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| Les disputes musclées entre collègues et les dérapages font partie du quotidien des travailleurs en espace décloisonné. |
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En 2006, seuls 21 % des salariés se déclaraient
« tout à fait satisfaits de l'aménagement de leurs bureaux »
(1).
« Les jeunes salariés le vivent en
général beaucoup mieux que les seniors, qui se plaignent beaucoup du bruit et de l'éclairage. Mais la fatigue nerveuse est bien réelle pour tout le monde »,
explique un médecin du travail, interrogé pendant une visite
médicale.
« Les jeunes cadres réussissent en général à s'adapter individuellement, alors que les seniors intériorisent leur souffrance, parfois jusqu'à la crise d'angoisse ou au malaise vagal »,
confirme Thomas Zuber, coauteur de
L'open space m'a tuer
(3).
En tête des inconvénients les plus cités,
« les nuisances sonores incessantes, qui provoquent de l'agressivité en situation de surpopulation, de la fatigue et de l'énervement. Mais aussi la perte d'intimité et du
sentiment de propriété, les interruptions plus fréquentes et une difficulté à poser une réflexion, à faire son travail ou à se concentrer »,
note Patrick Amar. Mais, pour les spécialistes, le décloisonnement des espaces
de travail n'est pas le seul coupable de cet « open stress » permanent. C'est plutôt son application systématique et à moindre coût qui est en cause.
1. Enquête de Sociovision pour Actineo réalisée en juin 2006 auprès de 832 salariés travaillant le plus souvent à l'intérieur de l'entreprise (dans un bureau individuel ou partagé ou dans un grand espace de
travail), dans des entreprises privées ou publiques, tous secteurs confondus.
2.
L'open space m'a tuer,
de Thomas Zuber et Alexandre des Isnards, Hachette Littératures, septembre 2008.
Suite du dossier
>>> 3. Des open spaces vite faits mal faits
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