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| Pendant sa visite de trois jours, Daniel Carter s'est retrouvé sous le feu des projecteurs à Perpignan. Quoi de plus normal pour le meilleur joueur du monde ? |
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Durant cinq jours, la découverte par le meilleur joueur de la planète de ce que sera son prochain club, de décembre à juin prochains, était dans toutes les conversations, que l'on soit inconditionnel de rugby et de l'Usap,
ou pas. Impossible de passer à travers, de la place Arago jusqu'aux contreforts du Canigou. La vague Carter (26 ans, 54 sélections) a déferlé non stop durant ces quelque 100 heures au gré des déplacements du n° 10
des All Blacks.
Il faut dire que le programme de l'idole était chargé. Drivé par ses agents néo-zélandais et français, Daniel William Carter était pris à la gorge par une forêt de journalistes à l'aéroport Del Prat, à Barcelone, dès
le dimanche soir, après 26 heures de vol et avant 2 heures de route pour rejoindre Perpignan. Le lendemain matin, après quelques signatures de documents et autres démarches administratives, puis une présentation au staff technique et à
l'effectif d'un club alors bunkerisé, le clou de cette visite avait lieu en fin d'après-midi.
Devant près de 3 500 fans, une haie d'honneur de 50 mètres sur le pré, drapeaux au vent, et trois fois plus de médias qu'habituellement, la présentation officielle au stade Aimé-Giral était une sorte de
première en rugby. Tout un chacun était ébaubi de l'accueil réservé. Le sage manager Jacques Brunel était également
« surpris d'un tel instant, même s'il fut en rapport avec la dimension et avec
l'aura de ce chef d'orchestre au talent exceptionnel. En tout cas, ce fut une rencontre agréable, car l'homme est agréable. »
De son côté, le président Paul Goze ne cessait de se féliciter que
« le meilleur joueur du monde soit là, avant qu'il nous aide plus tard à franchir les dernières marches qui nous séparent des titres
depuis plus de 50 ans. »
Impatient d'y être
Après quelques mots au public et un demi-tour d'honneur, la star à l'humilité maladive manquait de se faire piétiner par la centaine de jeunes de l'école de rugby lors d'une pause photo sur la pelouse.
« Cet accueil est surréaliste »,
glissait le n° 10 aux yeux écarquillés, avant de concéder plus tard que
« jouer devant ce public doit être quelque chose
d'exceptionnel. Je suis impatient d'y être. »
Un gamin, un maillot carter noir sur le dos - l'un des 1 500 produits ciglés Carter déjà vendus -, était directement venu de l'école de rugby afin de voir en vrai
« [son] joueur préféré, avec Chabal »,
tandis que ses parents souhaitaient
« recevoir comme il se doit ce phénomène qui, on l'espère, nous aidera à enfin remporter un
titre ! »
La conférence de presse ensuite enchaînée, le joueur s'engouffrait dans un monospace, qui s'extirpait en vitesse comme s'il s'était agi de Michael Jackson. Le mardi, visite médicale, recherche d'appartement
et de véhicule ou photos officielles étaient programmées, avant que le mercredi soit agrémenté d'une longue séance de dédicaces et d'interviews.
Suite du dossier
>>> Dan Carter Kidnappé par les joueurs
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