Leçon no 1 : des comédiens qui ont des tronches
© Warner Bros France - Bruno Calvo
Voix gouailleuse, visage cabossé ou silhouette hors norme : les acteurs fétiches de Jean-Pierre Jeunet ont des « tronches ». C'est le cas de Dominique Pinon, de Jean-Claude Dreyfus, de Rufus ou encore de Yolande Moreau.
Leçon no 2 : tourner à Paris
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Le cinéaste aime tourner à Paris. Quelle que soit la période choisie, la Ville Lumière n'est jamais filmée de façon réaliste. Il la présente comme un mélange de la capitale actuelle et du Paris populaire immortalisé par Doisneau. Toute l'esthétique de Jeunet est empreinte de ce réalisme poétique à la fois nostalgique et très esthétisant.
Leçon no 3 : des personnages stéréotypés
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Pas de psychologie chez Jean-Pierre Jeunet ! Ses personnages sont stéréotypés et simplistes, définis par un physique ou un trait de caractère. Dany Boon interprète ici Bazil, un rêveur à l'imagination débordante.
Leçon no 4 : s'entourer de collaborateurs fidèles
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Le réalisateur ne travaille jamais sans les quatre collaborateurs suivants : le scénariste Guillaume Laurant, le monteur Hervé Schneid, la costumière Madeline Fontaine et la décoratrice Aline Bonetto.
Leçon no 5 : sous le signe de Jacques Prévert
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Héritier revendiqué de Marcel Carné, Jeunet garde pour modèle les dialogues de Jacques Prévert. Son écriture est imagée et truffée d'expressions populaires désuètes. Quant aux noms des personnages, ils fleurent bon les films d'Audiard. A l'image des chiffonniers de Micmacs à tire-larigot : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille.
Leçon no 6 : une voix off pour la narration
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Comme dans un roman, Jean-Pierre Jeunet aime qu’un narrateur fasse progresser le récit de ses films. Une voix off assurée par Jean-Louis Trintignant dans La Cité des enfants perdus ou par André Dussollier dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Cette fois, c'est le doubleur de Michael Douglas, Patrick Floersheim, qui s'y colle.
Leçon no 7 : un humour potache
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Blagues pipi-caca ou calembours de grand-papa, Jean-Pierre Jeunet aime renouer avec l'enfance en parsemant ses dialogues de saillies potaches, avec une affection particulière pour le comique de répétition.
Leçon no 8 : l'influence du cinéma d'animation
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Jean-Pierre Jeunet s'inspire beaucoup du cinéma d'animation dans sa réalisation, avec des effets spéciaux, des focales courtes, des passages en accéléré ou encore des contrastes d'échelle entre les personnages et les décors.
Leçon no 9 : l'obsession du détail
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Rien n'est laissé au hasard dans les films du cinéaste. Chaque scène regorge de détails, avec des décors hyperréalistes et de très nombreux accessoires. C'est ainsi que des affiches de Micmacs à tire-larigot sont visibles à plusieurs reprises dans le film.
Leçon no 10 : une lumière chaude
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Le réalisateur use et abuse de filtres pour donner à la lumière de ses films un aspect chaud dans des gammes automnales. Alors qu'il avait l'habitude de travailler avec le chef opérateur Bruno Delbonnel, Jean-Pierre Jeunet a collaboré cette fois avec Tetsuo Nagata.