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PHOTOS
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| Christian Bale incarne pour la seconde fois le personnage de Batman. |
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| « Batman – The Dark Knight » a fait un carton aux Etats-Unis. |
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01men. : Vous avez joué dans un film sur Pablo Escobar et vous tournez Public Enemies, n'est-ce pas ?
Christian Bale :
Nous n'avons pas encore tourné
Killing Pablo,
mais pour ce qui est de
Public Enemies,
c'est bien fini.
Que trouvez-vous intéressant dans les rôles de représentants de la loi ?
Avant la simple histoire des défenseurs de la loi luttant contre des criminels, c'est surtout un bon scénario qui me motive. En ce qui concerne Melvin Purvis, dans
Public Enemies,
c'est un
personnage fascinant. On pourrait faire plusieurs films simplement sur sa vie. Plus qu'une simple attirance pour les représentants de la loi, c'est de travailler avec Michael Mann qui est intéressant, car il fait des recherches
très précises et il possède une grande finesse. Je pense que c'est tout simplement un bon réalisateur.
Quels sont les aspects de ce Batman qui vous ont attiré ?
Eh bien, je savais que Chris
[Nolan, NDLR]
avait réussi à imposer sa vision avec
Batman Begins,
j'ai eu l'impression qu'on lui avait donné la liberté de réaliser exactement
le film qu'il voulait avec
The Dark Knight.
Il me corrigera si je me trompe, mais c'est ce que j'ai ressenti. Avec Chris, c'est la troisième fois que nous collaborons, et je sais qu'il ne
travaille pas sur un concept déjà existant s'il ne sait pas ce qu'il peut lui apporter de plus. Je suis allé chez lui, je me suis assis, j'ai lu le script et je me suis dit qu'il avait vraiment explosé tous les codes des
films de genre, que ce n'était plus un film d'action ni un film de superhéros. C'est un film qui crée son propre genre.

Bien sûr, nous avons eu les moyens financiers de faire un film d'action avec des cascades, des explosions et tout ce qui s'ensuit, mais sans faire l'impasse sur un bon scénario. Tous ces effets spéciaux et toutes ces
explosions n'ont aucun sens s'ils ne sont pas soutenus par une scénarisation dramatique.
Est-ce que vous avez mal à la gorge lorsque vous faites la voix de Batman ?
Plus maintenant. Sur le premier tournage, ça m'a pris un moment pour m'y habituer, mais c'est comme le vélo. Sur le second film, je pouvais changer de voix quand je le voulais.
Vous n'avez jamais envie de vous asseoir et de ne rien faire ? Vous n'êtes jamais tenté de prendre un peu de repos ?
Si, évidemment. On peut être tenté de trouver un rôle dont la préparation implique de boire beaucoup de vin et de manger beaucoup de pâtes pour prendre beaucoup de poids tout en prenant les choses tranquillement. Je pense avoir infligé
assez de transformations à mon corps ces dernières années et maintenant, à mon âge (au milieu de la trentaine), je commence à me dire que oui, je pourrais avoir des complications si je continue de trop m'en imposer.

Je commence à ne plus me sentir aussi invincible que je l'ai été, mais j'apprécie la notion de travail éreintant. J'aime ça. J'aime savoir que j'ai travaillé dur pour quelque chose. Je n'aime pas
prendre les choses à la légère. Ce que je déteste le plus dans le tournage d'un film, c'est d'attendre encore et encore. Vous attendez sans rien faire. C'est ce que je n'aime pas.
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>>> « The Dark Knight », un « Batman » pour adultes
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