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Décrite pour la première fois au Japon en 1943, la microtransplantation de cheveux s'est popularisée à New York à partir des années 1950. Elle consiste à prélever des cheveux d'une zone donneuse (habituellement
occipitale ou temporale) pour les implanter sur la zone clairsemée.
Le principe de fonctionnement des greffes capillaires
« Les cheveux situés au niveau de la nuque et des tempes ne possèdent pas de récepteurs qui les rendent sensibles à l'action des hormones. Par conséquent, ils ne sont pas soumis au mécanisme chimique
responsable de l'atrophie du follicule pileux sur d'autres parties du crâne »,
explique le dermatologue Jack Smadja. Or, lors d'une greffe, le patrimoine génétique de ces unités folliculaires dépourvues de
récepteurs hormonaux est totalement préservé.
« Les cheveux transplantés continuent de pousser avec les caractéristiques de longévité de la zone donneuse »,
indique le docteur Smadja.
Un savant jeu de trompe-l'oeil !
Une fois la calvitie stabilisée, le procédé des microgreffes permet ainsi d'optimiser la quantité de cheveux restante en la répartissant de manière diffuse et homogène sur les parties dégarnies du cuir chevelu.
« Il s'agit de créer un effet de trompe-l'oeil permettant de récupérer en moyenne un tiers de la chevelure dont bénéficiait le patient à ses 15 ans »,
explique la dermatologue
Catherine Laverdet.
Depuis ces dix dernières années, les techniques chirurgicales de correction des calvities ont bénéficié d'importantes évolutions technologiques qui laissent espérer des résultats esthétiques beaucoup plus naturels que par le
passé. A condition, comme nous l'évoquions dans le premier volet de ce dossier
(Greffes de cheveux : des progrès et des risques),
de prendre toutes les mesures de précaution qui s'imposent.
A lire également sur le thème de l'alopécie androgénique :
Freiner la calvitie, c'est possible
et
Tous les traitements pour stopper la chute des cheveux.
Suite du dossier
>>> 1. Microgreffons prélevés par bandelettes : la méthode « classique »
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