La formation rassemblée autour d’Adam Green se compose notamment de Stephen Mertens (bassiste des Moldy Peaches), du clavier Nathan Brown et du batteur Parker Kindred.
« Sixes & Sevens » a été arrangé par David Campbell (Green Day, Beck, Leonard Cohen, Cat Power…) et par ses musiciens venus tout droit de Californie pour l’enregistrement de l'album.
Sixes & Sevens
S'il n'est pas Franck Sinatra, ni Paul Anka, et s'il n'est pas non plus Johnny Cash, ce jeune
singer song writer
de New York en synthétise pourtant bien un certain nombre de
caractéristiques dans son cinquième album (1). Enregistré au retour d'un séjour musical à Nashville, il prend les atours d'un road movie et multiplie les atmosphères. D'une voix un brin crooner, notamment accompagnée par
une luxuriance orchestrale sur
Morning after Midnight,
Adam Green promène ses textes jusque que dans l'intimité du titre
Tropical Island.
Fort agréablement arrangées, avec souvent l'ajout
d'un instrument original - que ce soit une flûte ou un cuivre -, ses ballades country servies par une guitare folk s'amusent aussi de l'omniprésence d'un choeur gospel de Brooklyn pour sublimer ses
belles mélodies.
(1)
Sixes & Sevens,
4AD/Beggars
Mon avis
Le traitement fort original d'un style musical folk, peut-être un peu poussiéreux aux premiers abords, se révèle très réussi, titre après titre, de
You Get so Lucky
au tribal
Leaky,
en passant par
Flask Drowning Head First
et
Cannot Get Sicker,
en plus du charme indéniable de la voix d'Adam Green.