Orientations des prix
Au 31 mai 2008, les prix des appartements anciens avaient augmenté de 7,7 % à Nice en un an, selon la Chambre des notaires des Alpes-Maritimes.
« Depuis quelque temps, on avait ressenti un ralentissement dans
l'augmentation des prix, aujourd'hui on observe une stabilisation : après une hausse annuelle de 7,2 % constatée au deuxième trimestre 2008, il est difficile de prévoir la persistance de cette tendance, qui risque de
s'inverser »,
note maître Michel Pagès, notaire à Nice et délégué de l'Institut notarial de droit immobilier.
« Pour l'instant, les quartiers qui résistent le mieux sont ceux où les produits ont
une valeur plus élevée qu'ailleurs et où les gens ont le temps, comme à Fabron, Cimiez, Mont-Boron »
, précise-t-il. En revanche, le secteur le moins touché est celui des terrains à bâtir, rares et donc très recherchés, dans
le proche arrière-pays niçois (+ 10,5 % en un an).
« Au moment où nous parlons, le marché est irrationnel et totalement imprévisible, mais il semble que l'on s'oriente vers une baisse et non une chute brutale comme il y a cinq ans,
explique maître
Pagès.
Cela va avoir un bon effet : les prix sont encore un peu hauts et pas très raisonnables, et l'on devrait revenir à des prix normaux. Cela est notamment dû au fait que les investisseurs étrangers, qui ont longtemps été prêts à
payer plus cher que les locaux et ont ainsi contribué à maintenir des prix très élevés, sont aujourd'hui un peu sceptiques face aux effets de la crise. »
Volumes des transactions
« On constate un coup d'arrêt assez brutal en termes d'entrées de dossiers dans nos études, et cela concerne tous les types de biens. Avant l'été, ce ralentissement des transactions était habituel, mais il n'y a
pas eu la reprise espérée en septembre »,
remarque maître Pagès.
Délais de vente
« Les acquéreurs négocient plus qu'avant : les délais de vente ont triplé et sont passés de deux à six mois »,
observe Michel Pagès.
« Avant la crise
financière, ce ralentissement des ventes était un peu dû à la conjoncture économique mais surtout lié la hausse des taux d'intérêt. D'une façon générale, c'est aujourd'hui la crise qui provoque le blocage »,
explique-t-il.
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