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Splendeurs et misères des Français en NBA

Alors que la saison régulière touche à sa fin, les 9 Tricolores de la ligue américaine connaissent des fortunes diverses. Superstars, remplaçants ou blessés : pas facile de se faire une place au soleil.

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Joakim Noah : Fraîchement débarqué aux Chicago Bulls, Joakim Noah trouve peu à peu sa place dans le 5 majeur. Papa doit être fier de son fiston !
Côté français, la NBA se résume un peu à Tony Parker et les autres. Le joueur des Spurs est devenu en très peu de temps une star incontestée outre-Atlantique. Trois fois champion avec San Antonio,2 fois sélectionné pour le All Star Game, élu meilleur joueur de la finale 2007 : son palmarès est déjà impressionnant à seulement 25 ans. ' TP ' fait aujourd'hui partie des meilleurs meneurs au monde, au même titre que Steve Nash, Allen Iverson ou Jason Kidd. Et, s'il n'a pas participé au All Star Game en février dernier, la rotation pratiquée par Greg Popovich à San Antonio y est certainement pour beaucoup. Aucun joueur des Spurs ne dépasse les 35 minutes de jeu par match. Difficile, dans ces conditions, d'espérer obtenir des statistiques à la Kobe Bryant. Parker est toutefois d'une régularité exemplaire depuis 3 ans, avec un peu plus de 18 points et 5,5 passes décisives par match. D'ailleurs, un titre NBA vaut bien tous les All Star Game du monde.

Boris Diaw, travailleur exemplaire

Derrière la locomotive Parker, Boris Diaw est aujourd'hui le seul Français à vraiment surnager dans la ligue américaine. Après 2 premières années de galère aux Atlanta Hawks, l'ancien Palois a rejoint Phoenix en 2005 et trouvé sa place dans une équipe au jeu séduisant et ultra-offensif. Au point d'être élu MIP (Most Improved Player, ' joueur ayant le plus progressé ') de la saison régulière 2005-2006. Si ' Bobo ' n'est plus aujourd'hui dans le 5 majeur des Suns, éclipsé par Amare Stoudemire et par la récente arrivée de Shaquille O'Neal, il occupe toujours un rôle primordial dans la rotation de la franchise de l'Arizona. Sa grande polyvalence (5 triples-doubles en carrière) et sa constante disponibilité à l'égard du collectif en font une pièce maîtresse de Phoenix ainsi que de l'équipe de France, dont il est aujourd'hui le capitaine.

Quand le rêve américain tourne court

Hormis Diaw et Parker, il faut bien avouer que les Français connaissent des difficultés, certes compréhensibles, mais pas forcément rassurantes pour leur avenir en NBA. Parmi les plus mal lotis, on retrouve Ian Mahinmi, arrivé en début de saison dans le richissime effectif de San Antonio. Tellement riche que l'ancien Havrais, drafté en 28e position comme un certain Tony Parker, n'a joué que 6 petits bouts de match, pour un total de 23 minutes. Conséquence : ce pivot de 2,11 m fait aujourd'hui ses gammes au sein des Austin Toros, équipe de NBDL (Ligue de développement associée à la NBA), avec des stats plutôt correctes : 19 points et 8 rebonds par match. De quoi espérer du temps de jeu aux côtés de Tim Duncan et de Tony Parker dans les semaines à venir ? A voir.
Autre joueur en grande difficulté : Yakhouba Diawara. Non drafté en 2005, il a rejoint Denver en 2006 après un stage d'été convaincant. Malheureusement pour lui, l'effectif des Nuggets est lui aussi pléthorique, et son temps de jeu extrêmement réduit. Au cours de la cinquantaine de matchs qu'il a disputés cette saison, l'ancien Dijonnais a passé en moyenne 10 minutes sur le parquet, pour 2,9 points et 1,2 rebond par match. Une situation proche de celle de Mickaël Gelabale, peu utilisé par Seattle (11,9 min et 4,3 points par match). A un détail près : l'ancien Madrilène s'est rompu les ligaments du genou droit et sera absent jusqu'à la fin de la saison, date d'expiration de son contrat avec les Sonics. L'avenir de l'ailier français en NBA s'inscrit donc en énormes pointillés...

Des talents à confirmer

A mi-chemin des deux superstars et des cireurs de banc, on trouve quatre Français au temps de jeu similaire pour des statistiques très proches. Le premier, Joakim Noah, a signé avec Chicago en début de saison pour tenter de se faire un prénom. Après des débuts difficiles, le fils de Yannick a intégré le 5 majeur depuis quelques semaines. En 20 minutes de jeu en moyenne, le double champion universitaire compile 6 points et 5,5 rebonds par match. Même si les Bulls ne joueront pas les playoffs cette année, le pivot franco-américain semble avoir déjà trouvé ses marques. Pas mal pour un rookie.
Johan Petro est lui aussi titulaire à Seattle (5,9 points et 5,1 rebonds par match pour 17 minutes de jeu en moyenne). Malheureusement, l'ancien Palois fait partie de la deuxième plus mauvaise équipe de la NBA. Pour preuve, la cinglante défaite subie contre Denver le 16 mars dernier : 168?"116 ! Ronny Turiaf, au contraire, évolue dans une franchise très à même de jouer le titre cette saison, les Los Angeles Lakers. Mais l'arrivée de Pau Gasol il y a quelques semaines a freiné la progression du pivot français, qui compile tout de même 6,7 points, 4 rebonds et 1,4 contre pour 19 minutes par match. Enfin, Mickael Pietrus, malgré des performances prometteuses depuis son arrivée à Golden State en 2003, ne parvient pas à trouver la régularité qui en ferait un titulaire indiscutable. Pour ne rien arranger, l'ailier français est blessé à l'aine, alors que les Warriors vont disputer la dernière place qualificative pour les playoffs à l'Ouest dans les jours à venir. Pas de chance !
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