L'épreuve reine de l'athlétisme a connu des moments magiques, mais aussi de cruelles déceptions, à cause d'un dopage de plus en plus présent. Retour sur ces courses qui ont fait la légende de la discipline.
Jesse Owens établit un nouveau record du monde en 10,3 secondes. Le chronométrage s'effectue à l'époque au dixième de seconde. Sur une piste en terre et dans un climat hostile, le sprinteur américain met tout le monde d'accord. Son
record ne sera battu que vingt ans plus tard. Owens remporte quatre médailles d'or pendant ces olympiades (100 mètres, 200 mètres, 4 x 100 mètres, saut en longueur).
Championnats du monde à Tokyo 1991 (9''86)
Cette finale restera à jamais comme l'une des courses les plus intenses et les plus folles de l'histoire. Alors placé à 9 secondes 90, le record du monde est battu par Carl Lewis, en 9 secondes 86, mais aussi par son
dauphin, Leroy Burrell, en 9 secondes 88. Dennis Mitchell complète un podium 100 % américain avec un temps de 9 secondes 91. Le Britannique Linford Christie bat pour sa part le record d'Europe en 9 secondes 92.
Frankie Frederics établit de son côté un nouveau record d'Afrique (9 secondes 95) tandis que Raymond Stewart, seulement sixième, bat le record de Jamaïque (9 secondes 96). Il peut s'en passer des choses en moins de
10 secondes...
Championnats du monde d'Osaka 2007 (9''85)
La finale des Mondiaux 2007 est l'occasion d'assister au duel tant attendu entre Tyson Gay et Asafa Powell. Détenteur du record du monde, le Jamaïcain est donné favori, mais craque complètement à quelques mètres de la ligne d'arrivée.
Au point de terminer seulement troisième. Tyson Gay, de son côté, confirme tout son talent et devient champion du monde en 9 secondes 85. Il confirme la suprématie américaine dans l'épreuve reine de l'athlétisme. A Pékin, la confrontation
comptera un élément de plus en la personne d'Usain Bolt. Les chronos risquent bien de s'affoler.
Jeux olympiques d'Atlanta 1996 (9''84)
Malgré un départ catastrophique, Donovan Bailey remonte ses adversaires un à un et se permet même de battre le record du monde pour l'établir à un très joli 9 secondes 84. Le Canadien devance les toujours placés Frankie
Frederics et Ato Boldon. Quelques semaines plus tard, un duel entre Bailey et Michael Johnson (auteur à Atlanta d'un fabuleux 19 secondes 32 sur 200 mètres) est organisé pour déterminer l'homme le plus rapide de la planète. La
distance ? 150 mètres. La confrontation tourne court, Michael Johnson se blessant à la mi-course.