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| Suleiman Al-Fahim, nouveau propriétaire de Manchester City, veut faire de son nouveau club le meilleur du monde. Et pour ça, il est prêt à aligner les chèques. |
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| Cristiano Ronaldo, actuellement à Manchester United, fait l'objet de toutes les convoitises. Suleiman Al-Fahim est prêt à payer 165 millions d'euros pour s'attacher ses services. |
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« Le foot est un sport où l'argent est roi. »
Cette phrase n'aura jamais eu plus de sens que ces derniers mois. Certes, le Real Madrid dans sa période galactique réalisait un énorme
transfert par saison - avec celui de Zinedine Zidane en point culminant (75 millions d'euros) - mais tout semblait contrôlé, malgré l'indécence des sommes en jeu. Aujourd'hui, les milliardaires du pétrole rachètent les
clubs anglais à tout va. Avec les conséquences économiques que cela implique.
Manchester City futur grand ?
Racheter un club et en faire le meilleur du monde. Voilà l'ambition de ces milliardaires qui tentent une percée en Premier League. A l'image de Souleiman Al-Fahim, représentant émirati du groupe d'investisseurs d'Abou Dhabi, qui vient
tout juste de racheter Manchester City pour 260 millions d'euros. Le nouveau propriétaire des Citizens, dont la fortune serait dix fois supérieure à celle de Roman Abramovich (!), entend faire venir les meilleurs joueurs du monde et ne cache
pas son ambition :
« je veux faire de Manchester City le plus grand de la Premier League. Nous ne cherchons pas seulement des trophées en Angleterre. Nous n'avons pas beaucoup de temps, et l'argent
n'est pas un problème. »
Indécent ? Inquiétant ? Malsain ?
Reste que ces déclarations ne sont pas des paroles en l'air. Quelques heures à peine après le rachat du club, City fait signer Robinho, à un souffle de la fin du marché des transferts. Depuis des semaines, le Brésilien clame son envie
de quitter le Real Madrid pour Chelsea.
« Je l'ai déjà dit au président (Ramon Calderon), à l'entraîneur (Bernd Schuster), aux dirigeants et aux médias : j'ai la tête là-bas (à Chelsea), je veux jouer
là-bas. »
Mais les 42 millions d'euros proposés par les nouveaux propriétaires des Citizens, ajoutés aux six millions de salaire annuel, auront finalement convaincu le désormais ex-attaquant de la
« maison blanche ». Un transfert qui continue de faire jaser en Espagne.
Et que dire de celui qui pourrait se produire d'ici à quelques mois ? Toujours dans l'optique d'attirer les meilleurs joueurs du monde, Manchester City préparerait pour janvier, selon le site Internet du
Guardian,
une offre qui dépasse tout ce qui a pu exister jusqu'à présent. 165 millions d'euros pour Cristiano Ronaldo !
« Le Real Madrid a estimé sa valeur à 145 millions d'euros, mais pour
avoir un joueur de sa qualité, je pencherais plutôt pour 165 millions,
déclare Suleiman Al-Fahim.
Ronaldo a dit qu'il voulait jouer dans le plus grand club du monde. Alors on verra en janvier s'il était
sérieux. »
Si une telle proposition se confirme, comment réagira Manchester United ? Et que dire du principal concerné ? Le Portugais n'a pas caché son envie de rejoindre le Real Madrid, prêt à l'accueillir à bras ouverts dès la saison
prochaine, après l'échec des négociations de cet été. L'affaire, si affaire il y a, s'annonce très intéressante. A suivre...
Parallèlement, Suleiman Al-Fahim déclare vouloir recruter au minimum 18 autres joueurs, parmi lesquels Thierry Henry, David Villa, Ronaldo, Cesc Fabregas ou encore Fernando Torres. OK, et les défenseurs, c'est prévu ?
La Premier League écrase tout
Ce n'est pas nouveau, le championnat d'Angleterre écrase toute concurrence depuis quelques années, aussi bien économiquement que sportivement. Cet été, les clubs anglais ont battu un record d'indemnités de transferts, pour un
investissement cumulé de 615 millions d'euros. La plupart des équipes de Premier League ont des revenus assurés contractuellement quels que soient leurs résultats. Ajoutez à cela quelques milliardaires généreux du chéquier, et vous obtenez un
championnat atypique, que l'argent - en grande partie venu de l'étranger - a mené à dominer l'Europe. Effet de mode ? Caprices de milliardaires en manque de sensations ? Ou au contraire projets à long terme
crédibles ? Seul le temps nous le dira. Mais du temps, l'impatient Suleiman Al-Fahim n'en a pas. Attention au retour de bâton en cas de fuite des capitaux...
Roman Abramovich le pionnier
En 2003, Abramovich rachète Chelsea. A l'époque, le club londonien affiche un niveau correct capable de le hisser en Ligue des Champions quand une saison se passe bien ou de gagner la Coupe des Coupes en 1998. Les
« Blues » ne sont toutefois pas considérés comme un grand en Angleterre, à l'image d'Arsenal ou Manchester United. Mais avec l'arrivée du milliardaire russe, la donne change. Sa fortune, estimée à 23,5 milliards de
dollars en mai 2008, permet à Chelsea de se développer rapidement. Acheter des joueurs n'est plus un problème. Conséquence ? Un marché parallèle se crée pour le seul club anglais. Vous avez de l'argent ? Alors vous pouvez payer. Voilà
en substance l'approche des clubs vendeurs. Résultat, beaucoup de joueurs ont vu leur cote grimper démesurément au moment de rejoindre Chelsea. Quelques exemples : Paulo Ferreira (acheté 20 millions d'euros), Ricardo Carvalho
(30 millions), José Bosingwa (20 millions), Ashley Cole (23 millions), Shawn Wright-Phillips (26 millions).
Malgré les millions, Chelsea a encore toutes les peines du monde à attirer les grandes stars mondiales (ou considérées comme telles). Adriano, Ronaldinho, Eto'o, Messi ou encore Kaka (pour qui les Blues sont prêts à débourser
100 millions d'euros !) ont tous été approchés par le club, sans succès. L'argent ne rend, semble-t-il, pas encore omnipotent. Seul Andreï Shevchenko s'est laissé tenter par l'aventure anglaise (moyennant 46 millions d'euros), avec le
résultat que l'on connaît. Considéré comme le plus gros bide de l'histoire de la Premier League, l'Ukrainien ne s'est jamais imposé à Chelsea et a rejoint le Milan AC cette saison. Retour à la case départ.
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