture satisfaisant, même si l'on relève des différences selon l'encre employée. Toutes s'appuient, en termes d'affichage sur des écrans à encre électronique qui offrent un rendu proche de celui du papier.
La technologie employée par SiPix a tendance à assombrir les fonds de page (verts sur l'Orizon, le FnacBook et l'Oyo). Ceux-ci se révèlent un peu moins agréables et nets à l'œil que les fonds clairs de la technologie E-Ink (Vizplex), la plus répandue. Dans sa seconde génération, baptisée E-Ink Pearl, on confine même à la perfection avec des écrans au contraste inégalé à ce jour, comme sur les derniers Sony et Kindle d'Amazon. Seul regret, la couleur n'est pas encore de mise. L'offre en magazines reste donc inexistante. Tout juste peut-on s'abonner comme sur le Kindle à des quotidiens (Le Monde et Les Echos en l'occurrence).

D'autres fonctions que la lecture

De plus en plus fines et légères – et ce critère est véritablement à prendre en compte –, les liseuses tactiles et non tactiles embarquent généralement quelques fonctions de base comme un moteur de recherche, voire un système d'annotations (sauf pour les Bookeen). Certaines disposent de dictionnaires mais souvent dans d'autres langues que la nôtre ! Seuls les Sony et le Samsung E65 offrent un dictionnaire français-anglais et anglais-français. Le format MP3 est de plus en plus pris en charge pour lire en musique ou écouter des livres audio (sauf le petit modèle de Sony et les Bookeen). Enfin, quelques modèles récents intègrent le Wi-Fi, voire la 3G (en accès gratuit), pour acheter et télécharger directement depuis la liseuse des livres numériques et se passer ainsi de l'ordinateur. Pour les autres, les achats se font depuis un ordinateur, puis les fichiers sont transférés vers la liseuse via un simple câble USB.
L'autonomie de ces appareils s'avère dans l'ensemble excellente, de l'ordre de 8 000 à 10 000 pages tournées, l'écran ne consommant que lors du feuilletage d'un ouvrage. Soit la possibilité de tenir facilement de 15 jours à 1 mois sans recharger la batterie, à condition de ne pas laisser actif le WiFi ou la 3G ! Seul bémol, le rafraîchissement de la page, plus ou moins long selon les modèles, provoque un effet de flash un peu déstabilisant au début, mais indispensable pour éviter le phénomène de rémanence. Enfin, l'écran n'est pas rétro-éclairé : une source lumineuse reste nécessaire la nuit. En contrepartie, les yeux se fatiguent moins.
Les difficultés pour les liseuses à se faire une place au soleil ne sont pas liées à des défaillances d'ordre technique, mais à un catalogue d'ouvrages numériques limité face à celui des librairies traditionnelles et éparpillé au gré des éditeurs et distributeurs, en dépit d'un fonds gratuit important (disponible sur des sites comme feedbooks.com). La Fnac se targue ainsi de proposer plus de 80 000 titres numériques, mais beaucoup de livres et d'auteurs en vogue manquent à l'appel, de Harlan Coben à Paulo Coelho. Auteurs redoutant le piratage, maisons d'édition trop gourmandes… Le monde littéraire reste frileux et les rivalités entre les deux principaux formats protégés par DRM (Digital Rights Management), pour la protection des ouvrages payants, n'arrangent pas les choses.
En France, le format ePub s'est imposé, tandis qu'aux Etats-Unis c'est le format Amazon (.azw) qui domine. Impossible de lire des fichiers ePub téléchargés sur Fnac.com sur le Kindle qui excelle pourtant en affichage comme en ergonomie ! Ainsi, quand bien même Amazon déciderait de franciser les menus et le clavier de sa liseuse, que le problème ne serait pas résolu, la librairie Amazon proposant majoritairement des ouvrages en anglais. Les excellents Readers de Sony acceptant l'ePub ont donc encore de beaux jours devant eux !

Liseuses couleur : attention au piège !

Très attendue, l'encre électronique couleur tarde à s'imposer. Quelques modèles couleur présentés comme étant des e-books ont pourtant fait leur apparition en boutique, tel le ColoreBook 7 de Mpman vendu chez Darty. Dotée d'un écran LCD, cette tablette n'est pas une véritable liseuse, mais elle prend en charge les principaux formats d'e-books (DRM incluses) et ne coûte pas très cher (99 euros). Malheureusement, lire sur un tel écran fatigue les yeux, par ailleurs gênés par les reflets. A réserver à un usage très occasionnel.

La gagnante

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Sony PRS-650 Touch Edition
En termes d'affichage et d'ergonomie, c'est la liseuse grand format de Sony qui se rapproche le plus d'un véritable livre. Un atout qui a fait la différence.
Prix : 250 euros

Le coup de cœur

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Chapitre et France Loisirs - Oyo
A ce prix-là, cette liseuse démocratise le livre numérique sans pour autant rogner sur l'ergonomie et l'équipement. Un vrai coup de cœur !
Prix : 149 euros

On vous explique...

SiPix
Technologie d'encre électronique concurrente de celle d'E-Ink. Elle utilise une microgrille hexagonale ou carrée pour canaliser les billes d'encre polarisées.

E-Ink Vizplex
Technologie d'encre (et papier) électronique inventée par la société américaine E-Ink issue d'un laboratoire du MIT. L'affichage électrophorétique polarise des microbilles d'encre à l'aide d'un champ électrique. C'est la technologie la plus répandue.

E-Ink Pearl
Seconde génération d'encre E-Ink sortie fin juillet 2010. Moins gourmande en énergie, elle améliore le contraste, et donc la lisibilité, de 50 % par rapport à la génération précédente.

1 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Comparatif : les liseuses électroniques»

 

Argent trop cher

de Ouapiti , posté le 02 février 2012 à 09h34
Evidemment qu'elle ne s'imposent pas.
Trop chères.
Une fois que les vautours de l'électronique auront accepté ça, ils baisseront leurs marges délirantes et ça viendra.

Enfin, s'ils arrivent, ces petits fafs minables, à accepter de ne pas se gaver en nous foutant les flics comme la mafia musicale et cinématographique qui tient les majors et le gouvernement du républicain US à talonnettes.
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