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Des maisons pour vivre sur ou sous l’eau Caroline Lebrun

ARCHITECTURE

Des maisons pour vivre sur ou sous l'eau

Caroline Lebrun , 01men., le 15/04/2008 à 12h21
Du baraquement sur pilotis aux villes flottant sur des îles artificielles, l’ouvrage « Maisons sur l’eau » de Véronique Willemin, paru récemment aux Editions Alternatives, explore l’habitat aquatique sous toutes ses formes. Aperçu en images.

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(14 images)
Un radeau suédois à construire soi-même
Le Muskoka Boathouse au Canada
Une maison flottante de Louisiane
Le village flottant de Sausalito, en Californie
Pavillon de repos de l’empereur Tu Duc à Hué, au Vietnam
La maison-laboratoire sous-marine Galatée
Le Poseidon Resort, dans l’archipel des Fidji

L’Aquaspace : un œil des mers pour dériver avec les baleines
Thalassa : un projet de ville flottante pour Monaco
Burj Al Arab : un hôtel voilier haut de 321 m à Dubaï
L’île artificielle de Palm Jumeirah, à Dubaï
L’île AZ destinée à voguer au large des eaux territoriales
SeaOrbiter : un vaisseau océanique hébergeant des aquanautes
La « City in the Ocean » d’Abu Dhabi, dans les Emirats Arabes unis
Un radeau suédois à construire soi-même
© Alternatives images/Vildmark I Värmland
Dans la région striée de lacs et de rivières de Värmland, au centre-ouest de la Suède, plusieurs organisateurs de voyages proposent aux touristes de jouer les Tom Sawyer en construisant leur propre radeau avec des rondins et des cordes. Grâce aux conseils d’un instructeur, cinq à six heures suffisent pour monter une embarcation de 18 mètres, avant de vivre l’aventure au plus près de la nature.
Le Muskoka Boathouse au Canada
© Alternatives images/Shim-Sutcliffe Architects INS, Canada
Construite au bord du lac Muskoka, à deux heures au nord de Toronto, cette maison sur pilotis dispose de trois quais d’embarcation (deux intérieurs et un extérieur) et de tout le confort moderne. Agrémentées de jardins de mousses et de plantes locales, les terrasses et les vérandas bénéficient d’une vue panoramique imprenable sur le lac.
Une maison flottante de Louisiane
© Alternatives images/Gilles-Antoine Langlois
Comme l’explique l’historien et urbaniste Gilles-Antoine Langlois, l’origine des maisons flottantes occupant le bassin marécageux de la rivière Atchafalaya remonte probablement à l’arrivée des Acadiens (Cajuns) en Louisiane, dans les années 1760. Aujourd’hui, la plupart des baraquements ne sont plus habités à l’année, mais les Américains continuent à les utiliser pour venir chasser ou pêcher.
Le village flottant de Sausalito, en Californie
© Alternatives images/Guy Rottier
Investi par les hippies dans les années 1960-1970, ce village insolite de la baie de San Francisco rassemble la plus forte concentration de bateaux maisons des Etats-Unis. Occupés à l’origine par des artistes et par des marginaux pratiquant l’autoconstruction, pour inventer un habitat à leur image, les lieux attirent désormais une bourgeoisie aisée prête à débourser des millions de dollars pour s’offrir les services d’un architecte.
Pavillon de repos de l’empereur Tu Duc à Hué, au Vietnam
© Alternatives images/Véronique Willemin
Situé au bord du lac Luu Khiêm, à 7 km au sud de Hué, ce pavillon de repos sur pilotis fait partie du mausolée de Tu Duc, construit au milieu du XIXe siècle, du vivant de l’empereur. On raconte que le souverain aimait s’y retirer pour composer des vers tout en buvant du thé parfumé au lotus. Depuis 1993, l’ensemble des monuments d’Hué est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
La maison-laboratoire sous-marine Galatée
© Alternatives images/Agence Jacques Rougerie
Construit à des fins scientifiques et techniques, ce projet d’habitat semi-mobile - immergé pour la première fois en 1977 - s’inscrit dans la lignée des expériences de plongée en saturation dirigées par le commandant Cousteau. Dans une interview accordée à Véronique Willemin l’architecte Jacques Rougerie explique qu’il a « essayé de faire une maison basée sur la bionique, qui ne s’apparente à rien de préexistant et qui s’adapte au milieu sous-marin, avec une possibilité d’autonomie de vie en immersion de trois mois pour quatre cinq personnes ».
Le Poseidon Resort, dans l’archipel des Fidji
© Alternatives images/Poseidon Resort
Immergé à 12 mètres de profondeur, dans un mystérieux lagon de l’océan Pacifique dont la position est tenue secrète, cet établissement de cinq étoiles sera le premier complexe hôtelier sous-marin et devrait accueillir ses premiers clients pour Noël 2008. En dépit du prix exorbitant (15 000 dollars la semaine par personne), des milliers de réservations auraient déjà été passées sur Internet.
L’Aquaspace : un œil des mers pour dériver avec les baleines
© Alternatives images/Agence Jacques Rougerie
Conçu en 1978 par l’architecte Jacques Rougerie et finalisé en 1982, l’Aquaspace est un catamaran de 20 mètres de long et de 8,5 mètres de large doté d’une coque centrale en polycarbonate transparente permettant de suivre et d’étudier les baleines jour et nuit. Désormais la propriété d’un Américain, l’engin navigue sur la mer des Caraïbes.
Thalassa : un projet de ville flottante pour Monaco
© Alternatives images/Collection Paul Maymont
Architecte fantaisiste et urbaniste futuriste, Paul Maymont a dessiné des plans d’aménagement pour agrandir Paris sous la Seine et imaginé toutes sortes de villes suspendues par des câbles d’acier ou flottantes. Ainsi, en 1963, il préconise de créer une zone d’extension marine circulaire au large du rocher de Monaco, face au Palm Beach. Le projet, évalué alors à 40 milliards de francs, n’a finalement pas vu le jour.
Burj Al Arab : un hôtel voilier haut de 321 m à Dubaï
© Jose Fuste Raga/Corbis
En forme de voile gonflée par le vent, le Burj Al Arab est situé à 280 mètres au large des côtes de Dubaï. Inauguré en 1999, après cinq ans de travaux titanesques, c'est le plus haut édifice du monde exclusivement réservé à l’hôtellerie.
Fierté de l’émirat, l’établissement s’est autoproclamé hôtel sept étoiles. Il est doté d’une partie sub-aquatique avec un restaurant panoramique sous-marin et dispose uniquement de chambres en duplex mesurant entre 196 et 780 mètres carrés !
L’île artificielle de Palm Jumeirah, à Dubaï
© Jose Fuste Raga/Corbis
Dès la fin des années 1990, l’émir Sheik Mohammed décide de faire de Dubaï la première destination de tourisme de luxe et d’augmenter sa façade littorale en construisant les plus importantes îles artificielles du monde.
Ci-dessus une vision aérienne de la première des trois Palm Islands, dont la réalisation a nécessité plus de cinq ans de travaux ininterrompus, 92 millions de mètres cubes de sables et 7 millions de tonnes de rochers. L’organisation écologique WWF s’inquiète de l’impact que ces vastes opérations de dragage peuvent avoir sur l’environnement marin.
L’île AZ destinée à voguer au large des eaux territoriales
© Alternatives images/Zoppini Architecture
Travaillant depuis plus de vingt ans sur des projets pour « vivre demain sur l’eau », Jean-Philippe Zoppini est sur le point de finaliser son rêve d’architecte avec la réalisation de l’île AZ (A pour Alstom, Z pour Zoppini) qui doit être inaugurée lors de l’exposition universelle de Shanghai, en 2010.
Reste cependant à trouver les 2 milliards qui permettront à cette île d’acier (d’une circonférence de 1 000 mètres et située 78 mètres au-dessus du niveau de la mer) de voguer librement à l’abri de toutes les pollutions comme le souhaite son concepteur.
SeaOrbiter : un vaisseau océanique hébergeant des aquanautes
© Alternatives images/Agence Jacques Rougerie
Initié à la fin de l’année 2005, ce projet de l’architecte Jacques Rougerie a été développé en collaboration avec Bill Todd, responsable du programme Neemo (Nasa Extreme Environment Mission Operation) à la Nasa qui prépare sous l’eau les futurs voyages des astronautes de l’espace.
Objectif : trouver une nouvelle maison sous-marine pouvant accueillir 8 à 10 personnes pendant six mois sans avoir à remonter à la surface et tester, ainsi, l’adaptation du corps humain en milieu très extrême.
La « City in the Ocean » d’Abu Dhabi, dans les Emirats Arabes unis
© Alternatives images/Agence Jacques Rougerie
Imaginé également par Jacques Rougerie pour l’émirat d’Abu Dhabi, le projet vise à créer un « parc de la mer » qui prendrait place au cœur du plus grand lagon semi-artificiel jamais construit pour l’homme et surmonté de trois tours de 320 mètres de haut représentant les trois doigts du dieu Neptune. Hôtel avec chambres et restaurants sous-marins, spa, boutiques, aquarium, bureaux… Tout est prévu.
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Paru en février aux Editions Alternatives « Maisons sur l’eau » est un titre de la collection Anarchitecture. Diplômée en architecture et en prospective, son auteur Véronique Willemin revisite une interrogation de Jules Vernes qui, en 1885, écrivait dans « L’île à hélice » : « Qui sait si la terre ne sera pas trop petite un jour pour ses habitants dont le nombre doit atteindre six milliards en 2072(…) Et ne faudra-t-il pas bâtir sur la mer alors que les continents seront encombrés ? ».
A découvrir également du même auteur : « Des maisons qui habitent la nature »


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