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| Triple médaillée à Athènes il y a quatre ans, Laure Manaudou n'est que l'ombre d'elle-même depuis son arrivée à Pékin. |
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Après les 33 médailles acquises en 2004 à Athènes par la France, Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports, visait très haut avant le début des Jeux de Pékin. Une quarantaine de médailles. Après six jours, les Français
comptent 15 breloques, dont deux titres olympiques, pour une neuvième place au classement des médailles. Les bonnes surprises ont quelque peu compensé les déceptions. Mais pas complètement.
Les escrimeurs français déçoivent
Alors que l'escrime avait apporté six médailles à la France en 2004, dont trois en or, la cuvée 2008 doit pour l'instant se contenter de deux médailles d'argent, grâce à Fabrice Jeannet,
« une médaille
synonyme de défaite »,
selon lui et Nicolas Lopez. Les compétitions par équipes, qui sont d'habitude la grande force des Tricolores, n'ont pas souri, notamment pour les sabreuses, pourtant doubles championnes du monde, mais
battues en demi-finale par la Chine ce jeudi et en petite finale par les Etats-Unis. La France ne détient que le 5e meilleur bilan provisoire de la discipline, derrière l'Italie, l'Allemagne, les Etats-Unis et la Chine. Forcément une grosse
déception.
La reine Manaudou perd sa couronne
Arrivée à Pékin des doutes plein la tête après une année difficile, aussi bien sur le plan sportif que personnel, Laure Manaudou a confirmé qu'elle n'était pas dans sa meilleure forme. Huitième du 400 mètres nage libre, la distance
qui a fait d'elle une star mondiale, et 7e du 100 mètres dos, la nageuse de 21 ans a complètement craqué au micro de Nelson Monfort, envisageant même de mettre un terme prématuré à ses Jeux alors qu'elle doit encore disputer le
200 mètres dos. Manaudou décidera finalement quelques heures plus tard de continuer. Reste à voir dans quel état d'esprit. Quoi qu'il en soit, une médaille serait déjà un bel exploit pour la Française. Une telle phrase en parlant de Manaudou,
qui l'eut cru ?
Philippe Lucas, son ancien mentor, n'a d'ailleurs pas tardé à réagir au
« drame Manaudou ».
Oui, certains médias ont le sens du mélodrame. Avec son franc-parler habituelle, Lucas évoque un
énorme gâchis et critique le gros manque de travail de son ancienne protégée :
« On voit qu'elle manque de caisse, de puissance. Quand on n'a pas fait le travail qu'il fallait... Elle n'est pas sereine, elle ne peut
pas aborder la course comme il faut ».
Quant à un éventuel abandon de la compétition, Lucas ne le conçoit pas :
« quand on s'appelle Manaudou, on n'a pas le droit de se sauver, il ne faut pas
qu'elle abandonne, ce n'est pas possible. »
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