Née en 1967, Carla Bruni remporta en 2003 la Victoire de la Musique de l’artiste féminine de l’année.
Comme si de rien n'était est son 3e album.
Comme si de rien n'était
L'ancien mannequin devenue musicienne et chanteuse, et depuis peu première dame de France, sort son troisième album (1). Contrairement au précédent, dont les paroles étaient extraites de recueils de poèmes et de nouvelles en
anglais, Carla Bruni les chante en français, à l'exception d'une reprise de Bob Dylan et d'un titre de l'italien Francesco Guccini.
Bercées par ses sentiments et par l'air du temps qui passe, parfois du temps perdu, ses compositions s'attachent à une production doucement pop entre guitare acoustique et clavier électrique. Du tempo jazzy du titre
La possibilité d'une île,
sur un texte de Michel Houellebecq, à la mélodie offerte par Julien Clerc pour
Déranger les pierres,
en passant par les arrangements de cordes de
L'amoureuse,
signés par Benjamin Biolay, son filet de voix célèbre l'amour, la douleur et l'ennui.
Mon avis
Quand c'est plat, c'est plat ! Malgré ses orchestrations plutôt recherchées, parfois, dans la légèreté faussement gaie d'un harmonica ou d'un banjo folk, cet album lent et pesant fait regretter la force
du blues de Louis Bertignac qui collait mieux à la voix et à la guitare de Carla.
Un album qui s'écoute comme si de rien n'était... Dans la joie du désespoir.