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 (12 images)
Un détecteur d’odeurs utilisant les abeilles
© Susana Soares/MOMA 2008
Les abeilles peuvent percevoir les odeurs de manière très poussée, jusqu’à déceler la présence de phéromones, de toxines ou de maladies. Partant de ce constat, la désigner portugaise Susana Soares a imaginé une série d’outils alternatifs permettant de poser un diagnostic en utilisant des insectes spécialement entraînés à détecter certaines odeurs. L’objet ci-dessus est muni de deux chambres. Lorsque les abeilles repèrent la présence d’une odeur spécifique dans l’haleine d’un individu, elles passent de la première à la seconde chambre, plus étroite.
Une pile post mortem à combustible microbien © James Auger et Jimmy Loizeau/MOMA 2008
Dans le cadre de leur projet After Life, les designers britanniques James Auger et Jimmy Loizeau ont imaginé cette pile chargée à partir des acides gastriques issus de la décomposition d’un défunt. Pouvant être gravée d’une épitaphe, la pile s’intègre à différents produits électroniques, comme une lampe de poche. Cet état électronique peut être interprété comme une « forme de régénération » fournissant aux sceptiques « une preuve de vie après l’expiration biologique », indiquent les designers.
Fabriquer du cuir sans faire de victimes © Ionat Zurr/MOMA 2008
Deux artistes australiens – Oron Catts et Ionat Zurr – ont mis au point un prototype, à l’échelle miniature, permettant la fabrication in vitro d’une veste en cuir. Comme dans tout procédé de culture in vitro, il s’agit de cellules vivantes soutenues par une matrice en polymère biodégradable, à laquelle on a donné pour l’occasion la forme d’un manteau. Un moyen de porter du cuir sans devoir tuer un animal et une façon, selon les artistes, de lancer le débat sur les possibilités de mettre fin à « notre consumérisme destructeur ».
La viande de demain fabriquée in vitro © James King/MOMA 2008
Les scientifiques de l’université d’Australie occidentale ont inventé l’expression « disembodied cuisine ». La « cuisine désincarnée » désigne une nouvelle technique de production de tissus permettant de fabriquer de la viande en laboratoire à partir de prélèvements cellulaires. Réfléchissant sur cette possibilité de produire de la viande artificielle, le designer James King imagine que nous ne choisirions pas forcément les mêmes morceaux, mais que nous aurions toujours besoin de recréer des formes familières pour nous rappeler d’où viennent ces nouveaux aliments. Le projet présenté ci-dessus a été réalisé à partir d’une coupe transversale de l’estomac d’un buf.
Un vase de miel construit par les abeilles © Raoul Kramer/MOMA 2008
Pour réaliser cet objet poétique, le designer slovaque Tomáš Gabzdil Libertíny a mis au point une première structure de ruche en forme de vase (une sorte d’échafaudage destiné à disparaître en fin de projet), puis a laissé une colonie d’abeilles s’en emparer et y installer son essaim. Au bout d’une semaine, les 4 000 abeilles sont parvenues à fabriquer ce vase, prêt à accueillir les fleurs ayant permis aux insectes de produire le miel.
Le concept « Typosperma » © Amir Lipsicas/MOMA 2008
Avec cette création expérimentale réalisée à partir des logiciels Rhino et Macromedia Freehand, le typographe israélien Oded Ezer propose de cloner des spermatozoïdes en implantant des informations typographiques dans leur ADN. « L’objectif principal du projet Biosperma était de créer des sortes de nouvelles créatures transgéniques : mi-sperme (humain), mi-lettre », explique l’artiste dans le catalogue de l’exposition.
Des jouets mutants interactifs © Stuart Karten Design/MOMA 2008
Comme l’indiquent les trois designers du projet réunis au sein de l’agence Karten Design, ces successeurs du Tamagotchi, baptisés en anglais Epidermits Interactive Pets, « ne ressentent pas la douleur, ne pensent pas et ne font que suivre un ensemble complexe d’algorithmes ». Recouverts de peau humaine reconstituée, ils requièrent un minimum d’entretien et peuvent être maintenus en hibernation dans un réfrigérateur standard. Disponibles avec différentes couleurs de peau et de cheveux, ils sont également personnalisables à l’aide de tatouages ou de piercing. Répulsion garantie !
Un génome humain en version chimpanzé © MOMA 2008
La première comparaison analytique entre le génome du chimpanzé et celui de l’être humain a révélé que les hommes avaient 98,77 % de gènes communs avec l’animal. On a également établi qu’une grande partie des 1,23 % de différences était liée au gène FOXP2, jouant un rôle actif dans l’apprentissage du langage. Pour nous permettre de visualiser ce résultat, le scientifique Ben Fry a utilisé un logiciel de traitement des données faisant apparaître les 75 000 lettres qui composent ce gène en signalant, à l’aide de points rouges, les principales différences qui nous séparent du singe.
Une machine pensante © Wattenberg and Marek Walczak/Turbulence.org/MOMA 2008
Imaginée par Marek Walczak et Martin Wattenberg, cette thinking machine, MW2MW2, contre laquelle on peut jouer aux échecs, nous permet de visualiser sur l’écran tous les mouvements que l’ordinateur peut effectuer avant de déplacer une pièce adverse sur l’échiquier. Les traces illustrant les multiples scénarios envisagés avant l’action rendent ainsi visibles le cheminement de la pensée.
Une queue de chien communicante © James Auger/MOMA 2008
Dans leur projet intitulé Augmented Animals (Animaux augmentés), les designers britanniques James Auger et Jimmy Loizeau imaginent des innovations technologiques pouvant être appréciées et utilisées par les animaux. Composé d’un système de diodes électroluminescentes reliées à une queue artificielle, le LED Dog Tail Communicator a pour vocation de convertir en mots humains le message qu’un chien veut véhiculer en agitant sa queue plus ou moins rapidement.
Une cellule d’isolement pour la sieste © Véronique Huygues/MOMA 2008
Baptisé Narco, ce coin de repos fait partie du projet Analeptic, développé par la designer française Marie-Virginie Berbet en vue d’optimiser les conditions physiologiques des individus sur leur lieu de travail. L’intérieur du cocon est constitué d’une sorte de ruban enroulé qui permet de s’isoler visuellement et acoustiquement sans ressentir de claustrophobie. Capable de détecter le moment exact où l’utilisateur s’endort, la cellule d’isolement s’illumine avec douceur, au bout de dix minutes de sieste.
Un poumon domestique producteur d’oxygène © Véronique Huyghe/MOMA 2008
Partant du constat qu’en ville le taux d’oxygène dans l’air était nettement inférieur aux besoins de notre organisme, le designer français Mathieu Lehanneur a mis au point « O », pour que l’environnement s’adapte à notre corps plutôt que l’inverse. Muni d’une sonde oxymétrique, l’appareil mesure en permanence le taux d’oxygène dans l’air. Lorsque ce dernier est insuffisant, il déclenche une lumière permettant d’activer la photosynthèse du Spirulina Platensis, sorte d’algue possédant le plus haut rendement de production d’oxygène, contenu dans le récipient central. Le projet est étudié par la NASA pour les astronautes effectuant de longs séjours dans l’espace.
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En savoir plus sur l'exposition
Design and the Elastic Mind
présentée au MoMA (Museum of Modern Art) jusqu'au 12 mai 2008.
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