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| Les Niçois protestent auprès de M. Cailleux et de son assistant à la suite du penalty litigieux accordé aux Lyonnais. L'arbitre reconnaîtra par la suite avoir commis une erreur. |
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Lyon-Nice, un match référence...
Une des affiches de la cinquième journée a vu l'OGC Nice défier l'OL à Gerland. Quand les Azuréens menaient 2-0 après 20 minutes de jeu, on s'est dit que les Gones étaient bien partis pour mordre la poussière à domicile. C'était
toutefois sans compter avec M. Cailleux, considéré comme l'un des plus mauvais arbitres de notre championnat. En deux temps, trois mouvements, l'homme en noir permet à Lyon de remonter le score, pour finalement s'imposer (3-2). Une faute
imaginaire de Cyril Rool sur Juninho fournit au Brésilien l'occasion de réduire le score sur coup franc. L'égalisation - sur un nouveau coup franc de Juninho - est entachée d'un lever de drapeau intempestif du juge de
touche pour un hors-jeu toujours imaginaire de Frédéric Piquionne.
« J'ai estimé, à tort ou à raison, que Piquionne était en position de hors-jeu passif» »,
explique M. Cailleux, qui
n'a pas suivi son collègue. Au vu des images, l'attaquant lyonnais n'était en fait pas du tout hors jeu. Et, si cela avait été le cas, il aurait été tout sauf passif ! Bref, même quand l'arbitre prend une bonne décision, ce n'est pas pour la
bonne raison.
Les Niçois se sentent une nouvelle fois lésés. Le coup de grâce intervient à la 93e minute, quand Vincent Hognon tacle dans la surface et effleure le ballon de la main, bras collé au corps. Le juge de touche, encore lui, lève
son drapeau et signale un penalty.
« L'arbitre assistant, en son âme et conscience, estime que la main est volontaire, et, comme il est mieux placé que moi, je le suis dans sa décision et par conséquent j'accorde le penalty.
Quand on voit les images, il y a bel et bien un contact de la main, certes, mais involontaire, nous n'aurions donc pas dû siffler cette faute, et le penalty ne s'imposait pas. »
Karim Benzema ne se pose pas de question
et transforme la sentence.
Côté niçois, c'est la consternation.
« Durant l'année que j'ai passée en Angleterre, j'avais oublié la faiblesse de l'arbitrage en France. En la matière, je crois qu'on peut parler de véritable match
référence »,
explique Emerse Faé. Maurice Cohen, président du Gym, ne fait pas non plus dans la langue de bois :
« C'est une honte pour le sport. On ne peut pas accepter de se faire
abuser de la sorte. Je viens d'être réélu au sein du conseil d'administration de la LFP, comptez sur moi pour mettre sur la table le dossier de l'arbitrage. Le football professionnel a fait énormément d'efforts pour aider l'arbitrage ces dernières
années. Ce n'est pas pour voir une parodie comme ce soir. C'est catastrophique ! »
Suite du dossier
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