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Monaco, vitrine de la F1 F1-Live.com et Henri Frey

GRAND PRIX

Monaco, vitrine de la F1

F1-Live.com et Henri Frey , 01men., le 20/05/2008 à 15h50
A quelques jours de la course la plus difficile et la plus médiatisée de la saison, les paddocks affûtent leurs monoplaces. Si la hiérarchie semble déjà établie, toutes les écuries seront en danger ce week-end.
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 Kimi Räikkönen et Felipe Massa, les deux pilotes de Ferrari, alternent leurs victoires depuis quatre grands prix. La Scuderia impressionne en ce début de saison.
Kimi Räikkönen et Felipe Massa, les deux pilotes de Ferrari, alternent leurs victoires depuis quatre grands prix. La Scuderia impressionne en ce début de saison.
 Déjà vainqueur à Monaco en 2006 avec Renault, Fernando Alonso a récidivé la saison dernière avec McLaren, Lewis Hamilton offrant le doublé à l'écurie britannique grâce à sa 2e place.
Déjà vainqueur à Monaco en 2006 avec Renault, Fernando Alonso a récidivé la saison dernière avec McLaren, Lewis Hamilton offrant le doublé à l'écurie britannique grâce à sa 2e place.

Donnée favorite de la saison 2008, l'écurie Ferrari a connu un léger retard à l'allumage en Australie pour le premier grand prix de l'année. Défaillance dont a su profiter Lewis Hamilton pour s'imposer. Mais, depuis, Kimi Räikkönen et Felipe Massa se sont partagé les victoires et occupent les deux premières places du classement des pilotes.

Chez les constructeurs, la Scuderia compte déjà 19 points d'avance sur BMW Sauber, bien servi par la belle régularité de ses pilotes, Robert Kubica et Nick Heidfeld. La compétition entre les pilotes devrait logiquement se résumer à une lutte à trois (Räikkönen, Massa, Hamilton) ou à quatre si Kubica confirme sa régularité tout en décrochant plus souvent le podium.

Mais cette belle hiérarchie est susceptible d'exploser en vol dans les rues de Monaco. Il est très difficile de doubler, et les abandons et les accidents sont souvent nombreux, permettant aux écuries moyennes disposant de voitures fiables de faire un coup d'éclat. Olivier Panis (1996) et Jarno Trulli (2004) ont ainsi remporté leur seule victoire en carrière sur le Rocher.

De quoi forcément donner des idées à un pilote comme Sébastien Bourdais. Après une très bonne première course en Australie (il a fini 6e), le Français n'a malheureusement pas confirmé depuis. Lui qui vit sa première année en Formule 1 doit à tout prix se faire remarquer s'il souhaite un jour rejoindre une écurie de renom. Le week-end prochain, devant des dizaines de milliers de spectateurs français, serait le moment idéal.


Alonso, double tenant du titre

Après une saison tendue chez McLaren, Fernando Alonso est revenu « à la maison », chez Renault. Mais l'écurie française n'affiche plus le niveau qui a permis à l'Espagnol de décrocher deux titres consécutifs de champion du monde, en 2005 et en 2006.

« Nous avons encore beaucoup de travail avant de pouvoir rivaliser avec les meilleures écuries, mais nous sommes sur le bon chemin et très motivés », déclare Alonso. Parfaitement lucide sur les capacités de sa monoplace, il garde néanmoins espoir en vue du Grand Prix de Monaco : « Nous avons progressé, mais nous sommes encore derrière Ferrari, McLaren et BMW. Bien que Monaco soit un circuit où le pilote peut réellement faire la différence, disposer d'une bonne voiture est toujours un avantage. Nous allons essayer de créer la surprise. »

Créer la surprise. Voilà certainement l'objectif de tous les pilotes aux monoplaces peu performantes. Une succession d'abandons et une voiture fiable « suffiraient » à leur faire gagner des points, voire mieux si la course tourne au massacre.


Les monoplaces vont souffrir !

En début de week-end, il faudra d'autant plus se méfier de la piste qu'elle manquera cruellement de grip, une situation qui aura tendance à évoluer à mesure que les heures passeront. Mais d'autres facteurs seront également à prendre en compte.

Hauteur de caisse : si les rues de la principauté peuvent sembler tout à fait lisses quand on y roule en voiture de tourisme, il n'en est rien au volant d'une monoplace. Pour pouvoir répondre aux différentes variations de surface, on opte généralement pour des hauteurs de caisse relevées de 5 à 7 millimètres par rapport à la normale.

Les rues sont également glissantes, notamment au niveau du marquage au sol : un paramètre que les pilotes devront avoir présent à l'esprit au long des 78 tours que compte ce grand prix.

Suspensions : des suspensions plus souples sont utilisées afin d'augmenter l'adhérence des pneumatiques. Elles facilitent notamment le passage de la monoplace sur les vibreurs. Pour permettre aux roues de tourner de façon indépendante sur les bosses, les barres anti-roulis peuvent également être assouplies.

Une attention particulière est portée au carrossage. L'objectif est de donner au pilote une voiture neutre en laquelle il pourra avoir confiance en tout point du circuit.

Aérodynamisme : on utilise à Monaco les appuis aérodynamiques les plus élevés de la saison. Contrairement aux idées reçues, le principal intérêt de ces appuis n'est pas de faciliter le passage en courbe, qui se négocie ici à des vitesses relativement faibles et où le grip mécanique se révèle être de première importance. En réalité, ces appuis aérodynamiques importants permettent de gagner en stabilité au freinage puis lors de l'accélération qui suit, afin d'accroître la motricité en sortie de virage.


4 150 changements de vitesse

Angle de braquage : la fameuse épingle du Grand Hôtel est le virage le plus serré de la saison avec celui de la Rascasse. Il nécessite un angle de braquage plus important, près de deux fois plus grand qu'à Barcelone. Une suspension avant est spécialement conçue pour le tracé de Monaco, afin de garantir l'angle de braquage nécessaire.

Pneus : Monaco n'est pas un circuit particulièrement exigeant pour les pneumatiques, car le tracé reste plutôt « lent ». Dans ce contexte, Bridgestone mettra à disposition des équipes, comme l'an passé, les deux types les plus tendres de sa gamme : les tendres et ultratendres, qui devraient offrir une meilleure motricité dans la relance des virages lents.

Boîte de vitesses : on utilise des rapports de boîte très courts pour optimiser l'accélération et tirer le meilleur du moteur, même à basse vitesse. La boîte de vitesses devra être en mesure de supporter les 53 changements de rapport par tour, soit au total près de 4 150 changements.

Moteur : sur le papier, Monaco apparaît comme le circuit le moins exigeant de la saison pour le moteur, avec à peine 45 % du tour à pleine charge. Mais les apparences sont parfois trompeuses. La surface bosselée peut mener à des surrégimes lorsque les roues décollent. Le pilote devra donc se montrer prudent.

Un moteur souple, avec notamment une bonne relance, sera déterminant dans les rues sinueuses de la principauté !


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