Développé par Polyphony Digital, édité par Sony, pour PlayStation 3, environ 40 euros
La série
Gran Turismo,
c'est un peu la diva du monde du jeu vidéo. Un énorme succès, plus de 50 millions d'exemplaires vendus à travers le monde, et le pouvoir de booster les ventes de PlayStation. Alors
forcement la star a ses caprices : une sortie européenne plusieurs fois repoussée et des promesses pas toujours tenues. Des caprices dont fait les frais une PS3 aux ventes mitigées et qui attend la sortie de
Gran
Turismo 5
comme le messie.
Sauf que la diva a décidé de prendre son temps et n'arrivera pas en Europe avant, au mieux le début 2009, une éternité pour des millions d'apprentis pilotes impatients d'en découdre sur le bitume. Sony nous rejoue donc le coup de
Gran Turismo 4,
avec une version Prologue, sorte de mise en bouche, pour ne pas dire de démonstration, payante.
Du changement dans la continuité
Mais ne crachons pas trop vite dans la soupe,
Gran Turismo 5 Prologue
c'est tout de même soixante-dix bolides, six circuits, et une cinquantaine de courses. Bien peu par rapport à ce que la version
définitive du jeu comportera, mais de quoi goûter au premier « Gran Turismo Next Gen » et vérifier les promesses faites par Sony.
La première prise en main est rassurante. La jouabilité de la série, délicat mélange d'un peu d'arcade et de beaucoup de simulation, est toujours au rendez-vous, et il est difficile de ne pas accrocher. Les sensations de pilotage sont
parfaitement rendues, plongeant le joueur au coeur de la course en quelques instants. On peut à loisir activer ou non les aides au pilotage pour dompter plus facilement sa machine.
Parmi les très rares nouveautés, tout juste note-t-on l'apparition d'un système antitriche, sanctionnant les joueurs ayant tendance à trop couper les chicanes ou à freiner en s'aidant des pare-chocs des adversaires. Les petits malins
seront désormais sanctionnés de quelques secondes de pénalité avec leur moteur bridé à 50 km/h. En revanche aucun changement du côté de la gestion de l'usure de la mécanique ou des dégâts de collisions, des fonctions pourtant devenues monnaie
courante chez la concurrence ! L'intelligence artificielle semble avoir subi un léger lifting mais trop souvent on observe les voitures adverses se suivre sagement les unes derrière les autres, sans se doubler, sans faire de faute de
pilotage.
Enfin le « on line »
Gran Turismo 5 Prologue
introduit pour la première fois une vue cockpit. Et cette première tentative est une réussite, avec des vues intérieures très détaillées et surtout parfaitement jouables. Cet épisode est
aussi l'occasion d'affronter pour la première fois d'autres joueurs en ligne. Jusqu'à 16 pilotes peuvent s'opposer dans des courses agréables où l'on profite d'un mode Ghost, évitant que certains joueurs ne gâchent la course. Concrètement, si
certaines voitures sortent de la trajectoire « normale » ou arrivent à toute vitesse dans un virage où se bousculent déjà d'autres pilotes, elles deviennent translucides et ne peuvent plus percuter les adversaires.
Du contenu additionnel téléchargeable, et peut-être payant, sera disponible grâce au mode
on line,
sur lequel on pourra aussi regarder des émissions automobiles comme
Top Gear
(BBC) ou
Best Motoring
(Japon). Rien de spécifique n'est prévu pour le moment pour la France.
Pas de customisation !
Le mode Solo est lui plus limité puisqu'on viendra à bout de la cinquantaine de courses disponibles au bout d'une dizaine d'heure seulement. On goûte à six circuits (High Speed Ring, Superspeedway de Daytona, Fuji Speedway, Suzuka,
Londres et Eiger Nordwand) et on débloque les voitures au fur et à mesure de ses victoires. Parmi la trentaine de marques disponibles, Ferrari fait une entrée en force, avec cinq modèles disponibles dont la formule 1 Ferrari F2007 qui
coûte la bagatelle de 2 000 000 de crédits. Parmi les regrets, on note l'impossibilité de modifier sa voiture en achetant de nouvelles pièces ou de passer des permis de conduire pour accéder à de nouvelles courses.
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Enfin, ce
Gran Turismo
était attendu au tournant pour ses performances graphiques et là, point de déception. On frôle le photo-réalisme avec des voitures incroyablement modélisées et des environnements sublimes,
même si ici et là on note quelques moins bien.
Gran Turismo 5 Prologue
est sans aucun doute le jeu de course le plus beau du moment, mais devant son contenu un peu court on ne saurait le conseiller qu'aux fans de la
série... ou aux curieux.
Suite du dossier
>>> Le Trailer de Gran Turismo 5 Prologue
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