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| Martin Bouygues. |
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| Lakshmi Mittal. |
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En 2007, le patron de LVMH, Bernard Arnault, a vu sa rémunération fixe progresser de 2 % et la part variable de 5 %. C'est moins que la hausse des résultats nets du groupe (+8 %), mais cela la reste la deuxième plus
grosse enveloppe des patrons d'entreprises du CAC 40. Même « modération » pour la rémunération de Gérard Le Fur, PDG de Sanofi-Aventis (+36 % pour la part fixe et +23 % pour la part variable avec un résultat
net de l'entreprise en hausse de 26 %). Le patron de Danone va encore plus loin dans la modération : pas d'augmentation de salaire et un bonus variable en baisse de 5 % pour Franck Riboud, malgré un résultat net en hausse de
209 %, grâce à la plus-value de 3,10 milliards d'euros réalisée sur la vente des biscuits et produits céréaliers en novembre 2007.
« Cash-cash » avec les stock-options
Certains « sacrifices » sont en revanche moins convaincants. Martin Bouygues a, par exemple, renoncé à toute augmentation.... mais a reçu 1,7 million d'euros de
stock-options.
L'augmentation « mesurée » du nouveau patron de L'Oréal, Jean-Paul Agon, (+50 % de fixe et +5 % de variable pour des bénéfices en hausse de 29 %) n'a pas empêché les salariés du groupe cosmétique
de faire grève pour obtenir eux aussi leur part des 2,5 milliards de bénéfices annuels ! Et la feuille de paie « allégée » (-0,2 % en fixe et +30 % en variable) du dirigeant d'Arcelor-Mittal, Lakshmi
Mittal, n'a pas fait passer la pilule de la fermeture partielle de l'usine de Gandrange (Moselle) à l'heure où les profits du géant de la sidérurgie triplaient (+198 %).
Il faut dire que ces émoluments étaient eux aussi assortis de confortables primes en
stock-options :
2,3 millions d'euros pour Lakshmi Mittal et 9 millions d'euros pour Jean-Paul Agon, selon
Les Echos.
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