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La promesse
Cela fait bien longtemps qu'Apple a une sorte de contentieux inavoué à régler avec les joueurs. Si le design et les performances générales des Mac ne sont pas en cause, celles de leurs cartes graphiques obligent habituellement le joueur
à se contenter de titres un peu anciens. Avec la possibilité d'installer Windows sur un Mac, pour jouer, la question revêt un nouvel intérêt et une nouvelle importance. Aussi, quand Apple intègre une carte nVidia à son iMac haut de gamme, les
joueurs « macophiles » sont en droit de se poser la question. Va-t-il me permettre de jouer ? Pas de panique, voici la réponse.
La réalité
L'iMac 24 pouces est tel qu'en lui-même, beau, grand, agréable à regarder et à utiliser. La dalle est lumineuse, ce qui compense son vitrage et les reflets qui s'ensuivent. Le boîtier en aluminium enserre joliment le tout et
permet, en sus de l'aération arrière, à la dissipation de la chaleur. Du coup les bords et l'arrière de l'iMac sont assez rapidement chauds, voire très chauds. Mais cela ne gêne en rien son fonctionnement, et la ventilation reste plutôt discrète,
malgré le processeur et la carte graphique qui ne manquent pas de s'échauffer.
Une carte de joueur !

Des indiscrétions « off » nous avaient laissé entendre que la prochaine génération d'iMac serait équipée d'une vraie carte de joueur. Et c'était vrai. Avec, toutefois, deux légers bémols. Le premier est que la
GeForce 8800 intégrée à l'iMac 3,06 GHz est une GS. Soit l'entrée de gamme des 8800. Le second tient simplement au fait que, au moment de l'annonce de cet iMac, nVidia avait déjà annoncé depuis un petit moment une nouvelle génération de
cartes graphiques en remplacement de la série 8000. Pourquoi, dès lors, ne pas s'être arrangé avec nVidia pour en faire bénéficier l'iMac ? Un problème de configuration trop compacte ? L'iMac reposant en effet sur une plate-forme
assez proche de celle des portables. Dans ce cas, doit-on comprendre que les iMac seront toujours en retard d'un coup - au moins - dans la course au rôle d'ordinateur de joueur ? La réponse est oui et non.
Frags et FPS

Oui, car l'iMac, de par sa nature, ne pourra jamais concurrencer un PC quelconque, forcément plus évolutif. Et non, parce qu'il faut le reconnaître, cet iMac offre la satisfaction de faire tourner tous les jeux actuels. Et quand on dit
tous, on inclut
Crysis
(sous Windows Vista SP1). Bien évidemment, pour que ce soit réellement jouable, il faut faire quelques concessions. En abandonnant l'antialiasing, avec les réglages en mode maximal dans une résolution
de 1 920 x 1 200, on note quelques ralentissements quand la carte est sollicitée par l'affichage de nombreux éléments mouvants, mais la plupart du temps, cela reste jouable à une grosse vingtaine de frames par seconde. Avec un jeu
moins gourmand, comme
Unreal Tournament III,
on atteint des scores oscillants entre 45 et 50 frames par seconde, toujours en 1 920 x 1 200. Autant dire que les tirs à la roquette sont fluides. Sous
Mac OS X, des jeux un peu anciens comme
Doom 3
fonctionnent enfin avec tous les réglages poussés à fond, sans aucun souci majeur.
Et la suite ?

On le voit, la GeForce 8800 GS tient la route, assure l'essentiel : la possibilité de jouer sur un iMac aux jeux les plus récents. Toutefois, au vu des quelques limitations qu'on est obligé de s'imposer, une question
évidente se pose. Quid des jeux à venir ? Lourds soupçons. Grosses craintes. C'est le problème de se voir doter d'une carte graphique « en fin de carrière ». Donc, résumons. Oui, cet iMac permet de jouer mais non, cet
iMac 3,06 GHz n'est pas un iMac de
gamer.
Pas assez évolutif, pas assez puissant. Et pourtant, qu'on se le dise, grâce à la GeForce 8800 GS, cet iMac est deux fois plus performant que son dauphin, équipé d'une
ATI Radeon HD 2600. Autrement dit, pour un joueur qui ne conçoit pas le monde sans un Mac, cela vaut la peine de débourser les 320 euros qui séparent l'iMac 24 pouces 2,8 GHz du 24 pouces 3,06 GHz.
Et pour le reste ?

Bien entendu, l'iMac 3,06 GHz est particulièrement agréable à utiliser pour tous les autres usages du quotidien. Que ce soit, pour surfer sur le Web, pour trier et pour modifier ses photos, pour écouter de la musique ou pour
travailler avec Office. Il faut noter également un gain significatif de puissance de calcul entre cette nouvelle génération et celle des précédents iMac. Si dans certains domaines le gain se limite à quelque pour cent, pour la conversion de vidéos
avec Handbrake, par exemple, les temps varient du simple au double en faveur du nouveau processeur. Une amélioration des performances qui s'explique en partie par la fréquence en hausse de ce dernier.
Le verdict
iMac pour jouer ? Assurément. iMac de joueur ? Non, sauf à adopter une vision à court terme. Cela dépend de la façon dont on considère cet ordinateur : à moitié plein ou à moitié vide ? A moitié vide, on regrette que
ce ne soit qu'une GeForce 8800 GS et qu'il ne puisse évoluer. A moitié plein, on s'exclame ! Oui !
Crysis
tourne sur un Mac ! Et tout le reste en plus : la suite Office, le logiciel de
messagerie... fonctionnent toujours aussi bien, voire mieux. Alors, la déception de ne pas avoir le Mac qui fera oublier les XPS de
gamers
de Dell est atténuée, parce que, que diable, que cela plaise ou non,
Mac OS X est là pour les choses de tous les jours et Vista pour le reste, le jeu.

Voir la fiche technique.
iMac 24 pouces 3,06 GHz, d'Apple
Prix conseillé :
1 919 euros
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