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| Elie Baup a Saint-Etienne, lorsqu'il remplace le fougueux entraîneur Frédéric Antonetti. |
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Sa vie a subitement basculé, en 1975, sur une route de campagne dans le Sud-Ouest. Il avait vingt ans. Un âge qui autorise tous les espoirs, qui ouvre la porte à toutes les illusions. Elie Baup était déjà à l'époque un grand
espoir du football français, au poste de gardien de but, quand le volant de sa voiture lui a glissé entre les doigts. Double fracture des cervicales. Six mois sans bouger au fond d'un lit d'hôpital. Le destin venait de frapper à sa
porte.
« Après ça, on apprend à relativiser, on devient plus philosophe. »
Le jeu, les gants et le ballon seront rangés au rayon des souvenirs.
« C'est dommage,
précise Yves Robert, l'entraîneur de Mazamet qui l'a vu grandir.
Avant son accident,
il avait intégré toutes les sélections régionales de jeunes. C'était un excellent gardien, très courageux, très fort dans les sorties. A la fois réservé, sérieux et pince-sans-rire. Il aurait pu faire une grande carrière de joueur
pro ! »
Il fera une grande carrière d'entraîneur... hexagonal.
Dès qu'il quitte son lit de souffrance, Elie Baup suit des études d'éducation physique à l'Ureps de Toulouse et passe tous ses diplômes de technicien de surface gazonnée. L'homme qui a toujours
« rêvé de construire sa vie autour du foot »
obtient ainsi son deuxième degré à vingt-six ans. Un record de précocité.
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>>> De l’hôpital au terrain des Verts
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