La Cage aux folles/The Birdcage
Hollywood préfère réaliser des remakes que d'importer nos comédies. Parce que c'est le genre le plus difficile à exporter et que les Américains estiment notre humour trop souvent franchouillard. La Cage aux folles, d'Edouard Molinaro, a ainsi été transposée avec succès aux Etats-Unis en 1996 avec Nathan Lane et Robin Williams dans les rôles de Michel Serrault et d'Ugo Tognazzi. Le long-métrage américain n'est pourtant pas plus subtil que le français…
Trois hommes et un couffin/Three Men and a Baby
Les remakes hollywoodiens deviennent la plupart du temps plus célèbres que les films français dont ils sont tirés. Ce fut le cas notamment en 1987 avec Three Men and a Baby, de Leonard Nimoy, un triomphe commercial tiré de Trois hommes et un couffin, de Coline Serreau. Difficile pour Michel Boujenah, André Dussollier et Roland Giraud de rivaliser avec la notoriété internationale de Tom Selleck, Steve Guttenberg et Ted Danson…
Pépé le Moko/Algiers
Depuis les années 1930, Hollywood a produit plus de 70 remakes de films français. A commencer par Pépé le Moko, de Julien Duvivier, avec Jean Gabin. Ce film a été adapté à deux reprises aux États-unis : la version la plus connue est celle réalisée en 1938 par John Cromwell, avec le Français Charles Boyer dans le rôle titre. Intitulé Casbah, ce remake reste très fidèle à l'original.
Les Choses de la vie /Intersection
Les choses de la vie est l'un de nos rares drames à avoir donné lieu à un remake américain. Réalisé par Mark Rydell, Intersection apparaît très édulcoré par rapport au film de Claude Sautet. Sharon Stone y reprend le rôle de Romy Schneider, et Richard Gere, celui de Michel Piccoli. A noter que Richard Gere a joué à deux autres reprises dans des remakes de films français, avec Sommersby (tiré du Retour de Martin Guerre) et Breathless (tiré d'A bout de souffle).
La Totale/True Lies
Bonne pioche pour James Cameron, qui reprend la comédie de Claude Zidi La Totale sous le titre True Lies. Dotée de gros moyens et d'un casting de choc avec Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis, cette comédie d'action cartonne en salles à sa sortie en 1994. Mais l'aventure se termine mal pour Claude Zidi en 2004, puisqu'il est condamné pour contrefaçon de scénario. True Lies serait ainsi le remake d'un plagiat !
Les Diaboliques/Diabolique
Le classique français de 1955 d'Henri-Georges Clouzot est revu et corrigé en 1996 par Jeremiah Chechik pour mettre en valeur Sharon Stone. Isabelle Adjani est appelée à la rescousse pour apporter une touche « frenchy » à ce thriller, mais le film connaît un échec cuisant en salles.
L'Emmerdeur/Buddy buddy
Dernier film de l'illustre Billy Wilder, Buddy buddy laisse les spectateurs américains indifférents en 1981 malgré la présence du très populaire Jack Lemmon. C'est aussi le premier scénario de Francis Veber adapté à Hollywood, avant Le Grand Blond avec une chaussure noire (traduit en anglais par « L'Homme à la chaussure rouge » en 1985) et Les Fugitifs, dont l'auteur réalisera lui-même le remake en 1989.
A bout de souffle/Breathless
Etonnamment, quelques films d'auteurs de la Nouvelle Vague ont fait l'objet de remakes américains. C'est le cas de Jules et Jim, de François Truffaut (Willie and Phil, 1980) mais aussi d'A bout de souffle, de Jean-Luc Godard (Breathless, 1983). Les résultats furent peu probants pour ce dernier film, malgré la mise en avant appuyée de la plastique de Valérie Kaprisky dans le rôle de Jean Seberg.
Le Père Noël est une ordure/Mixed Nuts
Raté ! Le remake de la comédie culte de la troupe du Splendid se solde par un échec au box-office en 1994, malgré la présence de Steve Martin. La faute en revient probablement à un scénario et à des dialogues aseptisés par rapport à l'original.
Nikita/Point of No Return
Avant de connaître les honneurs du box-office américain avec Le Cinquième Elément, Luc Besson a refusé de réaliser lui-même le remake de son film Nikita avec la comédienne Bridget Fonda. Mais il a tout de même cédé de bonne grâce les droits du film à la Warner en 1993. Rebaptisé Point of no Return, le film a connu une belle carrière aux États-unis comme en France.