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Les conducteurs français seraient-ils des têtes brûlées ? C'est la question qui vient à l'esprit à la lecture du dernier Baromètre des comportements sur la route (1). Après plusieurs campagnes chocs de la Prévention routière et un
déploiement sans précédent de radars au bord des routes, l'enquête dresse en effet un constat pour le moins paradoxal : oui, les Français ont pleinement pris conscience des dangers de la route. Mais pas question de respecter pour autant le code
de la route... qu'ils connaissent d'ailleurs très approximativement !
Fraudeurs en série
Parmi les infractions les plus banalisées : doubler ou tourner sans mettre son clignotant. Ou encore rouler à plus de 65 km/h en agglomération : plus des deux tiers des automobilistes reconnaissent que cette vitesse
excessive est dangereuse... mais ça n'empêche pas un conducteur sur deux de la pratiquer régulièrement en centre-ville !
Pire encore : certains comportements se dégraderaient selon TNS Sofres. En 2007, trois conducteurs sur quatre déclarent ainsi être passés au feu orange, contre 71 % en 2004. Pour le téléphone au volant ce n'est pas
mieux : 86 % sont conscients des risques mais un automobiliste sur trois passe des coups de fil en conduisant. C'est presque deux fois plus qu'en 2004 (18 %) !
Celui conduit c'est celui qui boit ?
Le plus étonnant concerne sans doute l'alcool : en 2007, 25 % des conducteurs ont pris le volant après avoir bu plus de deux verres. En 2004, ils n'étaient que 22 %. Et pourtant 95 % des Français reconnaissent
l'importance de la prévention et en premier lieu de la sensibilisation aux effets de l'alcool. Allez comprendre !
Moins surprenant : sur la route, la « tolérance zéro » n'a pas la cote. En 2006, 35 % des automobilistes souhaitaient davantage de rigueur et de sévérité dans les sanctions des infractions.
Aujourd'hui, ils ne sont plus que 28 % ! Mais après ces confessions peu reluisantes, le laxisme n'est pas près de revenir au goût du jour !

(1) Quatrième édition du « Baromètre des comportements sur la route » réalisé du 15 au 21 janvier 2008 par TNS Sofres pour AXA Prévention auprès d'une échantillon de 800 automobilistes
national représentatifs.
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