La promesse
Distingué lors du CES de Las Vegas édition 2007, l'OSD a débarqué en France. Après quelque temps d'utilisation, il est difficile de définir précisément le contour de ses attributions. La tâche est ardue, il porte de nombreuses
casquettes et offre de nombreuses fonctions.
Les représentants de Neuros Technology nous l'ont présenté comme un concurrent du
Video Transfer de Pinnacle.
Son objectif serait donc de numériser vos vidéos analogiques. Seulement ? Pas vraiment, non. C'est même
ne pas lui rendre hommage. Découverte.
La réalité
L'OSD est avant tout un boîtier. Plutôt joliment dessiné, il ne jure pas à côté d'un ensemble hi-fi/DVD/téléviseur. Tous les câbles se branchent d'un même côté. Si les câbles composite sont livrés, il faudra acheter un câble S-Video.
En sus, le cordon d'alimentation avait, sur le modèle que nous avons testé, tendance à se débrancher plutôt facilement. Il était donc nécessaire de ne pas trop toucher à l'OSD une fois mis en place.
A l'opposé des câbles, se trouvent les lecteurs de cartes multimédias. Les formats supportés sont nombreux (SD, MS, MS Pro, MS Duo, MMC, Compact Flash et MicroDrive). On trouve également un port USB, pour brancher un disque dur externe
ou une clé USB, ainsi que le capteur infrarouge pour la télécommande. Car, l'OSD est livré avec une télécommande complète.
Une preuve s'il en était besoin que cet appareil est bien plus qu'un outil pour numériser des vidéos numériques. D'ailleurs, la télécommande peut également servir à contrôler votre téléviseur après une petite phase de configuration
très simple.
Numériser les contenus...

La numérisation des données est aisée une fois les branchements établis entre la source et l'OSD, soit en direct, soit via le téléviseur. Pas aussi évidente qu'avec la Video Transfer de Pinnacle, c'est vrai, mais à la portée de n'importe
quel utilisateur. Il faudra toutefois choisir le support de destination (iPod, disque externe, PSP,
smartphone,
etc.) grâce à des « profils », la résolution acceptée et éventuellement toucher à quelques réglages
qualitatifs.
Ensuite, lancer la lecture de la source et l'enregistrement sont les seules tâches à accomplir. La qualité des vidéos obtenues est excellente, tout dépendant évidemment de celle de la source (VHS, DVD, etc.). Les fichiers sont au
format MP4 (MPeg-4 Part 14, diffusable en continu)
... les enregistrer...

C'est ce même format que l'OSD utilisera pour l'enregistrement de contenus télévisés. Car, c'est bien là que ce petit appareil fait la différence avec le Video Transfer. Une fois connecté un disque dur, il peut jouer le rôle d'un véritable
enregistreur de salon. Vous pouvez planifier un enregistrement ponctuel ou régulier, ou encore le mettre en route à la main depuis la télécommande. Un outil basique d'édition est même intégré à l'OSD pour couper les parties inutiles de
l'enregistrement : début, fin et même les publicités. L'éditeur vidéo est encore en bêta mais rend bien des services.
Dernier point sur la vidéo, un petit regret, l'OSD ne supporte la HD ni en enregistrement, ni en lecture. Au sein de Neuros, on travaille à une version qui gèrera ces nouveaux formats, mais pour l'instant, il faudra se contenter d'une
résolution maximale de 672 x 448 pixels et d'un encodage du son en AAC ou MP3 à 128 Kbit/s.
... les lire...

Mais au-delà de l'enregistrement, l'OSD est également une très bonne platine de lecture. Connectez-y une clé USB ou une carte multimédia et vous pourrez lire les fichiers qui s'y trouvent. Sous la forme d'un diaporama, s'il s'agit de
photographies ou en pressant la touche lecture s'il s'agit d'un fichier vidéo en DiVX ou autres.
Les menus de l'OSD sont très clairs, complets sans être fourre-tout. Conséquence, la navigation dans les différents espaces de stockage est agréable et rapide. Cette fonction de lecture n'est d'ailleurs pas limitée aux fichiers locaux.
La prise Ethernet de l'appareil (ou un dongle Wi-Fi USB) lui permet de se connecter à Internet et de lire des vidéos en
streaming.
Evidemment, ce produit ne pourrait pas prétendre à la « coolitude » s'il ne proposait
pas d'accéder à YouTube, c'est le cas, gloire à Neuros !
... et un peu plus encore

Si la panoplie fonctionnelle de l'OSD est déjà impressionnante, ce sont surtout son évolutivité et la vitesse à laquelle il s'améliore qui épatent. L'OSD est motorisé par une distribution Linux customisée, ce qui lui offre un énorme
potentiel. Tout d'abord grâce à la souplesse apportée par l'open source. Que ce soit au niveau du rythme des mises à jour du
firmware
(il est recommandé de le mettre à jour lors de la première exécution). Une fonction dans la
dernière version en date permet de le faire automatiquement par la suite. Ou que ce soit au niveau de l'utilisation, simple pour ceux qui ne veulent pas sortir des clous, puissant pour ceux qui veulent jouer avec Linux - il y a même un
petit
shell.
Ensuite grâce à la communauté de fans qui, non contents, de demander de nouvelles fonctions à Neuros les développent et les mettent à disposition. Sont ainsi disponibles un navigateur Web ou un serveur VNC, pour contrôler votre OSD à
distance. Plutôt bienvenu si vous souhaitez lancer un enregistrement imprévu depuis votre ordinateur au bureau.
Mais Neuros ne reste pas inactif. Une des fonctions pré-annoncées est l'intégration d'un serveur Samba. On peut dès lors imaginer un nouvel rôle pour l'OSD : centre multimédia de votre domicile. En effet, à condition que l'OSD
soit connecté au réseau local, chaque espace de stockage qui y serait branché pourrait potentiellement être accessible depuis n'importe quels ordinateurs du LAN.
Nous n'allons pas essayer d'être exhaustif, mieux vaut l'essayer par soi-même. D'autant qu'il serait illusoire de prédire et de lister toutes les nouveautés à attendre de l'OSD. Une chose est sûre, le potentiel de la bête est colossal.
Le verdict
L'OSD est une merveille, un concentré de bonnes idées bien mises en oeuvre. Simple si vous le souhaitez, bourré de trouvailles de bidouilleurs si vous vous en sentez l'âme, et surtout, à terme, riche d'un potentiel incroyable.
Vendu seulement 159 euros, c'est 30 euros de plus que le Video Transfer de Pinnacle, pour une richesse fonctionnelle sans équivalent. Un bon investissement à coup sûr. Vivement la version HD compatible !
Voir la fiche technique.
Neuros OSD, Neuros
Prix conseillé :
159 euros
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