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Wings of Prey (PC)

Ce jeu d'avion de chasse réussit un entre-deux, qui pourrait satisfaire amateurs d'arcade et experts de la simulation.

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Adaptation d'un jeu console, Wings of Prey aurait pu rester cloué au sol par une envergure trop grande, fruit d'un grand écart surprenant entre arcade et simulation.

Trois modes pour les unir tous

En fait, le jeu propose trois modes : arcade, pour le tout-venant qui aime dégommer de l'avion en flammes sans se poser de question, réaliste pour qui aime sentir les commandes lui résister quand les balles sifflent, et simulation pour ceux qui veulent savoir si la pression d'huile est bonne avant d'entamer un tonneau. En définitive, Wings of Prey se sort très bien de ce triple exercice, mais ne peut éviter quelques ratés. On les appellera compromis parce que le jeu nous a plu. Citons-en quelques-uns. Le mode arcade est un peu trapu, avec des tonnes de commandes qui obligent à jongler à la manière d'un poulpe volant entre la manette et le clavier ou le clavier et la souris, si on n'est pas équipé d'un stick de pro. Des sticks pro qui sont d'ailleurs préconfigurés pour le jeu. Côté simulation, on regrettera certains manques, les paramètres parfois un peu restreints, le décollage, absent, et l'option multijoueur clairement orientée arcade. Un mode d'ailleurs pas très pratique : il faut passer par un service peu glorieux qui souffre de nombreuses déconnexions.

Action sans histoire

Mais l'important, ce sont les avions. Tous ces mythes volants de la Seconde Guerre mondiale sont superbement modélisés et réalistes - tout comme les environnements d'ailleurs. Leur comportement est plaisant et ils réagissent joliment pendant l'action. Une action qui est toujours soutenue et dans laquelle on est plongé directement, même s'il y a une petite tartine historique. La grande Histoire est là, mais les petites histoires non. On change de pilote comme de chemise, il ne prend pas réellement vie et à franchement parler on enfile les missions sans jamais se sentir proche du personnage qu'on incarne... On incarne un avion et puis voilà. Dommage, un côté jeu de rôle aurait été bienvenu. La possibilité de s'améliorer, de régler ses avions... tout cela aurait été bienvenu.
Les missions bien rythmées sont en petits morceaux avec des sous-objectifs. On peut se balader relativement librement, même s'il faut éviter de s'éloigner de l'ennemi. Le souci est qu'à la longue, on se rend compte que les missions sont assez répétitives. On regrette aussi qu'elles ne permettent pas de passer du mauvais côté, de celui des perdants. On se promène de l'Angleterre à la Russie pour terminer à Berlin, mais on reste toujours dans des avions alliés. Des modèles d'avions assez nombreux. Il est possible d'en obtenir plus, mais il faudra les acheter et les télécharger. De fait, le seul moyen de piloter des avions de l'Axe, c'est de jouer aux missions libres.

Atterrissage réussi

Wings of Prey ne manque pas d'envergure. Même s'il n'est pas aussi pointu que certains de ses concurrents et même s'il n'est pas un grand défouloir aérien pour frustrés du palonnier, il donne suffisamment de sensations et de plaisir pour qu'on lui garde une petit place dans notre ludothèque.
Une ludothèque bien pauvre en ce qui concerne les jeux/simulations d'avions de chasse quoi qu'il en soit. Difficile dès lors de s'en priver.

Les graphismes
Le réalisme des avions
Le plaisir de vol
Le plaisir de retrouver des appareils comme les Spitfire ou les Sturmovik
Le prix

Certains compromis entre arcade et simulation
Le multijoueur
L'absence d'histoire

Développeur : Gaijin Entertainment
Editeur : Gaijin Entertainment
Prix conseillé : 35 €
Note de la rédaction : 4/5

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