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Où va le tennis féminin ?

Des joueuses au niveau très incertain se partagent un magot considérable. Vous avez dit paradoxal ?

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Au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte, le Masters féminin se déroule cette semaine. On ne vous en voudra pas d’avoir zappé ce bal des mille et un ennuis à Doha, au Qatar. Il manquait les vraies cheftaines (Serena et Venus, les Williams Sisters, blessées) ; quant à la reine du moment, la Danoise Caroline Wozniacki, elle n’est que la souveraine d’un royaume qui s’effrite. Il paraît qu’il est politiquement incorrect, au nom du respect des dames (ce dont nous ne manquons pas), d’affirmer que le tennis féminin ne présente actuellement qu’un intérêt proche du néant. Tant pis, nous l’affirmons : le tennis féminin est tout rabougri. Même Patrick Mouratoglou, qui sillonne le monde pour suivre les performances de ses protégées, en convient : « Le niveau actuel est très faible. »
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Une reine sans éclat

Au sommet, donc, pointe Caroline Wozniacki. Dans la très triste lignée des récentes numéro un mondiales – Jankovic, Safina (si, si, elles ont été numéro un…) – incapables de gagner un titre du Grand Chelem. On ne pourra jamais reprocher à la Danoise de fuir le travail et de manquer d’abnégation, ni même d'avoir atteint le sommet sans remporter une finale du Grand Chelem. On constatera seulement que, incapable à créer un beau jeu, elle n’aurait jamais dû se retrouver en position de parader. Dans sa tenue de camouflage d’apprentie-mégastar, elle aura même réussi à faire croire à certains qu’elle était pétillante, alors que ses conférences de presse sont tout aussi mortelles que son jeu…
Emmené par ce leader sans charisme, le tennis féminin est devenu un concours de frappes à plat, de jeu sans plan B, de liquéfaction aux moments chauds et de cris stridents lors des frappes lourdes. Qui, à part l’Australienne Stosur, oserait placer une volée ? Qui, à l’exception de l’Italienne Schiavone, sait s’y prendre pour ramener une amortie ? C’est dans le tennis féminin que les Belges Kim Clijsters et Justine Henin peuvent s’absenter deux ans, faire un enfant pour l’une, le point pour l’autre, ne pas s'entraîner et revenir sans aucun souci dans le circuit pour prétendre aux plus grands titres. C’est dans le tennis féminin qu’une quarantenaire comme la Japonaise Kimiko Date arrive encore, de-ci, de-là, à battre les meilleures (?) sans s’essouffler outre mesure. On le concède, il subsiste des très grandes : Serena Williams, la star, ou Kim Clijsters. Ou encore Hénin, même si elle a perdu de son lustre. Mais, blessées, lassées, accaparées par la mode ou par la vie de famille, elles se font rares. Et, derrière, ça tangue.

Les gains n'ont jamais été aussi importants

Pourtant, jamais ce petit monde n’aura été aussi florissant, avec des prix en tournoi qui ont augmenté de 40 % depuis 2006 et un sponsor phare (Sony Ericsson et ses 88 millions de dollars par an). Au classement 2009 des plus gros gains des joueurs de tennis, deux filles figuraient dans le top 4 : Sharapova, deuxième avec 22,5 millions de dollars, et Serena Williams, quatrième avec 18 millions. II faudrait élever une statue aux pontes de la Women Tennis Association (WTA) pour avoir sauvegardé le train de vie de licenciées qui ne passionnent personne et qui peinent à remplir quelques travées dans les stades tout en continuant à amasser des gains insensés. Ah ! la parité des gains avec les hommes dans les tournois du Grand Chelem depuis Roland-Garros 2007 ! Quel coup de génie ! Au tournoi de Miami, ces championnes de l’éclipse ont même réussi l’exploit de se partager une somme plus importante que la bourse réservée aux hommes. A n’y rien comprendre.
Et voici maintenant que, dans le cadre d’une nouvelle programmation, les tournois conjoints hommes-femmes vont se multiplier, contraignant le « sexe fort » à partager l’affiche, au grand dam de certains responsables du tennis masculin, le bec cloué par le politiquement correct de l’égalitarisme à tout crin. Encore un coup fumant de la WTA destiné à camoufler la faiblesse de ses troupes. La raison du miracle tient sûrement à un mot magique, « glamour », et à une image de papier glacé savamment entretenue par des tenniswomen dont on ne sait plus trop si certaines sont mannequins ou tapeuses de balles. N’est-ce pas Sharapova l’experte en la matière, dont les récentes fiançailles avec Sasha Vujacic, des Lakers, auront judicieusement fait plus de buzz que ses pauvres résultats sportifs ? Mais d’Ivanovic, la plus « hot », à Kirilenko, la plus « mimi », c’est ainsi que les joueuses font causer, entretenant un mythe qui perdure sur le terrain. Pour longtemps encore ?

Les Françaises au point mort

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Que devient Aravane Rezaï ? Depuis qu’elle a gagné le gros tournoi de Madrid ce printemps, c’est la chute libre pour la Française, lâchée par son dernier mentor, Patrick Mouratoglou, qui l’avait pourtant relancée vers les sommets. Sollicitations trop nombreuses ? Sentiment d’être arrivée ? Volonté de ne plus se faire mal aux entraînements ? En tout cas, Aravane ne gagne quasiment plus un match et donne l’impression de brader totalement sa fin de saison (au moins).
Et Marion Bartoli ? Chiche dans sa communication, modeste dans sa participation aux événements français, notre compatriote aime apparemment la discrétion. Et, comme les grandes victoires se font singulièrement attendre, elle a tout bon. Où va le tennis féminin français ? Il n’y a jamais eu aussi peu de Françaises dans le top 100. Longtemps parent pauvre de la FFT, ce tennis n’a pas vraiment vu arriver de relève depuis l’arrêt de la carrière de Mauresmo et de Pierce. Et le plan de relance tarde à porter ses fruits.

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1 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Où va le tennis féminin ?»

 

Ben forcement...

de Pipotron3000 , posté le 04 novembre 2010 à 02h25
Bien sûr que le glamour y est pour beaucoup.

Mais il n'y a pas que dans le tennis féminin.

Vous vous rappelez de Beckham ?
Un footballeur sans ballon (Citation de Kool Shen).

Et Laure Manaudou ?
On a jamais autant parlé d'elle que lors de ses histoires de fesses...

Les étapes sont celles du capitalisme en général : on commence par promettre gros à ceux qui se lèvent vraiment le c.l pour gagner.
Et puis après, les athlètes se rendent compte que c'est l'apparence le plus important, alors on joue tout à l'égo et au buzz.

Des présidents se sont même fait élire comme ça...si si, je vous jure...
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