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La promesse
Avec ce RT1SU, Sony chasse clairement sur les terres du Mac : une machine tout-en-un, avec une grande dalle pour les créatifs (photographes et vidéastes en tête), simple à installer et à brancher, ça ne vous rappelle pas l'iMac
24 pouces ? Non content de conserver le concept, Sony est allé bien plus loin, en proposant une machine non seulement plus puissante mais bien plus polyvalente. Un
iMac killer ?
La réalité
Les écoles sont légion dans le design. Force est de constater que, pour ce PC pro, Sony n'a pris aucun risque : c'est sombre, c'est sobre, c'est anguleux, ça fait austère et sérieux. Le tout n'étant pas de se la raconter pour rien,
les designers nippons ont poussé le degré de finition au niveau, disons-le clairement, d'Apple. Les boutons sont propres, sobrement placés sur les côtés de manière à épurer la façade. De la taille d'un gros téléviseur LCD, le RT1SU ne joue pas la
carte de l'esprit « fun » mais celle du « C'est, propre, c'est sombre, c'est pro ». On aime ou pas, mais la qualité est au rendez-vous. Les pros aimeront aussi les trappes à disque dur et à
mémoire, facilement accessibles sur le dos de la machine.
Ergonomie au top

On n'a jamais vu une Ferrari avec un volant Playskool en plastique bon marché. De la même manière, l'ergonomie de ce PC haut de gamme est soignée, ciselée, serait-on tenté de dire. On apprécie le bouton d'extinction du moniteur, pour
laisser tourner sa machine dans le noir sans avoir à passer en mode veille. L'ensemble des prises et boutons étant placé sur les côtés, on accède à tout moment, sans avoir à faire de manipulation fatigante - comprendre : sans avoir à
bouger de sa chaise -, d'autant que le moniteur pivote horizontalement et verticalement. Que du bonheur.

Le kit clavier-souris sans fil est aussi agréable : si le mulot ne nous laissera pas un souvenir impérissable, il a au moins le mérite de disposer de deux boutons supplémentaires sur les côtés. Le clavier est, quant à lui, un bijou,
reprenant la disposition espacée des touches des portables afin de faciliter la frappe. La comparaison avec les
laptops
ne s'arrête pas là, puisqu'il embarque aussi un
touchpad
pour se servir du clavier
comme d'une télécommande, palliant ainsi un peu son absence. Regret : le
touchpad
a phagocyté le pavé numérique, et c'est vraiment regrettable.
Exhaustivité de l'équipement et des prises

L'équipement, parlons-en. Dédié aux photographes et pros de l'image, ce tout-en-un a la bonne idée d'intégrer un port Compact Flash en plus de fentes pour lire cartes SD, MMC et la famille Memory Stick au grand complet. Exit donc le
lecteur de cartes (sauf pour le xD, rare), pas besoin de le chercher au fin fond du sac : c'est toujours ça de pris pour l'espace sur le bureau. Viennent ensuite les entrées-sorties, et là c'est tout simplement royal : un port eSata, le
FireWire toujours à l'heure, une sortie optique, cinq USB 2, le HDMI en sortie en - chose rare - en entrée, etc.

Comme il faut bien chipoter un peu, on peut regretter deux absences notables : celle du couple webcam + micro, pratique pour communiquer sur le Net, et celle du duo tuner HD et télécommande, qui aurait permis d'économiser sur
l'achat d'une télé ! Mais d'une part cela aurait fait concurrence aux TV Sony et d'autre part cela aurait plombé le prix final de... 14 %, avec les taxes françaises. Les accrocs au petit écran apprécieront donc le port Express Card 34
et ils installeront le tuner de leur choix.
Le coin du photographe

Non seulement le photographe branchera directement ses cartes Compact Flash mais il développera aussi ses clichés, la machine à peine sortie de la boîte, Lightroom 2 étant livré en série. Mine de rien, cela allégera un peu la facture
du photographe indépendant qui s'équipe. Il appréciera aussi la gestion rapide des profils colorimétriques avec le Vaio Control Center.

Au-delà de ces éléments de confort, il faut bien entendu parler de l'écran en lui-même : 25,5 pouces, c'est tout de même quelque chose, d'autant que l'éclairage est vraiment très homogène. Les couleurs sont bien rendues et les
niveaux de contrastes, en vidéo, excellents. Cela dit, la résolution de 1 920 x 1 200 donne parfois un peu l'impression d'être un peu étriquée, le pas de masque paraissant un chouïa élevé. Il fallait bien râler...
Puissant, mais OS en 32 bits

Un Core Quad Q9400 avec 4 Go de RAM et deux disques de 500 en RAID, ça fait autre chose que brouter dans les prés : les applications s'installent vite, la machine est réactive et on ne passe pas sa vie à pester contre des
ralentissements incongrus. Sous Lightroom, seul l'outil de retouche localisée fait « chouiner » la machine, mais on souffre du même ralentissement avec un Quad Core Extreme à 3 GHz, autant dire que c'est la fonction
qui est gourmande.

Mais tout n'est pas parfait et on aurait apprécié d'avoir droit à un OS en 64 bits : les professionnels de l'image pouvant avoir besoin de plus de RAM (8 Go n'est pas aberrant si on fait mouliner Photoshop et Premiere de
concert). Vista 32 ne voyant que 3,2 Go, certains utilisateurs exigeants pourraient avoir à se plaindre de cette limitation qui n'en est pas une, puisqu'un simple Vista 64 bits aurait fait l'affaire - HP le livre bien avec des
machines grand public !

Après l'effort, le réconfort

Certes, Photoshop CS 4 est accéléré OpenGL et nombre de filtres Premiere profitent pleinement de la puissance des cartes graphiques. Aussi, il est bien agréable d'avoir sous la patte une bonne petite carte graphique telle que la
Nvidia Geforce 9600 M GT. Mais comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, on l'a testée aussi avec
Farcry 2,
histoire de se défouler un peu. Et le RT1SU ne nous a pas fait faux bond puisque fort de ses
6 545 points à 3DMark 2006. Le nouveau jeu de tir d'Ubisoft tourne très correctement en Full HD avec un niveau de détails élevé. Autant dire que tous les jeux actuels tourneront parfaitement sur cette machine, pourvu qu'on accepte parfois
de faire quelques concessions quant au niveau de détails.
Blu-ray ready et qualité sonore d'exception

Graver et lire des Blu-ray, il sait faire : c'est d'ailleurs un excellent choix qu'a fait Sony, puisque les fichiers RAW et les rushes HD prennent de nos jours une place plus que conséquente. Ppouvoir à loisir stocker ses données sur
des galettes de 27 ou 54 Go est un vrai plus et inscrit la machine dans l'avenir - il faudrait maintenant baisser un peu le prix des médias ! Tout cela est un peu normal cela dit, Sony est tout de même le papa du format.

Le RT1SU lit - et bien ! - les films HD. Bien. Mais ce qui surprend vraiment, c'est la qualité de restitution sonore de l'engin : le son est clair, puissant, les basses chaudes et bien présentes. Merci
l'héritage de la hi-fi et du monde des téléviseurs ! Si en plus on avait eu droit à un tuner HD, on aurait eu du mal à le discerner d'une télé ! On se consolera avec les deux ports HDMI, dont un en entrée, qui transforment la machine en
afficheur pour PS3 ou tout autre lecteur externe doté d'une telle prise.
Le verdict
Ne nous voilons pas la face, la force d'Apple c'est son OS. Si rayon design la firme a la pomme a un atout indéniable, ce RT1SU n'a franchement pas à rougir. Mais au jeu de la conception, de la puissance et de la versatilité de l'engin,
il peut carrément pavaner tellement il propose plus de ports, plus d'options, plus de tout. Si vous rechercher une machine intégrée de créatif exigeant et que vous souhaitez rester sous Windows, ne cherchez plus. Si vous songiez passer sous Mac OS,
jetez quand même un coup d'oeil et évaluez une seconde fois vos besoins, il se pourrait que ce Vaio RT1SU vous fasse de l'oeil...
Voir la fiche technique.
VAIO VGC-RT1SU, Sony
Prix conseillé :
2 800 euros
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