|
PHOTOS
 |
| De nombreuses séries cultes, comme X-Files, sont passées de la télé au cinéma. |
 |
 |
| Ce film est une adaptation d'une série diffusée entre 1979 et 1985. |
 |
 |
| De par sa qualité, ce film fait figure d'exception parmi les adaptations de séries. |
 |
|
|
Les scénaristes seraient-ils en mal d'inspiration ? Oui, au vu de la programmation des dernières sorties de films. En quelques années, une dizaine de séries télévisées ont connu une adaptation sur grand écran, de
Shérif
fais moi peur,
à
Miami Vice,
en passant plus récemment par
Sex and the City
et
X-Files.
De prime abord, l'exercice semble simple. Il suffit de choisir une série télé bien connue du public, d'y ajouter des acteurs célèbres et une pincée de scénario, juste de quoi réaliser un épisode de 90 minutes. Et c'est bien là que
se trouve problème : tant de facilité nuit aux films. La plupart des adaptations de séries sorties au cinéma donnent une forte impression d'avoir été bâclées, et réalisées uniquement pour engranger de l'argent.
Jean-François Morisse, rédacteur en chef du portail Premiere.fr confirme.
« Les adaptations de séries télé fonctionnent sur le principe de la franchise, comme des marques ».
Avec une
histoire connue du public depuis longtemps, il est beaucoup plus facile d'attirer des milliers de spectateurs dès la première semaine. Et finalement,
« quelque soit la qualité du film, si les spectateurs connaissent bien la
série, le succès est assuré ».
Des films à succès malgré une qualité très moyenne
Très loin d'être des chefs-d'oeuvre, la plupart des films dérivés de séries télévisées sont en effet des succès au
box-office.
Chapeau melon et bottes de cuir
notamment, a réuni
1,3 million de spectateurs en France, presque uniquement sur la première semaine. Et pourtant, souligne Jean-François Morisse,
« c'est un mauvais film ».
Même chose pour le premier opus de
Mission Impossible
(4 millions d'entrées) ou
X-Files : le film
(1,7 million).
Autre mauvais film, issu d'une série télé culte :
Ma sorcière bien aimée.
Avec Nicole Kidman en haut de l'affiche, le film sorti en 2005 a fait un flop et attiré moins d'un million de spectateurs.
Starsky et Hutch,
loin d'être inoubliable, a également peiné à attirer les foules. En France, seul 1,4 million de personnes l'ont vu au cinéma. Tout comme le français
Les Chevaliers du ciel
et son
pauvre 1,2 million d'entrées.
Car s'ils font de bons scores, ces films sont rarement des cartons. Comme pour
Chapeau melon et bottes de cuir,
le gros des entrées se fait la première semaine. Puis, le bouche à oreille, négatif en l'occurrence,
fait son travail. Malgré tout, les producteurs continuent de mettre sur pied des projets d'adaptation. Sur ce point, l'analyse de Jean-François Morisse est simple.
« Faire un film coûte cher,
dit-il,
mais
faire une adaptation de série permet de limiter les risques, car le public connaît déjà l'histoire ».
Reconnaissons quand même que tous les films nés d'une série télévisée ne sont pas mauvais. En revanche, beaucoup sont moyens. En général, la difficulté tient à un problème d'époque. Comme l'explique Jean-François Morisse,
« la construction des séries télé a beaucoup évolué depuis les années 80. Aujourd'hui, les séries sont construites autour des personnages, dont on suit l'évolution, tandis qu'il y a 20 ans, les épisodes étaient
indépendants les uns des autres ».
Plus facile donc, d'adapter
Sex and the City
que
Starsky et Hutch.
Et pourtant, les adaptations qui sortiront prochainement sont toutes des séries
nées dans les années 80...
L'exception La cité des hommes
Parmi la longue liste de séries télévisées adaptées au cinéma,
La cité des hommes
fait figure d'exception. Son histoire est particulière. Le film est une adaptation d'une série télé brésilienne, elle-même
inspirée du film de Fernando Meirelles,
La cité de Dieu
(sorti en 2003). Le résultat est plus que bon. Le rédacteur en chef de Premiere.fr parle d'une
« réussite
cinématographique ».
Et que tout le monde se rassure : il n'est pas nécessaire d'avoir vu la série pour comprendre de quoi il s'agit.
Suite du dossier
>>> Magnum, Dallas et MacGyver en préparation
|