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| Parmi les métiers à découvrir dans le cadre de cette formation : comédien, vigneron, éleveur de chèvres ou encore boulanger. |
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Marc était informaticien avant de devenir vitrailliste à Paris. Patrick était consultant en informatique de gestion avant de s'orienter, avec sa femme, vers l'exploitation de chambres d'hôtes à Cagnes-sur-Mer. En ces temps de crise,
nombreux sont les cadres qui rêvent de changer de métier pour changer de vie. Plus rares sont ceux qui osent se lancer. Comment, en effet, engager un tel bouleversement sans être certain de savoir où l'on met les pieds ?
Un complément à un bilan de compétences
Pour aider les aspirants au changement à mûrir leur projet, un nouvel organisme de formation,
Viamétiers,
leur propose de passer quelques jours avec un professionnel pour tester le métier dont ils rêvent.
« A une période où nombre de salariés s'interrogent sur leur
avenir, tandis que nombre d'entreprises envisagent de supprimer des postes, nous sommes un complément idéal à un bilan de compétences ou à une prestation
d'outplacement,
dans le cadre d'un plan social »,
juge Marc Gesbert, ancien ingénieur d'Orange, qui a lancé
Viamétiers
au mois de septembre 2008.
Le coût de la prestation, proche de 2 000 euros hors taxes, est imputable sur les budgets de formation continue. Si vous êtes salarié, vous pouvez donc demander à en bénéficier dans le cadre du droit individuel à la
formation (DIF) ou vous renseigner sur la possibilité de l'inclure dans le plan de formation.
En cas d'accord de votre employeur, vous continuerez à percevoir votre salaire habituel si vous vous formez sur votre temps de travail. Vous pourrez également bénéficier d'une allocation de formation égale à la moitié de votre salaire
net, en plus de votre rémunération, si vous vous formez en dehors de vos horaires de bureau.
« En cas de désaccord de votre employeur, vous pouvez négocier les conditions de votre participation avec
nous »,
suggère Marc Gesbert. Enfin, si vous êtes demandeur d'emploi, vous pouvez obtenir un financement partiel des Assedic.
Une centaine de métiers à découvrir d'ici à la fin 2009
Une fois la question du financement réglée, vous n'avez plus qu'à choisir le métier que vous souhaitez observer parmi la vingtaine que Viamétiers propose, pour l'heure, de découvrir.
« De comédien à vigneron, en
passant par éleveur de chèvres ou boulanger, nous nous concentrons sur les activités qui n'exigent pas de longues études et suscitent beaucoup de fantasmes. Nous comptons en proposer une centaine d'ici à la fin de 2009 »,
détaille le fondateur du site.
La découverte se fait lors de stages d'une durée de quatre jours et demi. Viamétiers rassemble d'abord les stagiaires pour leur donner des conseils afin qu'ils profitent au mieux de leur immersion dans le métier choisi.
« Cette réunion a lieu dans nos locaux parisiens, mais elle peut se dérouler ailleurs si plus de cinq participants sont inscrits »,
précise Marc Gesbert.
Les stagiaires passent les trois jours qui suivent avec un professionnel, parfois lui-même reconverti, comme Marc, le vitrailliste, ou Patrick, l'exploitant de chambres d'hôtes.
« Indemnisés pour accueillir
des stagiaires, ils sont surtout motivés par la possibilité de transmettre »,
affirme le fondateur du site. Les participants se retrouvent le dernier jour pour échanger et pour constituer un plan d'action personnel.
« C'est le moment de choisir une formation en vue d'exercer le métier observé ou d'envisager d'explorer une autre voie »,
conclut Marc Gesbert. La première stagiaire de Viamétiers est
documentaliste et rêve de créer une entreprise de restauration rapide haut de gamme. Elle commence son stage auprès d'un gérant le 1er décembre.
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