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| Ces crédits chers et faciles à obtenir ont été conçus pour une clientèle aisée confrontée à des dépenses imprévues et certainement pas pour des consommateurs confrontés à des fins de mois difficiles. |
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« Il faut adapter l'endettement aux dépenses qui le causent : ça ne devrait pas venir à l'idée de financer des travaux dans une maison avec une carte revolving ! C'est un prêt personnel de sept à
dix ans qu'il faut. Pourtant beaucoup de personnes "malendettées" le font »,
observe Hervé Wignolle, président du Syndicat des intermédiaires en opérations de banque (Siob). Pour lui, la priorité est
de sensibiliser les consommateurs aux risques de ce produit.
« Ces cartes de crédit fonctionnent comme des découverts bancaires autorisés et doivent donc uniquement servir dans les petits coups de chaud, avant une rentrée
d'argent, et être intégralement remboursées au début du mois comme les découverts bancaires »,
explique-t-il.
« Quand on sait le gérer et qu'on ne puise pas sans arrêt dans la réserve, c'est un super produit, d'une grande souplesse d'utilisation »,
assure Pascal Roussarie,
responsable de l'Observatoire Cetelem, organisme de crédit qui revendique 98 % de dossiers de crédit à la consommation soldés intégralement.
« Quand on a plusieurs dépenses à faire, mieux vaut utiliser une seule carte de
crédit, pour y puiser quand on veut et gérer une seule mensualité, avec la possibilité de solder son emprunt totalement ou partiellement à tout moment, sans pénalité, plutôt que de multiplier les dossiers de crédits classiques et d'accumuler les
mensualités »,
souligne-t-il. Mais tout le monde ne peut pas s'offrir ce luxe. Et c'est la solvabilité des emprunteurs qui pose une nouvelle fois problème.
« Ces crédits facilement mobilisables et très chers étaient conçus à l'origine pour les clients les plus aisés, en vue de combler un simple décalage de trésorerie : leur coût se justifiait alors par leur
simplicité et n'avait pas de conséquences graves, car les personnes étaient capables de les rembourser dans le mois suivant. Mais aujourd'hui, ils sont utilisés avant tout par les ménages aux revenus les moins élevés pour pallier un manque de
trésorerie »,
note Vanessa Dagand, de l'UFC-Que choisir. Résultat :
« Avec ces mensualités de 20 euros par mois, on peut mettre trois ou quatre ans à rembourser un achat de
400 euros et on peut facilement rembourser deux fois le montant emprunté »,
déplore Frédérique Pfrunder, de la CLCV. Attention donc à ces cadeaux à crédit qui promettent des lendemains de fête
difficiles...
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