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| En période de crise, la forte demande pour l’« or physique » (pièces et lingots) fait flamber les prix : la surcote par rapport au prix de l’or peut dépasser 60 %. Pas sûr que ce soit une bonne affaire ! |
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Face aux risques de faillite des banques, certains épargnants ont vite fait de penser qu'amasser des lingots ou des napoléons sous leur matelas était le meilleur moyen de protéger leur épargne. Le raisonnement n'est pas totalement faux,
mais il est un peu court.
« Il y a un avantage certain à investir dans ce type de placement, car on aura toujours son or en cas de défaillance d'une banque. Mais il y a aussi beaucoup de soucis »,
confirme Benjamin Louvet, directeur général délégué de Prim'Alternative.
A près de 20 000 euros le kilo d'or, le lingot n'est sans doute pas le placement le plus accessible ni le plus facile à cacher chez soi ! Les napoléons (environ 120 euros la pièce) sont certes plus faciles à gérer,
mais ils sont tout aussi complexes à conserver : de bonnes conditions de stockage sont en effet indispensables pour préserver leur valeur.
« Ouvrir un sachet de protection peut entraîner jusqu'à 10-15 % de décote si
la pièce est rayée »,
précise Benjamin Louvet. A ces contraintes matérielles s'ajoutent de nombreux frais de stockage ou de transaction.
Des napoléons qui dépassent le prix de l'or
« L'or physique procure la sécurité maximale, mais il n'est pas très liquide et il coûte à l'achat et à la vente (environ 1,5 %), contrairement aux produits monétaires, qui ne coûtent
rien »,
souligne Francis Berthelin, gérant du fonds AAZ Prestige Or. Comptez également une taxe forfaitaire de 8 % sur le prix de vente, que vous réalisiez une plus-value ou non. Or, aujourd'hui, le prix des pièces
en or a tellement flambé que le risque de perte à la revente est bien réel.
« Début octobre, avant le déclenchement des garanties bancaires au niveau européen, le napoléon se vendait 190 euros, soit avec une prime supérieure à 50 % par rapport au prix de l'or qui le constitue.
Les particuliers se sont fait avoir car c'était le mauvais produit au mauvais moment »,
explique Francis Berthelin. Béatrice Coquelin, responsable de la gestion thématique d'UFG IM, va encore plus loin :
« J'éviterais les lingots mais aussi les napoléons : avec une surcote de 30 ou 40 % par rapport à l'or, c'est une arnaque pour les particuliers. Mieux vaut acheter des bijoux que l'on peut
porter ! »
Suite du dossier
>>> 3. L'« or papier », plus facile à gérer mais plus risqué
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