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| Depuis 2004, tout salarié justifiant d’un an d’ancienneté acquiert chaque année un crédit d’au moins 20 heures de DIF, cumulables sur six ans dans la limite de 120 heures. |
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| L'employeur a l’obligation de vous tenir informé chaque année par écrit de vos droits acquis, mais peut refuser de vous accorder une formation deux années de suite. |
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Quoi de plus normal que de lorgner une formation professionnelle. D'autant plus que l'offre est riche. Revers de la médaille, elle est complexe à décrypter. Les formules varient de quelques heures à plusieurs mois, sont
dispensées à temps partiel ou à temps complet, se déroulent en dehors ou pendant les heures de travail, sont diplômantes ou non, etc.
L'accès est même parfois gratuit pour les salariés qui disposent d'un peu d'ancienneté dans l'entreprise. Pour l'instant. Car une réforme de la formation professionnelle est dans les cartons du
gouvernement. D'ici là, voici comment en profiter.
Préalable : construire son projet professionnel
Avant toute chose, il est impératif de savoir où l'on va.
« Il faut mettre au clair son projet professionnel,
analyse Catherine Gazeau, consultante à l'Apec (Association pour
l'emploi des cadres).
Lorsqu'il est flou, il faut réaliser un bilan de compétences afin de recenser les acquis et de connaître les pistes vers lesquelles on souhaite aller. Et en déduire les éventuels besoins de
formation ».
Réalisé avec l'aide d'un prestataire extérieur, le bilan de compétences garantit une totale confidentialité des résultats. De plus, le financement relève soit de l'employeur soit d'un organisme extérieur
(l'organisme paritaire collecteur agréé au titre du congé individuel de formation, l'Opacif, dont dépend votre entreprise). Dans le premier cas, vous pouvez demander à votre entreprise d'utiliser son plan de formation ou
recourir à votre droit individuel à la formation (DIF).
Ce dernier vous accorde vingt heures de formation par année de présence dans l'entreprise. Mais peut-être préférez-vous entamer cette démarche sans en avertir votre employeur. Dans ce cas, vous pouvez demander un congé individuel
de formation (CIF). Principale contrainte : disposer d'au moins cinq années d'ancienneté, dont une dans l'entreprise actuelle.
Profiter vite du DIF
L'une des principales questions consiste à déterminer s'il est préférable d'opter pour une formation diplômante ou non. Ce qui revient souvent à choisir entre une formule de courte durée, c'est-à-dire généralement
comprise entre vingt et cinquante heures, ou de longue durée.
« Pour évoluer dans son métier, ce qui est le cas pour un commercial qui veut devenir directeur commercial, il n'est pas besoin d'opter pour une
formation diplômante, car il s'agit d'acquérir des outils pragmatiques »,
précise Catherine Gazeau.
Dans ce contexte, il suffit de demander à son employeur d'utiliser son DIF. Et vous avez de grandes chances d'obtenir son accord. Légalement, l'employeur peut vous refuser ce droit deux années consécutives, mais dans les
faits,
« la très grande majorité des demandes est acceptée »,
estime Philippe Rouzaud, directeur général du site Web Iciformation.
« Mais il faut profiter assez rapidement de ce dispositif, car les entreprises risquent d'avoir du mal, bientôt, à le financer »,
prévoit Arnaud Gastaud, responsable marketing du
site Kelformation. La raison ? Ce dispositif, entré en vigueur en 2005, plaît.
« Une enquête du groupe Demos montre que 20 % des salariés l'avaient utilisé en 2007, contre seulement 9 % en
2006 »,
ajoute Arnaud Gastaud.
Autre solution : proposer à son employeur d'utiliser, le cas échéant, son plan de formation pour financer votre projet. C'est cette dernière option qu'a choisie Olivier Heckmann pour se perfectionner en
anglais.
« Même si je parle tous les jours dans cette langue, j'ai souhaité m'améliorer pour dialoguer avec mon nouveau responsable, de nationalité anglaise,
précise ce directeur du service après-vente de
Covidien, une entreprise internationale de ventes de dispositifs médicaux.
Mon entreprise finance la cinquantaine d'heures de cours individuels. »
Le CIF est plus difficile à obtenir
Le financement des formules de longue durée reste, quant à lui, plus difficile à décrocher. Le principal moyen d'y parvenir consiste à demander un CIF auprès de l'organisme dont dépend votre entreprise.
« Il faut, dans ce cas, bien se renseigner sur les secteurs d'activité qui sont prioritaires dans votre région. Mais aussi essayer de connaître les quotas établis par niveau de formation initiale »,
estime Philippe Rouzaud.
En cas de refus, vous pourrez réitérer votre demande. Ou bien solliciter votre employeur.
« Certaines entreprises investissent dans la formation professionnelle, y compris en faisant un gros cadeau. En
contrepartie, elles demandent généralement à l'employé de s'engager à ne pas en partir pendant un certain temps. »
Un bon moyen pour que salariés et employeurs partagent les fruits de leur investissement.
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