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PHOTOS
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| Michel Rollier dirige Michelin depuis 2005. |
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| Patricia Russo, PDG d'Alcatel Lucent. |
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Bonus extralarges
Les hausses de salaire totalement disproportionnées n'ont pas disparu des pratiques des entreprises du CAC 40. En 2007, Pierre Gardonneix a vu son bonus variable exploser de 90 % alors que les bénéfices d'EDF stagnaient. Chez
Michelin, la fermeture programmée de l'usine de Toul en Meurthe-et-Moselle (plus de 800 emplois supprimés), n'a pas dissuadé le nouveau patron, Michel Rollier, de fêter la hausse de 35 % des résultats du groupe avec une hausse de son
salaire de 69 %. Il se hisse ainsi au premier rang du palmarès 2007 des salaires du CAC 40, avec 4 225 101 euros !
Prime aux « mauvais résultats » ?
Pour célébrer la bonne résistance du Crédit Agricole face à la crise des
subprimes
(seulement 17 % de baisse), son patron, Georges Pauget, a vu sa prime variable tripler et son salaire fixe augmenter de
7 %. Même revalorisation à contre-courant au sein du groupe financier Dexia : malgré une baisse de 8 % des bénéfices, le salaire fixe d'Axel Miller a progressé l'an dernier de 14 % et la part variable de 5 %. Même chose chez
Vivendi (bénéfices en baisse de 35 %) avec des hausses de salaires respectives de 7 % et 11 % pour le PDG, Jean-Bernard Lévy.
Mais la palme revient sans doute à la patronne d'Alcatel Lucent : en 2007, malgré un plan social et des pertes de 3,52 milliards d'euros, Patricia Russo a bénéficié d'une augmentation de son salaire fixe de 48 % et d'une
progression de sa prime variable de 85 %, pour un total de plus de 2,1 millions d'euros !
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