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Internet est-il sur le point de supplanter les salles obscures ? Les producteurs de
Coline
(les amis de mes amis) en sont vivement persuadés. C'est la raison pour laquelle ils ont choisi le 9 avril dernier
de sortir ce long-métrage sur Dailymotion. Un an plus tôt, le 5 juin 2009 précisément, Yann Arthus-Bertrand avait préféré YouTube pour la sortie de son film
Home.
Dans les deux cas, le choix d'un site de partage de vidéos
très populaire est symptomatique de nos changements d'habitudes.
Enfin beaucoup de choix
Nous sommes de plus en plus nombreux à préférer regarder un film depuis un fichier numérique plutôt qu'un DVD. C'est une évidence. D'ailleurs, nombreux sont les sites qui facilitent l'accès à des vidéos en flux continu. Certains
diffusent des films sans l'accord des ayants droit, d'autres se cantonnent à proposer des titres qui relèvent du domaine public. Et qu'ils soient légaux ou illégaux, ils peuvent être en accès gratuit ou payant.
Certes, comme pour la musique, les offres de téléchargement de vidéos légales ont tardé à émerger. C'est néanmoins dans la foulée du lancement de l'iTunes Store d'Apple en 2005 que la chaîne de télévision Canal+ a lancé son propre
service de téléchargement de vidéos à la demande (VoD) sur Internet. Avec succès. Depuis sa création, Canalplay a avantageusement étoffé son catalogue. Peu à peu, les principales chaînes de télévision ont fait de même, ou presque.
Ce n'est pas un, mais trois sites qu'elles proposent dorénavant. L'un pour la VoD, l'autre pour revoir un documentaire ou le dernier épisode de sa série préférée
(catch-up TV
ou télévision de rattrapage), enfin
un troisième pour regarder en direct ses programmes. Parmi les chaînes généralistes, il n'y a guère que les programmes de M6 qui ne sont pas tout le temps accessibles en direct sur Internet. La chaîne limite pour l'instant les directs à suivre sur
ordinateur à quelques événements seulement.
Des offres illégales encore nombreuses
Ces chamboulements dans le paysage audiovisuel ne s'arrêtent pas là. Comme en témoigne la multiplication des supports :
smartphones,
tablettes, consoles, sans oublier les récentes télés connectées. Reste à
savoir sur quel site se rendre pour trouver un catalogue adapté à ses envies, son budget et son équipement. Tout en sachant distinguer les offres légales des illégales...
Car c'est aussi ce qui nous a marqués en réalisant ce dossier. Les offres illégales sont encore très présentes et côtoient en toute impunité celles des grandes majors ou des chaînes de télévision. Pis encore, certains services proposent
à des tarifs défiant toute concurrence de télécharger pléthore de contenus sans reverser un centime aux ayants droit et sans se faire
repérer par la Hadopi.
Une chose est sûre : devant l'incapacité des pouvoirs publics à lutter contre cette économie parallèle, les offres légales vont devoir à termes être encore plus compétitives et séduisantes...
Suite du dossier
>>> Contenu sur Internet : qu'a-t-on le droit de faire ?
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