Natif de l’Essonne, Arman Méliès a grandi avec Niel Young, The Cure, Sonic Youth et My Bloody Valentine. C'est aussi un admirateur de Léo Ferré.
Enregistré à Bruxelles par Antoine Gaillet, cet album doit sa pochette au graphiste Julien Pacaud.
Casino
Derrière la pochette dadaïste du troisième album (1) d'Arman Méliès se cache un univers que l'auteur compositeur peaufine depuis 2003. Lui, qui a choisi son pseudonyme en référence à un peintre excentrique et à un cinéaste
lunaire, montre désormais toute l'étendue d'un talent qu'il a partagé sur le dernier album de Bashung.
Son écriture pointilleuse, poétique et mélancolique prend toute son ampleur avec
Casino.
Ses dix chansons brillent grâce une production luxueuse, mais pas luxuriante, de cordes, de cuivres, de claviers et de rythmes
spleenétiques. Ses mélodies aux ambiances aériennes s'agencent comme un voyage à travers des jeux de sentiments, d'ombres et de lumières, dans des peintures de vie et de mort, d'amour et de rupture.
(1)
Casino,
Warner Music
Mon avis
D'une élégance et d'une sensibilité rare, autant dans l'approche musicale que littéraire, cet album rappelle l'univers artistique, souvent en mouvement, de Dominique A ou d'Etienne Daho. A
noter qu'il intègre une reprise du titre
Amoureux solitaires,
d'Elli et Jacno, popularisée par Lio.