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Greffes de cheveux : des progrès et des risques (1/2) Caroline Lebrun

CALVITIE

Greffes de cheveux : des progrès et des risques (1/2)

Caroline Lebrun , 01men., le 24/10/2008 à 16h00
Offrant des résultats de plus en plus naturels, les greffes capillaires tentent un nombre croissant d’hommes soucieux de repeupler leur crâne dégarni. Mais des précautions s’imposent sous peine de déceptions.
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 Les greffes capillaires sont des opérations chirurgicales délicates qui doivent être effectués dans un cadre médical.
Les greffes capillaires sont des opérations chirurgicales délicates qui doivent être effectués dans un cadre médical.

En complément, retrouvez également le second volet de notre dossier spécial « Greffes de cheveux » qui passe au peigne fin toutes les techniques chirurgicales de greffe capillaire .

Finies les greffes capillaires semblables à des cheveux de poupées plantés en champs de poireaux à l'avant du crâne ! Depuis ces dix dernières années, les techniques chirurgicales d'implants ont considérablement évolué. Presque indolores, elles permettent désormais de redistribuer le capital chevelu avec une extrême précision.

« Grâce aux progrès techniques, on est parvenu à supprimer l'effet disgracieux des implantations par touffes d'autrefois. Le résultat obtenu est beaucoup plus esthétique et respecte la répartition naturelle des cheveux », explique le dermatologue Jack Smadja. Attention cependant à l'apparente « vulgarisation » de ce type d'opérations qui restent très délicates.


Risques infectieux : quelle clinique choisir ?

« Les greffes doivent impérativement être pratiquées par des médecins dans le cadre de cliniques chirurgicales reconnues comme telles par les autorités sanitaires françaises », explique la dermatologue Catherine Laverdet. Fin septembre dernier, le signalement d'un cas de septicémie survenue à la suite d'une greffe capillaire pratiquée dans une « clinique » non médicale du centre de Lyon a conduit à une série d'inspections et à la suspension d'activité de trois établissements dirigés par le même gérant.

Contrairement aux autres types de greffes capillaires, les nouvelles techniques de micro-greffes n'appartiennent pas à l'heure actuelle au domaine de la chirurgie esthétique, qui fait l'objet d'un encadrement règlementaire strict. « De ce fait, elles peuvent être réalisées dans des structures pour lesquelles le niveau de sécurité n'est pas garanti, indique à ce propos la Direction générale de la santé (DGS). Le meilleur conseil à donner serait donc de faire pratiquer les réimplantations capillaires dans des structures autorisées pour la chirurgie esthétique » .

Les médecins mettent en garde sur l'existence de nombreux instituts et autres « cliniques » du cheveu qui n'hésitent pas à jouer sur les mots dans l'espoir de se faire passer pour des centres médicaux. « Je conseille à ceux qui souhaitent recourir aux greffes de s'adresser à des établissements réputés pour la compétence de leurs praticiens plutôt que pour leurs arguments marketing », conseille le docteur Smadja en pointant du doigt la multiplication des publicités diffusées sur Internet en vue de « recruter » une clientèle peu avertie.


Gare aux offres à prix cassés !

« Heureusement, le cuir chevelu étant très vascularisé, les risques infectieux sont faibles. Mais cela reste de la chirurgie et les précautions en matière de stérilisation sont, par conséquent, impératives », explique Jack Smadja. Cheveux qui ne repoussent pas après la greffe, infections graves, obligation de « démonter » des greffons mal répartis... « Certains patients reviennent vers moi après avoir été séduits par des offres attrayantes dans des cliniques étrangères, en Afrique du Nord ou dans les pays d'Europe de l'Est. Il faut savoir que les résultats de ces prestations moins chères qu'en France peuvent être désastreux », déplore le dermatologue. D'où la nécessité de bien se renseigner avant l'intervention chirurgicale qui ne sera satisfaisante que si elle est effectuée dans les règles de l'art.

Les recommandations de la Direction générale de la santé

« D'une manière générale, devant toute offre de "soins esthétiques", l'usager doit se poser les questions suivantes afin d'éviter les pratiques qui peuvent lui faire courir des risques pour sa santé :

- quel bénéfice réel est attendu de cette technique ?

- quels sont les risques et les effets secondaires de cette technique ?

- quelles sont les contre-indications de cette technique (femmes enceintes, interactions médicamenteuses, pacemaker) ?

- quels professionnels sont autorisés à la pratiquer ?

- dans quel type d'installations ? », conseille le bureau Qualité des pratiques de la DGS.
Une réflexion est en cours au ministère de la Santé visant à encadrer certaines pratiques esthétiques, notamment dans le domaine des greffes capillaires, afin de garantir une meilleure sécurité des usagers. Les mesures qui en découleront ne sont pas encore finalisées.

A lire également sur le thème de l'alopécie androgénique : Freiner la calvitie, c'est possible et Tous les traitements pour stopper la chute de cheveux


Suite du dossier
>>> L’importance d'un diagnostic évolutif sur la chute de cheveux

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