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| L’opération du pénis consiste à sectionner un ligament. |
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L'une des solutions pour « réparer » un pénis vraiment trop petit est l'opération chirurgicale.
« Il est possible de sectionner le ligament suspenseur de la verge, ce qui donne
l'impression, à l'état flaccide, qu'elle est plus longue de 1 ou de 2 cm »,
explique le docteur Waynberg. Le procédé, en cours dans les hôpitaux publics et dans les cliniques privées, révolte le sexologue qui va
jusqu'à parler de
« mutilation sexuelle ».
Stéphane Droupy, qui pratique des opérations du pénis,
« uniquement quand elle a été validée par un psychiatre/sexologue »,
se montre infiniment moins virulent. Il explique que l'opération
consiste à
« décoller le ligament suspenseur ».
Si lui aussi reconnaît que la manoeuvre ne fait gagner que 2 cm tout au plus, il précise que, bien réalisée, l'opération a des effets sur la taille
du pénis en érection.
Reste que ce n'est pas un acte médical anodin. Elle s'effectue sous anesthésie générale et laisse une marque,
« masquée par les poils pubiens si la cicatrisation se passe bien »,
poursuit
l'urologue. Pour le patient, le processus
« n'est pas très douloureux, car le pénis n'est pas un organe si sensible que ça »,
souligne-t-il.
Une verge qui pend
Concernant les conséquences d'une telle opération, plusieurs choses sont à prendre en compte. D'abord,
« elle change l'aspect du pénis, que ce soit au repos ou en érection »,
prévient le
professeur Droupy. Pour le docteur Waynberg, c'est simple : après l'opération,
« La verge pend, ce qui est esthétiquement nul, car on voit bien que ce n'est pas naturel. »
Le patient s'expose alors
au risque de se créer un nouveau complexe !
Concernant les effets sur la sensibilité, l'urologue indique que,
« normalement »,
les opérations n'ont pas de répercussions ni sur le plaisir sexuel, ni sur la capacité d'érection. Il peut
toutefois arriver,
« mais c'est très rare »,
rassure-t-il, qu'un nerf soit touché. Ce qui modifie durablement les sensations.
En pratique, cette opération peut coûter très cher. Dans le privé, où les médecins, généralement chirurgiens plastiques, se montrent
« beaucoup moins regardants »,
il faut compter environ
10 000 euros. Avec parfois des conséquences dramatiques quand le pénis est abîmé pendant l'opération.
Remboursée par la Sécu !
Le plus sûr reste donc de s'adresser à un spécialiste. Economiquement, la démarche est également plus intéressante. En effet, quand elle est réalisée dans un hôpital public,
« l'opération est prise en charge par
la Sécurité sociale, car il s'agit d'une anomalie »,
déclare sans sourciller Stéphane Droupy. Si le principe du remboursement paraît évident pour les personnes souffrant de micropénis, cela l'est moins pour les patients qui
ont « juste » un petit pénis,
« à la limite du micropénis »,
justifie l'urologue.
Que le contribuable soit mis à contribution pour financer des opérations du pénis, cela choque profondément Jacques Waynberg. Le médecin déplore d'autant plus cette habitude que, selon lui, l'opération n'est pas une solution aux
complexes.
« Le sexe est un objet de fixation d'un problème beaucoup plus important. Quand les urologues se comportent comme des mécaniciens, c'est lamentable »,
dit-il.
« En
dehors de ceux ayant réellement un micropénis, les hommes souffrant de complexe vis-à-vis de leur [organe] doivent suivre une sexothérapie »,
conseille le spécialiste.
Une démarche que trop peu d'hommes entreprennent.
« Ils préfèrent se tourner vers des sites Internet, qui viennent les racoler, les appâter avec des méthodes prétendument miraculeuses ».
Dans la ligne de mire des experts : les injections de graisse, les extenseurs, les pilules et autres exercices dits « naturels ».
Suite du dossier
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arnaques !
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