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| Si la crise s’installe, la course aux promotions des voyagistes en ligne va s’intensifier. Prendre l’air est un besoin vital mais pas à n’importe quel prix ! |
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Marre d'entendre parler de la crise à longueur de journée ? Envie vous mettre au vert en réservant une semaine de vacances très loin de vos soucis. Ça tombe bien : avec la baisse du prix du pétrole, Air France et
KLM viennent d'annoncer une nouvelle baisse de leur surcharge carburant : depuis le 4 septembre, cela représente une réduction totale de 4 euros pour les vols nationaux, 7 euros pour les moyens courriers, 25 euros pour les
longs courriers et 29 euros pour les très longs courriers. Le montant est symbolique, certes. Mais en cette période touristique calme, cette réduction vient s'ajouter à de nombreuses autres ristournes.
Le site Expedia affiche par exemple aujourd'hui - 50 % sur la plupart des hôtels aux Etats-Unis. La crise n'y est pour rien, mais avant que le dollar ne rattrape l'euro, c'est l'occasion
idéale d'aller faire du shopping à prix réduit dans la Big Apple ! Et pour les vacances de la Toussaint, la chasse aux promos s'annonce aussi plutôt bonne :
« Les hôtels anticipent une période difficile
et font de vrais efforts, avec des réductions de 30 % en octobre dans les grandes villes d'Europe et d'autres promotions viendront »,
observe Timothée de Roux, directeur marketing d'Expedia.fr.
« Si la crise se poursuit, la clientèle business des hôtels haut de gamme baissera : il est alors probable que les hôteliers chercheront à capter davantage de clientèle loisirs en proposant des prix attractifs car il n'y
a rien de pire qu'un hôtel vide ! »
analyse pour sa part Xavier Rousselou, directeur de la communication d'Opodo.
« Face à des voyageurs réalistes, qui savent de mieux en mieux utiliser Internet pour chercher les bons plans et comparer, les voyagistes se sont habitués à être très réactifs : ils vont chercher à
obtenir les tarifs les plus intéressants auprès des prestataires en quantifiant davantage leurs allotements de chambres d'hôtel et de charters, en recherchant également des destinations moins onéreuses, nouvelles, pour répondre à la fois à un désir
durable de partir et à une réalité économique plus difficile »,
estime Guy Raffour, PDG du cabinet Raffour Interactif spécialisé dans le tourisme et l'e-tourisme. Une récente enquête du cabinet le confirme : crise ou
pas, 52 % des Français se disent prêts à sacrifier d'autres dépenses pour pouvoir partir en vacances !
Lire aussi : Les secrets des vacances à petits prix sur Internet.
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