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Enfin du grand spectacle à Bercy ?

Entre un Djokovic épatant et des Français surmotivés, il va régner à Bercy un parfum de finale de Coupe Davis. Idéal pour un tournoi revitalisé où l'on aimerait enfin voir Nadal ou Federer s'imposer.

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Sous l’impulsion d’une nouvelle organisation et d’un règlement plus strict, Bercy est redevenu un événement incontournable du circuit, avec paillettes, nocturnes, shows et gros plateau. Il y a peu, c’était le lieu des rendez-vous manqués, des blessés par paquets et des stars se faisant porter pâles avant le Masters, épuisées par une saison interminable. On se souvient tous avec effroi de la finale Davydenko-Hrbaty en 2006, qui avait semblé sonner le glas d’un tournoi maudit.
Gaël Monfils.
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Des Français comme chez eux

Depuis, en accord avec des acteurs désormais soumis à l’obligation de disputer tous les Masters 1000, la surface a changé, redorant le blason de ce sommet des bords de Seine. Comme par magie, les Français ont profité de ce nouveau souffle pour animer l’endroit à leur manière. Alors que les Bleus, si avares d’exploits en Masters 1000, ne sont abonnés ces dernières années qu’à des titres de tournois mineurs, de Sopot à Bucarest en passant par Marseille ou Metz, c’est à Bercy qu’ils ont décidé de mettre le turbo.
En 2007, Gasquet, demi-finaliste après un succès face à Murray, arrache ici sa qualification au Masters ; en 2008, Tsonga gagne le plus beau trophée de la génération des Mousquetaires ; l’an dernier, Monfils fait le beau jusqu’à la finale, où il livre un combat héroïque face à Djokovic. Que du lourd et de belles émotions. Et rien n’interdit de penser que cette édition sera encore une belle cuvée, avec un Monfils plutôt épatant en ce moment et un Simon redevenu très compétitif.
Certes, il n’y aura pas en 2010 l’appât d’une éventuelle qualification pour le Masters. Mais le leurre pour motiver les troupes est encore plus pimenté : une sélection pour la finale de la Coupe Davis (du 3 au 5 décembre prochain) au milieu d’un public conquis par ses vaillants soldats ! Dans le sprint final sous les yeux du capitaine Guy Forget, pourquoi ne pas rêver non plus d’un Gasquet se dépassant pour tenter de gagner sa place ? On ne plaisante qu’à moitié...
Novak Djokovic.
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Un tenant du titre très, très attendu

C’est clair, Novak Djokovic est devenu l’ennemi public n° 1. Sûr de sa force très tranquille de ces dernières semaines, le finaliste de Flushing Meadows attend de pied ferme l’équipe de France pour la finale de la Coupe Davis dans la bouillante Belgrade Arena. Pourquoi ne pas lui rendre avant l’heure à Bercy (un peu de) ce qu’il réserve aux Bleus dans l’ambiance infernale de la salle géante belgradoise ? Une petite vengeance par anticipation n’a jamais fait de mal. Si le Serbe venait à perdre quelques-unes des certitudes acquises depuis cet été, ce serait déjà ça de pris pour l’équipe de France.
Depuis le début de sa carrière, Djokovic a montré toute ses facettes au public français de Bercy. Celle du showman débarquant masqué pour fêter Halloween en 2005, celle du souffreteux offrant le match à Santoro en 2007 et celle de l’imparable combattant l’an dernier. Alors, quel habit en 2010 ? Va-t-il se réserver dans l’optique du Masters ? Ou justement engranger tout ce qu’il peut à Paris avant un Masters « light » qui tombe très mal pour lui à une semaine de la finale de la Coupe Davis ? C’est l’une des questions fort pertinentes de cette fin de saison.
Roger Federer.
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Et Rafa ? Et Roger ?

C’est l’énigme la plus insoluble du tennis de l’an 2000, vampirisé par ces deux monstres du jeu que sont Nadal et Federer. Chacun dans son style, les deux immenses champions ont trusté à eux deux tous les titres qui comptent dans le Grand Chelem et en Masters 1000. Sauf Bercy et Shanghai… Eliminons le second, qui n’existe que depuis deux ans. Il reste Bercy, l’incroyable spot maudit de nos deux stars.
Finaliste en 2007, quart-de-finaliste en 2008, demi-finaliste sur une jambe l’an dernier, Nadal a tenté d’assurer. Mais que penser de la fiche de performances de Roger Ier ? Le Suisse a été éliminé trois fois d’entrée de jeu (notamment l’an dernier par Julien Benneteau) et n’a que trois quarts de finale (2002, 2003, 2008) à son actif. C’est tout simplement incroyable. On ne peut plus dire qu’il soit maudit à Paris (il a gagné Roland-Garros en 2009) ni reprocher au public de ne pas soutenir le plus « francophone » des champions. Alors quoi ? Il perd toutes ses forces à Bâle, son tournoi, la semaine précédant l’événement ? Pour Nadal, longtemps réticent à pratiquer l’indoor rapide et souvent sur les rotules en fin de saison, le problème est plus compréhensible. Mais cette fois-ci, l’Espagnol vient de faire une coupure de trois semaines et surfe sur un très haut niveau de jeu. Et son dauphin suisse peut à tout moment sortir la boîte à magie. Fin de la malédiction ?
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