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| La taille du portefeuille et le montant des ordres doivent être assez importants pour amortir les frais de courtage sans prendre des risques trop importants. |
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5. Se fixer un cap
Pour éviter les errements de l'investisseur solitaire, Gérard Ampeau recommande de se fixer un double objectif : une rentabilité en pourcentage et un délai maximal pour l'atteindre.
« Si l'on veut
doubler son capital avec une rentabilité de 7 %, il faudra environ dix ans. Cela permet d'avoir une indication sur le type de risques sur lequel on va s'orienter, mais il faut ensuite être capable de supporter les pertes éventuelles sans
tout revendre »,
explique-t-il. Projet immobilier et constitution d'une retraite complémentaire obéiront à des timings bien différents. Mais, dans tous les cas, garder des réserves est indispensable.
6. Assurer ses arrières
Pas question de jouer son va-tout avec ses dernières économies ou avec de l'argent emprunté ! Les sommes investies en Bourse doivent être une épargne « superflue ». Et une épargne de précaution
complémentaire est indispensable pour éviter la ruine et gérer son portefeuille de façon optimale.
« Il faut utiliser une partie de son patrimoine dont on n'aura pas immédiatement besoin pour ne pas être contraint de sortir
d'une position à un moment inadéquat et donc de faire une moins-value significative »,
explique David Langlois.
7. Ne pas voir trop gros
Il n'y pas de capital minimal ou maximal pour investir en Bourse. Mais voir trop petit ou trop gros peut vite se révéler contre-productif, en raison du savant calcul des frais de courtage forfaitaires et proportionnels. Inutile d'opter
d'emblée pour un « maxicapital ».
« Il faut se faire la main avec un portefeuille de taille raisonnable pour que ses plus-values ne soient pas mangées par le coût des transactions, qui est
proportionnel à leur montant »,
conseille David Langlois.
« L'idéal est de commencer avec un portefeuille de 2 000 ou 3 000 euros et de quatre à six lignes. Il n'est pas raisonnable en effet de vouloir se constituer un portefeuille avec des ordres
inférieurs à 500 euros, car, avec un coût de courtage de 4 à 7 euros environ à l'achat puis à la vente, il faudra que votre investissement vous rapporte au moins 2 % (10 euros) pour être intéressant »,
explique Aldo Sicurani, secrétaire général de la Fédération française des clubs d'investissement. A vous de faire ensuite fructifier ce capital grâce à une bonne gestion.
Lire les trois conseils suivants.
Suite du dossier
>>> Gérer son portefeuille
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