Dos au mur
Face aux Néerlandais, la France ne part pas favorite. Peu efficaces depuis plusieurs matchs, les Bleus doivent retrouver la confiance et le chemin des filets. Avant une dernière rencontre décisive, face à l'Italie.
Le sélectionneur néerlandais n'a rien perdu de sa technique. Le triple Ballon d'or (1988, 1989, 1992) est parvenu à transmettre à son équipe l'amour du jeu offensif. Les Italiens en ont fait les frais (3-0).
Après avoir mal commencé son Euro face à la Roumanie (0-0), la France s'attaque à un très gros morceau ce soir, vendredi 13 juin, en la personne des Pays-Bas. Impressionnants contre l'Italie lors de leur premier
match (3-0), les Néerlandais affichent une confiance totale. Tout le contraire des Bleus, dont la manière a beaucoup plus inquiété que le résultat lors de leur entrée dans la compétition.
La France doit attaquer
Le parallèle avec la Coupe du monde de 2006 a déjà été fait. L'équipe de France a commencé par un triste 0-0 et inquiète tous les observateurs. Mais là où le deuxième match se jouait à l'époque face à la Corée du Sud, un adversaire d'un
tout autre calibre se présente ce soir aux Bleus. Une équipe extrêmement offensive, totalement à l'opposé de la Roumanie. Et c'est peut-être sur ce point qu'il faut trouver un motif d'espoir.
La France a toujours eu du mal à faire la différence face aux équipes regroupées. En revanche, face à une nation joueuse, les hommes de Raymond Domenech devraient bénéficier d'un peu plus d'espaces et pouvoir se créer plus d'occasions.
Marco van Basten, le sélectionneur néerlandais a confirmé en conférence de presse que son équipe allait jouer son jeu tout en ajoutant que ' si une équipe doit attaquer sur ce match, ce doit être la
France '. On ne peut qu'acquiescer.
Quels changements pour ce match ?
Après la prestation plus que moyenne face aux Roumains, il paraît évident que des changements s'imposent. Pour commencer, les retours conjugués des deux cadres, Thierry Henry et Patrick Vieira, a priori bien remis
de leurs blessures, doivent amener un nouvel élan offensif. Dans le même temps, trois autres joueurs présents lors du premier match pourraient se voir remplacés.
Willy Sagnol a affiché une condition physique réellement inquiétante lundi dernier. Un Lassana Diarra, très bon lorsqu'il a évolué à ce poste sous le maillot bleu, est ainsi très susceptible de prendre sa place. A moins que le Lyonnais
François Clerc, un arrière-droit de formation, ne constitue la meilleure solution pour Domenech.
L'autre défenseur latéral, Eric Abidal, n'a quasiment rien apporté offensivement contre la Roumanie. Quand on sait que Patrice Evra, champion d'Angleterre et d'Europe avec Manchester United, a fait une magnifique saison et se languit
sur le banc de touche, on se dit que c'est sa chance. Surtout qu'Abidal n'est pas forcément contre un changement : ' Je suis pour, ça ne me dérangerait pas ', avouait le Barcelonais, en conférence
de presse.
Enfin, Florent Malouda, qui n'a plus fait un seul bon match avec les Bleus depuis deux ans et dont personne ne comprend ses titularisations à répétition, pourrait voir son poste attribué à Franck Ribéry ou à Karim Benzema, avec un
Sidney Govou qui prendrait alors place sur l'aile droite.
Autre énigme, quel système Raymond Domenech décidera-t-il d'utiliser ? Le 4-2-3-1 avec une seule pointe, Thierry Henry, a fait ses preuves en Allemagne, il y a deux ans. Mais sans Zinedine Zidane et avec un Henry de retour de
blessure, cette composition peut-elle vraiment fonctionner ? A moins que le sélectionneur des Bleus n'opte pour un 4-4-2, plus offensif, dans lequel Karim Benzema trouverait forcément une place de choix. La réponse, à 20 h 45.
Tout se jouera contre l'Italie
Si cette rencontre face aux Pays-Bas est évidemment cruciale, la qualification se jouera toutefois lors du dernier match, contre l'Italie. Une victoire ce soir permettrait aux Bleus de passer devant leur adversaire et de se placer
idéalement pour les quarts de finale. Dès lors un nul serait, a priori, suffisant pour le dernier match.
En cas de défaite ou de match nul, rien ne serait totalement perdu pour autant. Une victoire face aux champions du monde, sous réserve que le goal average ne soit pas un problème, qualifierait la France. On retrouverait alors un
parcours façon Mondial 2006. Avec une possible revanche contre l'Espagne, en quarts de finale. Si l'histoire ne se répète pas, elle semble prendre un malin plaisir à bégayer. On ne demande pas mieux.
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