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Développé par Firaxis, édité par 2K Games, pour PS3 et Xbox 360, environ 70 euros
Dans le monde du jeu vidéo, il y a deux chapelles. Celle des joueurs sur PC et celle des joueurs sur console. Chacune d'elles possède ses spécialités, ses spécificités et ses codes. Et c'est ainsi que traditionnellement, les jeux
de stratégie sont la chasse gardée du monde des joueurs PC. Aucun titre du genre ou presque n'est disponible sur console, et c'est donc un grand vide que vient combler
Civilization Revolution.
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Civilization Revolution
est la première incursion de la série
Civilization,
créé par Sid Meier, le papa de
Pirates
ou
RailRoad Tycoon,
sur console. Pour
cette première, le jeu a su s'adapter tant au niveau de la jouabilité que de l'atmosphère du jeu.
Civilization Revolution
est un titre accessible à tous, et il ne faut que quelques minutes pour trouver ses marques
avec une jouabilité qui a dû composer avec l'absence de clavier et de souris. On gère donc son empire à la manette, stick droit pour se déplacer, stick gauche pour gérer. Evidemment, le pad ne parvient pas à faire oublier le clavier et la
souris aux habitués du genre, mais le résultat tient largement la route.
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Une partie de
Civilization Revolution
démarre toujours de la même façon. Après avoir choisi la nation dont vous souhaitez prendre la destinée en main parmi les 16 disponibles (Egypte, France, Inde,
Angleterre...), vous vous retrouvez à l'âge des cavernes avec quelques hommes armés de gourdin prêts à vous obéir. Il faudra leur demander de construire quelques habitations, puis de stocker des ressources (or, bois, nourriture, etc.),
apprendre à se défendre et développer de nouvelles. Des axes principaux qui resteront les mêmes tout au long de la partie, l'ogive nucléaire remplaçant le gourdin comme arme de dissuasion. Chaque pays possède ses caractéristiques propres,
certaines sont plus douées pour les découvertes scientifiques que pour la guerre, et toutes les nations ont dans leurs rangs un grand personnage capable de choses extraordinaires comme Napoléon ou Gandhi.
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Contrairement aux autres volets de la série, cet opus de
Civilization
prend beaucoup de liberté avec l'Histoire et surtout avec la cohérence temporelle dont il ne se soucie guère. Ainsi Jules César pourra
signer un pacte de non-agression avec Napoléon, et il ne faudra pas s'étonner de voir des archers défier des chars d'assaut et ou des châteaux médiévaux côtoyer une centrale électrique. Un choix étonnant mais totalement assumé par les
développeurs qui ont accentué le second degré en dessinant des personnages et des environnements au look
cartoon
affirmé. Les animations des unités à l'écran ou les interventions des personnages qui interviennent en gros
plan à l'écran pour donner un conseil ou pour déclarer la guerre, sont, elles aussi, toujours placées sous le signe du grotesque et de l'humour.
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Civilization Revolution
offre plusieurs modes de jeu, dont le principal, le mode solo, se décline à travers divers niveaux de difficulté et diverses longueurs, idéal pour calibrer ses parties et ne pas
s'embarquer dans une aventure au long cours. La présence d'un mode multijoueur permettant à 4 joueurs de s'affronter est un vrai plus qui prolonge la vie d'un titre dont on fait le tour au bout d'une dizaine de parties solo. Le
titre de Sid Meier est une bonne mouture, pas forcement la meilleure de la série, mais assurément le titre de stratégie et de gestion le plus réussi sur console.
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