Calexico vient de la contraction de California et de Mexico, du fait de la position géographique du groupe, « coincé » à Tucson, dans le désert de l’Arizona.
« Carried to Dust » est le sixième album du groupe.
« Carried to Dust »
Le groupe à géométrie variable mené par Joey Burns et John Convertino depuis leur fief de l'Arizona sort son sixième album (1). Enregistré à Tucson, puis mixé à Austin au Texas, il rassemble, en plus de quelques amis, les
musiciens qui les accompagnent sur scène, dont le trompettiste allemand Martin Wenk et l'ancien joueur de pedal steel de Lambchop, Paul Nielhaus.
Forts de l'évolution du précédent vers plus d'éléments pop et rock, avec des guitares électriques aussi énervées que fiévreuses, leurs nouveaux morceaux affichent une vraie diversité et voient ressurgir les sons de
mariachis de
Americana
dès le titre d'ouverture, puis au détour de la voix sensuelle de Pieta Brown, invitée sur
Inspiración,
avant l'instrumental western
El Gatillo (Trigger
Revisited). (1)
Carried to Dust,
City Slang/Coopérative Music.
Mon avis
Produit par leur vieux complice Craig Schumacher, cet album est beaucoup plus proche du répertoire que propose Calexico habituellement, notamment en concert. Les ballades atmosphériques aux cordes sensibles, servies par le
songwriting
poétique de Joey, trouvent même un étonnant écho dans le titre
Fractured Air (Tornado Watch)
porté par un groove presque électro !