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| Près de 140 sites Internet de covoiturage en France pour un total d'un million de voyageurs. |
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| L'auto-stop traditionnel tend à disparaître au profit d'un covoiturage organisé, plus sûr et plus efficace. |
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Les professionnels estiment à 1 million le nombre de personnes pratiquant le covoiturage en France, soit 2,5 % des automobilistes. Mais la situation évolue très vite, le site
Covoiturage.fr
compte 700 nouveaux inscrits par jour. Pour son PDG, Frédéric Mazzella,
« La première motivation est d'ordre économique. Mais il y a aussi une
prise de conscience environnementale collective et un facteur social (rencontrer de nouvelles têtes). »
Dans son étude sur le covoiturage en France et en Europe , Robert Clavel, du Certu (1), mentionne en effet que le
covoiturage réinvente une convivialité, qui n'existe plus dans les transports en commun.
Plus d'un site de covoiturage voit ainsi le jour chaque mois. Les initiatives foisonnent : centrales de mobilité, associations, collectivités, entreprises et administrations ou encore particuliers. L'Ademe (2) en
dénombre 140. L'offre explose et bénéficie d'un contexte favorable : étalement urbain, engorgement des routes, baisse du pouvoir d'achat, pollution atmosphérique, raréfaction des ressources et Plans de déplacements
entreprises et administrations (PDE/PDA).
Même les taxis se félicitent de cet essor.
« Le covoiturage permet de diviser par quatre le nombre de véhicules sur les routes,
déclare la Fédération nationale des artisans du taxi.
Or, rien
que dans la région parisienne, les embouteillages représentent un manque à gagner d'environ 1 000 courses par jour. »
Et pour Olivier Kuhn, de
123envoiture.com
(269 000 membres),
« la tendance devrait encore s'accentuer, avec la possibilité désormais pour les entreprises de valoriser les économies en
CO² générées par leurs salariés ».
Une société comme
Ecowin.fr,
permet en effet de calculer son crédit de CO² issu du covoiturage, constituant alors une valeur d'échange. Un cercle vertueux qui coïncide avec les objectifs fixés par le protocole de
Kyoto.

(1) Le Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques est rattaché au ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du
territoire.

(2) L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie est un établissement public à caractère industriel et commercial.
Le prix du covoiturage
La majorité des sites de covoiturage est gratuite (à l'exception d'options, comme la mise en relation téléphonique anonyme). Le ou les passager(s) participe(nt) aux frais selon un montant ou selon une règle fixée au départ, en
accord avec le conducteur. La plupart des sites sont dotés d'une charte qui stipule qu'il est interdit au conducteur de faire des bénéfices.

Le tarif standard est de 5 centimes d'euro par kilomètre. Pour les petits trajets (moins de 20 km), il est recommandé d'appliquer un montant « rond », 1 euro le voyage, par exemple. Et pour le
covoiturage régulier, il est souvent préférable d'établir un tarif mensuel. Nombreux sont les sites qui proposent un éco-calculateur qui permet d'estimer soi-même et sans ambiguïté le partage des frais de transport (avec ou sans les péages).

Exemple :
Paris-Lyon par l'autoroute (464 km) revient à 20 euros par passager.
Suite du dossier
>>> Le covoiturage à l’ère du Web 2.0
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